‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 95 sur 162 · AmmirUO · texte numérisé non relu

AmmirUO

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qu'à peine arrivé en Italie, Urbain songea au retour, parce qu'il vil que rien n'allait à son gré «n Toscane et en Lombardie. Ceux qui accusent Urbain V d'avoir quitte" l'Italie par inconstance ne commissent pas l'histoire de ce Pape et les ditlirula's de tonte espèce qu'il rencontra en Italie.

L'Empereur lui avait promis de venir le joindre. Urbain V, qui coonaïssait son caractère faible, l'avait prié de le précéder avec une armée, de peur qu'il ne fil des difficultés quand la cour romaine serait en Italie. Urbain V l'avait bien jugé. 11 ne fut pas étonné qoand ce prince lui adressa des excuses et différa d'un an son voyage, Urbain V n'osait entrer à Borne tout seul ; il était dans une grande anxiété quand le marquis de Ferrare, Nicolas d'Esté, vint a Viterbe le complimenter sur son retour'. Urbain V, connaissant son courage et sa loyauté, te pria de l'escorter jusqu'à Rome. Nicolas d'Esté demanda un peu de temps, alla a Ferrare et revint à Viterbe, le 10 octobre, avec ses cavaliers.

Iléjà étaient réunis dans celte ville Amédée. comte deSavoie, Rodolphe de Camérino et les Malaiesla, avec uno suite nombreuse. Tous ces princes él;iient dévoués à l'Église, le Pape pouvait seconder à eux; il quitta Viterbe !e 16 octobre et fit le même jour son entrée à Rome dans un appareil imposant'. L'historien de Milan, Corio, le blâme d'être entré 1 Rome en conquérant plutôt qu'en Pontife ; mais les circonstances difficiles où se trouvait Urbain V le justifient assez.

Le marquis de Ferrare marchait devant le Pape avec mille cavaliers bien armés; puis, venait a la tête d'une colonne de mille fantassins, Mala testa le Hongrois, à qui Urbain V avait donné le commandement en chef de ses troupes; on voyait ensuite onze cardinaux, allant deux à deux, enlourés de leurs chapelains et de leurs serviteurs ;

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