‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 66 sur 160 · Saisi de crainte · texte numérisé non relu

Saisi de crainte

Supersantis, dont ils renvoyèrent les prisonniers Ponteto et La Borde. Le ministre solicitoit la Royne de donner grâce à tout le [povre] peuple qui 1 2 , comme la mer ne s’agite que par la violence des vents, n’a voit rien fait qu’à la persuasion des plus grands, encores qu’ils ne se fussent déclarez. Mais elle n’y voulut entendre sans savoir le fonds de toute la conjuration, par ce envoya à Oloron [toute] la chambre criminelle, comme en forme de Grands Jours, pour faire le procès aux [coulpables *] ; et d'autant que Tasta estoit aux prisons de Pau, il fut conduit à Oloron.

Sur la fin du mois les Estas furent assemblez à Pau où [plusieurs se fourrèrent au rcng des nobles, qui jamais n’y avoient eu entrée, y estons introduits par les menées de ceux de la religion romaine, pour fortifier leur parti et multiplier leurs suffrages, d’autres y vindrent qui ne s’y estoient trouvez longs tems auparavant. Ils pressèrent fort et quasi plus avec menaces que requestes 3 ], l’abolition des patentes du mois de juillet 1566 et la restitution de ce qui avoit esté osté [et aboli] en quelques lieux de l’exercice de la religion [romaine 4 ]. Claude Régin, évesque, qui, [comme la Royne lui dit devant toute l’assemblée, avoit autres fois conseillée ladite Dame de n’aller à la messe], estoit celui qui conduisoit tous les autres et leur conseilloit ce qu’ils dévoient faire et dire, et pour se résoudre de ce qu’ils feroient l’endemain, les principaux de la noblesse et les [plus factieux du] peuple

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