‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 157 sur 169 · imon de Lurbe · texte numérisé non relu

imon de Lurbe

logées dedans le village, qui en furent chassées avec perte de quelques hommes, chevaux et armes et le drapeau des harquebusiers à cheval du capitaine Cantet. Delà le dernier de juillet Saint-Torèns et Montespan, avec toute la cavalerie et harquebusiers à cheval, vinrent jusque devant Nay en pareille ordonnance que s’ils eussent voulu donner une bataille. Arros et Montamat, ne voulans hazarder l’estât de Béarn, qui estoit lors entier à l’issue d’une bataille dangereuse et incertaine, ayant fait passer toute leur cavalerie delà la rivière et mis quelques harquebusiers aux guez, leur firent parade de la ville et d’un bon nombre d’harquebusiersaufauxbourg. Ainsi après une petite escarmouche, ces deux chef se retirèrent le mesme chemin qu’ils estoient venus , mais quelques Béarnois, qui estoient en leurs troupes, massacrèrent quelques paisans et en menèrent tout le bestail qu’ils peurent rassembler. Le sieur de Mieussens 1 estoit dedans la ville et sortit avec quelques chevaux.

La troisiesme paix fut cependant publiée en France l’unsiesme d’aoust, qui mit fin aux guerres et troubles de Béarn, où les garnisons et les compagnies béarnoises furent cassées et les estrangères licentiées, qui se retirèrent et à Saint-Sevé en Gascongne où elles furent délivrées par Montamat au sieur de Lau 2 * pour les conduire jusques à leur retraite. Et fut derechef publiée en Béarn une abolition générale avec î’enterre-

1. Henri d’Albret, baron de Miossens et Coarraze, fils de Jean d’Albret et de Suzanne de Bourbon, gouvernante de Henri IV enfant.

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