‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 79 sur 162 · I. Rajnaldl · texte numérisé non relu

I. Rajnaldl

les hou tiques se fermaient, les corps de métiers allaient le recevoir aux portes de la ville et lui faisaient cortège jusqu'au palais du légat, où des appartements somptueux étaient préparas. Lr. premier qui mit le pied sur les terres de l'Église, ce fut le cardinal des Lirsins. Arrivé à Itologne le 3 juin, il en partit le à pour Vilerbe, où le Pape devait se rendre. Le même jour le cardinal de l'amuelune et celui de Carcassomie arrivèrent. Ils se remirent en roule le 7, traversèrent la Homagne et les Marches. Le 16 juin, le cardinal de Limoges lit son entrée à Itologne, Il en partit le 18. Le l'J, ce fut le tour du cardinal de Beaufort, qui repartit deux jours après. Enlii», le cardinal de Saragosse fut le dernier venu. Il n'entra dans Bologne que le 10 juillet. Le Pape était depuis un mois à Vilerbe '.

Urbain V partit d'Avignon le 30 avril. C'élait un vondrêôT. Les habitants de la ville versaient des larmes. Le spectacle de cette douleur fit une vive impression sur ce bon Pape. Mais il domina son émotion, et le sentiment du devoir l'emporta sur l'amour de la patrie que venait de réveiller en lui la vue de la douleur populaire. Lu quittant la France pour toujours, comme il le crevait, il voulut visiter une dernière fois les lieux qu'il chérissait, où il allait souvent se distraire des soucis du gouvernement. 11 se dirigea vers le pont de Soi gnes et passa deux nuits dans le château papal qu'avait construit Benoit XII, et qu'il avait lui-même embelli *.

Le troisième jour, sans doute après avoir célébré l'auguste sacrifice, il se remit en route et gagna d'un trait Marseille, où le peuple le reçut ave le même respect et la même affection que la première fois. 11 se rendît à l'abbaye de Saint-Victor, et y demeura jusqu'au l'J mai. jour de son départ. On eut dit qu'il ne pouvait se séparer de celte France qu'il aimait lant.

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