‹ Histoire de Balaruc-les-BainsChapitre 10 sur 39 · V, VC · texte numérisé non relu

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Jacques Montels, habitants deBalaruc, àun pred appelé Leraud, situé dans le terroir et juridiction du présent lieu de Balaruc, où étant dans le dit pred nous aurions trouvé le nommé Bosc, beau-frère du sieur Vivarez, tous les deux habitants de Cette, avec cinq ou six domestiques du dit Vivarez qui chargeaient une charrette de foin pour le transporter au dit Cette, et que, comme le dit Vivarez, est tombé diverses fois dans le môme cas, il demande à l’assemblée de délibérer.

» La susdite proposition lue et entendue, a été d’une même voix délibéré : Que le dit Vivarez et leurs domestiques ont transgressé les lois divines et humaines qui défendent toutes les fonctions serviles ou temporelles le jour de dimanche, et que comme les susdits nommés ont trouvé les sus dits Bosc et les dits domestiques à charger la charrette du foin dont les bœufs étaient attelés à la dite charrette pour la transporter au dit Cette, dont il aurait arrêté et conduit les bœufs pour vérifier le crime, à cet effet nous l’avons condamné et condamnons le dit Vivarez à vingt-cinq livres d’amende appliquées au bureau des pauvres dudit lieu, qu’il payera aujourd’hui sans délai, et consentons que le dit Jacques Salis, premier consul, remettra les dits bœufs au dit Vivarez lorsqu’il lui aura fait payer la dite amende; ainsi a été délibéré ; sur quoi nous, dit consul, avons interposé notre décret et autorité judiciaire, et avons signé avec les dits sieurs curé, habitants et notre greffier. Salis, premier consul, Valade, archiprêtre de Frontignan et curé de Balaruc, Perler, Bouat, Coste, Maurin, Rous, Courty, Bigot et Passas, greffier ».

Une délibération du 6 juillet courant mentionne que le dit Vivarez s’est refusé de payer l’amende, et que de plus il a fait assigner les consuls devant le juge de la temporalité en récréanee une paire de bœufs et en jugement, pour voir casser l’arrestation et en condamnation de ses dommages et intérêts, et quoique le juge de la temporalité ne veut point connaître des contestations, n’y ayant que deux degrés de juridiction, néanmoins le Vivarez a obtenu une ordonnance qui lui accorde la main-levée et renvoyé le jugement pour le principal, et comme il est question de soutenir un procès au Parlement de Toulouse, il requiert l’assemblée de délibérer.

L’autorisation ayant été accordée, l’affaire fut portée au parlement.

Le 10 août 1702. ... « Comme il est défendu à toute personne par » loi divine et humaine de travailler ni de faix*e travailler les jours » de dimanche et fêtes, néanmoins ce jourd’hui, fête de saint Lau- » rent, sur l’heure de sept du matin, auparavant la messe, aurait » été trouvé devant la chapelle des Pénitents blancs du dit lieu qua- » tre paliôres vin, qui ont été prises de la maison du sieur Pierre

HISTOIRE DES COMMUNES DE L'hÉRAULT.

» Perier à lui appaTtenant, et charriées au devant de la dite chapelle » par le uomméLafargue, hoste de Cette, lesquelles devaient être » portées par Jacques Salis avec ses nriules.^ bât au dit Cette, qui était » pour lors présent et fermait les dites palières, ce qui aurait été » cause que le sieur Bonflls, consul, pour le deub (devoir) de sa » charge, fait porter les quatre palières dans le logis des damoiselles » Piquettes pour ensuite en être ordonné ce qu’il appartiendra. > Attendu, dit le jugement, que tous les trois sont coupables: Périer, pour avoir vendu le vin , Lafargue, pour l’avoir acheté et porté devant la chapelle, Salis, pour être prêt à le charger, en conséquence ils sont condamnés à une livre dix sols d’amende chacun, et les quatre palières ne seront rendues qu’après payement des quatre livres dix sols d’amende appliquée aux pauvres de Balaruc.

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