lier /fojùut
356 HiSTOinB d'urbain v.
en France, et prononça ces paroles mémorables ; « Voilà e commencement des maux que l'Église subira et des rudes épreuves qu'elle doit traverser. » Il était à peine arrivé en Italie, et déjà il songeait au départ. Ce fut l'opinion générale de l'Italie qu'Urbain V retournerait à Avignun, quand on apprit la sédition de Viterbe. Pétrarque, dans la lettre qu'il écrivit à Lïbain V quelques mois après, en parle, et l'engage par toutes sortes de raisons à mneer à son projet. Urbain V ne su laiss a pis persuader i discours d'un poète qui, n'étant pas sur les lieux, /ait tout avec les yeux de l'imagination. Mais avant de prendre une détermination définitive, il voulut examiner " :s choses par lui-même et voir s'il pouvait compter sur is Romains. Quand il vint à Ruine au mois d'octobre, son premier soin fut de sonder les sentiments du peuple. Il le crut disposé comme autrefois à la révolte, et aussitôt il écrivit à Philippe de Cabassole pour lui ordonner d'achever au plus tôt les remparts d'Avignon que ses prédécesseurs avaient commencés. Il avait ces travaux tellement à cœur qu'il commanda au patriarche de Jérusalem de faire abattre sans crainte les maisons des cardinaux qui pouvaient gêner les fortifications 1 ; ce que Philippe de Cabassole se hâta de faire. 11 continua les murs d'Avignon depuis le pont de la petite Sorgue jusqu'à la porte du Rhône et depuis la porte Saint-Lazare jusqu'au rocher des Uoms'. Ainsi, la ville d'Avignon fut enfermée dans un rempart qui présentait à l'ennemi une puissante défense. Évidemment Urbain V n'eût pas songé à fortifier Avignon, il eût employé à Rome les sommes qu'il dépensa à terminer ses remparts, si déjà il n'eût songé à retourner en France. L'historien de Florence es! de ce sentiment3. 11 dit
t, Uiovius, 1308.
•J. Morodi.