‹ Histoire de Balaruc-les-BainsChapitre 20 sur 39 · ÉVÈNEMENTS REMARQUABLES · texte numérisé non relu

ÉVÈNEMENTS REMARQUABLES

I Prise de Balaruc-le-Vieui par les catholiques. — II. Repas offert par les consuls modernes. — III. Fête patronale. — IV. Visite à l'évôque, présents. — Chasse aux loups. — \'I. Ordonnance contre les joueurs de cor.

I. — Balaruc-le-'V ieux subit le sort de nos communes méridionales, qui pour la plupart étaient défendues par des remparts. En 1568, les catholiques, sous le commandement de Joyeuse, s’en emparèrent par surprise et le mirent au pillage.

II. — Le jour de l’élection consulaire, un repas était offert par les consuls modernes aux consuls anciens et aux officiers de justice.

En 1663, un coucime ou repas fut fait à maison et logis d’Etienne Bonniol, hoste, pour la somme totale de 10 livres.

III. — La fête patronale avait lieu le jour de saint Maurice (22 septembre).

De toute ancienneté, dit un compte des dépenses, les consuls ont accoutumé d’acheter deux chapeaux et quelques rubans de soie pour faire courir et sauter pour la Sollelnizâon, solennisation de la dite fête. On y dépense de 15 à 20 livres par an.

IV. Les nouveaux consuls étaient tenus, après leur élection et dans la quinzaine, d’aller faire une visite à l’évêque de Montpellier leur seigneur, revêtus de leurs chaperons, et lui porter des présents de chasse et autres.

En 1645, il fut confectionné quatre caisses de raisins Augebin, Muscat, Picardan blanc et noir, portés en dépenses pour 43 livres.

En 1665, il est question de poulets et de levrauts pour la somme de 5 livres.

V. — En 1645, le maréchal de Schombert ordonna des battues générales pour la chasse aux loups qui infestaient le pays.

M. de Rignac, capitaine de chasse du maréchal, manda aux consuls de commander vingt hommes de Balaruc pour se rendre le 25 janvier à l’Arboussier, qui est aux garrigues de Mirevaux et de Vie, et de faire passer les gens du maréchal sur les bateaux de Balaruc pour les transporter à l’île de Cette pour la chasse au loup.

HISTOIRE DES COMMUNES 1»E l’hÉRAULT

Lo souper des vingt habitants coûta â Mireval 6 livres, soit quatre sous par homme .

VI, — Outre le piûx de la journée des travailleurs, qui était fixé par les consuls, ceux-ci tenaientlarnain à l’exécution de leur an*êté de police et condamnaient à 5 livres d’amende les propriétaires convaincus d’avoir payé un prix plus élevé que celui qui était fixé.

A Capestang, les travailleurs de terre qui refusaient d’aller à lajournée lorsqu’ils en étaient requis par un propriétaire, étaient condamnés à la prison.

A Balaruc, une coutume d’un nouveau genre était établie contre la liberté de l’ouvrier. Une délibération du 12 février 1783, porte ;

« Parle dit François Donnât, premier consul, a été dit que cer- » tains habitants contribuables tant de Balaruc que des Bains se sont » plaints fort souvent à lui en ce qu’ils se trouvent lésés par le tra- » vailleur de terre et principalement, dans le temps et saison présente » qui se pioche ou bêche les vignes, qui ne s’acquittent point de leur » journée, en ce que les dits travailleurs se sont fait un usage par » aflection et dans la vue d’avoir beaucoup plus de travail de chez » les particuliers de faire jouer un cornet appelé cor, le matin à son » départ, "dans différentes heures de la journée et le soir à son dépai*t » de la vigne, de cette façon que par moyen de cet avertissement, » bien des travailleurs se dérangent de leur journée, affectant même » ceux qui font usage de cor, de le faire sonner le matin après l’heure » et le soir avant l’heure, qu’ils font quitter la journée à bien des » travailleurs qui auraient envie de travailler bien plus longtemps, » ce qui occasionne aux habitants une plus forte dépense pour faire » ses cultures, et comme cela serait abusif de laisser introduire cette » mauvaise méthode qui serait contre les intérêts des habitants, re- » quérant l’assemblée de délibérer pour faire remédier sur cet abus.

■p Sur quoi voix courues, il a été unanimement délibéré qu’il est » fort reconnu que certains travailleurs s’introduisent de faire sonner » le cor , entr’ autres le sieur Goujoux, et qu’il aflecte de faire son- » ner avant l’heure de la journée, et menaçant même ceux qui ne » veulent pas écouter leur cornet et quitter la journée de les » battre et menacer, et comme un pareil abus mérite d’être sup- » primé, il est donné pouvoir aux consuls de publier de plus fort qu’au- » cun travailleur de terre n’ait pas à faire sonner le cor, tant dans » la terre qu’aux lieux de Balaruc et des Bains, sous peine par eux » d’être condamnés à l’amende. . . . faire défense à ceux qui feraient » des menaces aux travailleurs, de les poursuivi*e criminellement ».

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