‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 68 sur 160 · On a ajouté : donq · texte numérisé non relu

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2. La vicomté de Soûle est comprise dans l'arrondissement de Mauléon (Basses-Pyrénées).

firent le mesme jour Tardés 1 , ministre d’Ostabarès *, qui fut conduit prisonnier en la maison de Luxe 3 .

La Royne, advertie de ces remuemens, envoya en Navarre Roques 4 et Bergara 5 , ses maistres d’hostel, avec Jean d’Echart, procureur général en Béarn, pour parler aux principaux chef et descouvrir leur intention et retirer le peuple d’avec iceux et l’asseurer que quelques choses que présuposassent ceux qui les vouloient distraire de son obéissanse, qu’elle n’estoit jamais entrée en volonté de leur oster l’exercice de leur religion [romaine attendant que Dieu par son Saint-Esprit leur eut fait connoistre la pureté de la réformée, qu’elle tenoit du tout conforme à la doctrine de l’Évangile] moins encores avoit-elle pensé de changer ou altérer en aucune manière leurs fors, privilèges et libériez, ains les vouloit entretenir en iceux, tout ainsi qu’avoient fait les Roys , ses prédécesseurs. Echart, qui estoit de la nation et de la langue, parla à

1. Le nom de ce ministre estTardets, il résidait à Ostabat, canton d’Iholdv, arrondissement de Mauléon. Il mourut en septembre 1578 (Arch. des Basses-Pyrénées, B. 2368, f* 319). Il ne faut pas le confondre avec Sans de Tartas, autre ministre du pays basque, & la même époque.

2. Le pays d’Ostabaret est compris, sauf une commune (Pagode), dans le canton d’Iholdy, arrondissement do Mauléon.

3. Le château de Luxe, commune do ce nom, canton de Saint- Palais, arrondissement de Mauléon. Cet édifice est détruit.

4. Jean Secondât, seigneur do Roque, maître ordinaire de l’hôtel de la reine de Navarre, président de la Chambre des Comptes de Nérac. C’est lui qui, selon l’usage, rompit son bâton de maître d'hôtel à Vendôme le 2 juillet 1572 devant le cercueil de Jeanne d’Albret (Arch. des Basses-Pyrénées, B. 35; E. 1998. 2002). Jean Secondât est un des ancêtres do Montesquieu.

5. Pierre de Bergara, gouverneur du comté de L’Isle-en-Jourdain, en 1564 ( Arch. des Basses-Pyrénées, B. 1584, P 53).

Luxe et à quelques autres, ce qu’il ne peut faire à Damazan, pour ce qu’il estoit allé en Gascogne communiquer à Monluc, lieutenant de Roy en Guienne en abscence du prince de Navarre, leur entreprise et les moyens qu’ils avoient de faire la guerre. Le peuple print du commencement ces [remonstrances ‘] en bonne part et s’en resjouit, et quantequant députa quelques uns des principaux de leur cors pour aller remercier Sa Majesté, qui leur confirma tout ce que leur avoit esté dit par son procureur et leur promit que si le pais en général ou quelques particuliers lui fesoient apparoistre d’avoir receu quelques grief d’elle ou d’aucun de ses officiers, de leur y réparer et les contenter. Tout le peuple par deux diverses fois promit et jura solennellement de demeurer bons et fidelles sujets, sans rien attenter contre l’obéissance qu’ils lui dévoient, quelque chose qu’on leur sceut dire à l’avenir. Et pour ce qu’au pays se commettoient plusieurs excès et maléfices et la justice n’y estoit si droitement administrée qu’il eut esté besoin, d’autant que ceux qui dévoient poursuivre, captionner ou juger les criminels, leur servoient d’advertisseurs , recélaleurs, advocats et soliciteurs, ils supplièrent la Roine de leur donner un vice-chancellier (ainsi est nommé le président du Parlement de ce Royaume) qui sans respect de personnes leur administrât justice et quantequant pour mieux le faire obéir l’accompagnast de quelques forces ; car l’impunité avoit rendu les meschans si audacieux qu’ils ne respectoient plus aucun officier de justice et soustenus de quelques grands

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