‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 97 sur 169 · On a ajouté : prétendue · texte numérisé non relu

On a ajouté : prétendue

seul tant de labeurs que ces affaires si urgens requéraient, il avoit pensé de lui communiquer la moitié de sa charge avec la mesme autorité et émolumens que la Roine lui avoit donnez, laquelle il luy prioit vouloir recevoir et demeurer avec luy à Navarre ns, pour de là faire les entreprises et exécutions que les affaires leur monstreroient devoir estre faites.

Esgarrebaque refusa l’un et l’autre, disant que mettre maintenant autres compagnies que la sienne dedans Olpron, estoit lui déclarer qu’on se deffîoit de lui et faire un préjugé de trahison sur soy; mais qu’il estoit homme de bienet feroittousjours preuve desa fidélité et n’ avoit rien promis qu’il n’eut intention de le tenir et parlant avec les capitaines La Motte 1 et La Renaudie 8 usa de paroles fort [braves 3 ] et pleines de menaces. Cela augmenta le supçon qu’on avoit de lui et fut cause de le faire arrester dedans son logis et d’oster les armes à sessoldats. Le mesme jour sur le soir Arros, s’asseurant que l’entrée ne lui seroit refusée, partit de Navarrenx avec seulement quarante ou cinquante harquebusiers à cheval pour se saisir d’Oloron. La porte du pont lui fut ouverte par Courtoysie 4 , sergent d’ Esgarrebaque, qui ne voyant son capitaine en ceste troupe, courut advertir ceux du bourg dessus, qui est le principal et

t. Jean de La Motte, de Bosdarros, capitaine du parsan (district) de Pau, marié à Adrienne de Béon (Arch. des Basses-Pyrénées, E. 1632, 1749 et 2131). Il était frère d’un autre capitaine, Pierre de La Motte. »

2. Nous ignorons si ce capitaine était de la famille de La Renaudie, dit La Forest, chef avoué de la conjuration d’Amboise.

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