‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 4 sur 169 · Arch. des Basses- Pyrénées, B. 148, f · texte numérisé non relu

Arch. des Basses- Pyrénées, B. 148, f

PRÉFACE

dit le capitaine Poqueron, à Pierre de La Torte, seigneur de Caussade (Nay, 27 juin 1577) 1 .

Le 1 0 septembre 1 577, à Nay, Nicolas de Bordenave est témoin du contrat d’apprentissage de Jacob, fils de Guillaume Rodier, ministre de Laruns, qui s’engageait avec M e Arnaud Places, tailleur de Nay 2 .

Le synode national choisit, en 1578, Bordenave pour l’un des députés qu’il chargea d’aller faire des remontrances, de la part de l’Eglise Réformée, au roi de Navarre alors à Nérac 3 .

Pour cette même année 1578, j’ai recueilli deux autres indications; la première fait connaître que . les gages de Bordenave, comme ministre à Nay, étaient de 300 livres tournois par an 4 ; la seconde, plus intéressante, le désigne comme historiographe officiel de Béarn et Navarre; c’est ainsi qu’il est qualifié dans un mandement du roi de Navarre du 30 septembre 1577. Il reçut 200 livres de gages à cet effet, à dater du 1 er janvier 1578 5 . Je crois qu’il conserva les fonctions d’historiographe jusqu’en 1599, époque à laquelle ce titre est porté par Claude de Lagrange dans une transaction relative aux gages attachés à cet office 6 .

Nicolas de Bordenave signe, le 28 octobre 1587, à Nay, un contrat de mariage, comme témoin, avec le capitaine Poqueron, gouverneur de la ville 7 .

i. Arch. des Basses-Pyrénées, E. 1742, f° 123.

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E. 1745, supplément, f* 40.

iv ' ^ PRÉFACE.

Bordenave assiste le 15 avril 1589, à Nay, et signe comme témoin, avec le sénéchal de Bigorre et d’autres gentilshommes de cette province, au contrat de mariage conclu par Pierre de Sivord, fils du procureur du Roi à Maubourguet, avec Marguerite de Lestrem, de Nay 1 .

Dans un fragment de compte d’Arnaud de Pabine, trésorier des pauvres de Nay, de 1 592, se trouve la mention suivante :

« Item fait dépense de cincq sols et miey per très pintes debin tremetudes (envoyées) au lotgisde Mons. de Bordanabe, lou detz deu mes de jun passât, per lo disna de Mos. de Carrère, menistre de la parolle de Diu, quant viengo far la vesite a l’église de Nay 2 . *

Le 8 mars 1 595, Bordenave fut cité par les jurats de Nay, à la requête de la veuve de Bertrand du Frexou, jurât de Nay, pour assister à l’ouverture du testament de ce dernier. Sa signature est au bas de l’acte de dépôt, à la date du 1 5 janvier 1 595 3 .

Enfin Nicolas de Bordenave, toujours ministre à Nay, parrain de Jean de Pérer, de Nay, vient assister à Pau, le 13 janvier 1599, au contrat de mariage de son filleul avec Anne, fille de Robert Remy, valet de, chambre de Henri IV et concierge garde-meubles du château de PauL

Les registres des délibérations des jurats de Nay m’ont fourni la date de la mort de l’auteur :

Le 28 juillet 1603, ces magistrats demandèrent au

t. Arch. des Basses-Pyrénées, E. 1747, f° 40.

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PRÉFACE

synode de leur envoyer pour ministre Abbadie, alors ministre à Serres-Castet, en remplacement de Bordenave mort depuis plus de deux ans 1 . Il termina donc sa vie dans les sept premiers mois de l’année 1 601 , âgé d’environ soixante et onze ans.

Les renseignements qui précèdent forment tout ce que j’ai pu recueillir sur Nicolas de Bordenave. On y trouverait difficilement les éléments d’une biographie.

Ce fut Jeanne d’Albret elle-même qui commanda le travail de Bordenave et qui peut-être en fut l’inspiratrice. On pouvait le supposer d’après le compte de 1 572 cité plus haut, mais lui-même le dit dans son épître dédicatoire*, et un passage d’Olhagaray, que je vais citer bientôt, ne laisse aucun doute sur ce point.

L’auteur mit plusieurs années à composer son ouvrage : en 1 591 , il n’était arrivé qu’aux trois quarts de sa tâche. En effet à la page 357 du manuscrit, on lit après la généalogie de la maison de Bourbon :

« C’est le commencement et le progrès de la maison de Bourbon, laquelle encores aujourdhuy a six princes vivans, outre la personne du roy Henri IV par qui ce tige, sorty de la souche royale de France l’an 1246, y est rentré l’an 1589, ayant cette famille duré, jusques aujourdhuy 1591, trois-cent-quarantecinq ans. »

Mon intention n’est pas de faire un éloge exagéré de l’œuvre de Bordenave, mais on ne saurait refuser à son langage une fermeté et une honnêteté dignes de remarque. J’ajoute que, vu les circonstances où il

Arcb. de Nav, BB. 2, f“ 70.

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