‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 73 sur 169 · On a ajouté : pauvres · texte numérisé non relu

On a ajouté : pauvres

3. On a ajouté : cela ne pouvoit compatir aveque la profession quelle avoit faicte et protester devant tous les ministres. C'est

pourquoy...

et mescontentement de son Dieu [lequel elle vouloit « préférer à tout autre chose. Et pour ce qu’il n’y a rien plus dangereux en affaires d’Estat que de fluctuer en délibérations contraires sans prendre une conclusion ferme et arrestée], outre les gens ordinaires de son privé conseil, elle assembla plusieurs autres grands personnages de tous estas et professions, pour consulter avec eux cest affaire et en prendre résolution, afin que, quoiqu’avint, elle ne peut estre accusée d’y avoir procédé par légèreté , inprudence ou opirïiastreté plustot que par prudence et raison. Elle conjura donc toute cette grande compagnie de lui dire franchement [tout ce que la parole de Dieu disoit de ce fait et les meilleurs princes avoient fait en cas pareil et la conseiller fidellement de ce qu’elle devoit faire l 2 ], leur asseurant que crainte ou respect de chose qui fut au monde ne l’esbranleroit ne lui fairoit faire rien qui fut contre Dieu et le devoir que les Roys luy doivent comme Roy, car elle [savoit *] qu’il ne suffisoit à un Prince de vivre ehrestiennement comme homme, s’il n’employoit l’autorité et la force que Dieu lui avoit baillée pour faire vivre ses sujects de mesme. L’importance du fait rendit la consultation longue et les advis divers, selon que la diversité des esprits, affections, passions, crainte, assurance ou raison commandoient l’entendement, la volonté et la langue des opinans.

[Les uns disoient la religion romaine pour son ancienneté avoir tant gaigné sur les hommes quelle

1. Variante: et conseiller franchement tout ce quelle pouvait faire en ceste affaire.

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