‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 70 sur 169 · On a ajouté : prétendue · texte numérisé non relu

On a ajouté : prétendue

car les catholiques se fioient du 1 capitaine qui estoit de leur religion, et les autres ne s’en deffioient point, l’estimant fidèle au service de la Roy ne.

Mais, [comme le naturel du peuple est de se fascher des choses profitables aussi tost que des dommageables, et les Princes font le plus souvent espargne où la despense seroit nécessaire et despendent où il faudroit espargner *], cette compagnie fut cassée, dès la fin du premier mois, à la réquisition des habitans qui se faschoient de loger les soldats et la Roine de les payer, encore qu’ils tinssent les habitans en paix et la ville en seurté. [Et les ligueurs ausquels la garnison avoit plustot ostée la commodité que la mauvaise volonté d’exécuter leur çonjuration remirent incontinent sus leurs premières menées 3 ] à la persuasion de Tasta et d’un [moine] cordelier nommé Pesquitez. Ils fesoient leurs assemblées au couvent des Cordeliers et fesoient jurer sur le Te Igitur de la messe les conjurez d’employer leurs biens et vies pour [l’exécution de leur ligue et de la tenir secrette jusques au jour ordonné par les chef 4 ] . Mais ils ne sceurent sy bien faire que la Royne estant à Tarbe, où elle tenoit les Estas, n’en eust avertissement, et estant promptement retournée en Béarn , envoya à Oloron le séneschal Audaux, Guillaumes de La Borde 5 , conseiller, et Jean

. t. Variante : au. ^

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