Faubourg d’Orthez, séparé do la ville par le Gave de Pau
2. Le 30 janvier 1585 André Calvet, serviteur du prince de Condé, donna tous ses biens à son neveu Gabriel Calvet (Arch. des Basses-Pyrénées, E. 2005, f° 785). Ce dernier pouvait être le fils du capitaine Calvet.
3. La seigneurie de Poudenx, canton de Itagetmau, arrondissement de Saint-Sever (Landes).
ravant personne n’y osa passer, toutesfois il ne perdit que le capitaine La Sale 1 et un gendarme qui se noyèrent. Les ennemis se présentèrent avec tout ce qu’ils avoient de chevaux et quelques harquebusiers auprès de l’eau pour l’empescher, mais trouvant dcsjà une partie passée et estonnez d’une si brave entreprise, reprinrent le chemin de la ville où ils se retirèrent, ayant fait mettre le feu aux fauxbourg par les harquebusiers. Une partie de la cavalerie s’enfuit sans r’ entrer dedans la ville, abandonnant leurs chef, leurs compagnons et leur bagage, si grande est la puissance que l’effroy a sur les cœurs pusillanimes, qu’il leur fait oublier toutes choses honnorables. Ceux qui s’enfermèrent furent talonnez de si près qu’à peine les portes estoient closes, que , sans marchander ny roconnoistre la muraille, quelques meschantes escheles, trouvées d’aventure en quelques es tables, furent promptement plantées et, encores qu'elles fussent courtes , ceux qui les avoient dressées, qui sembloient plus lot voler que marcher, gravirent si isnellcment qu’ils furent plus totdessus, que les assaillis pensassent qu’ils eussent la hardiesse de leur donner l’escalade en plein jour. Mais d’autant que la montée avoit esté courageuse, la descente se trouva si hazardeuse et périlleuse, car il estoit impossible de marcher sur ladite muraille; toutesfois ceux qui estoient montez les premiers descendirent à la faveur de quelque trille * qui se treuva à l’endroit d’eux et allèrent ouvrir la porte aux autres. Cela augmenta tellement l’cffroy aux assaillis que,
t. Ce nom très -répandu en Béarn empêcho de l’identifier sûrement.