CHAPITRE XIX
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Les sentiments que Pétrarque exprimait dans sa lettre étaient ceux de l'Italie entière : partout on se défiait des cardinaux; on les accusait de donner au Pape des conseils pernicieux ; on les croyait capables île susciter des troubles et de fomenter la discorde pour rendre Rome et l'Italie odieuses au Pape '. Le Pape et les cardinaux n'étaient pas regardés comme les chefs légitimes do l'État romain, mais plutôt comme des étrangers. Il n'y eut plus d'émeute a. Viterbe ; il n'y en eut pas à Home, p.inv qu'Urbain V était entouré de soldats courageux ot fidèles; mais au fond, itome et les autres cités de l'Ktat < uclésiiistique ne lui étaient pas favorables.
Rome n'avait pas changé : elle se montrait ce qu'elle fut toujours avant Urbain V, hostile à ses pontifes, rebelle à