IX. Iiv. et vm. sols et un. den
A Willame du Rourc la Roine : xl. sols.
En pinseurs letres de le court de crestienté : l. sols.
Pour le cheval Hiîe Beqet qui fn blechiés u servise de le vile : lx. sols.
A corretiers de deniers d'Arraz et de Peronne et d'autres liens : xviii. Iiv.
Pour le loier de le meson ou Fen met les gages : lx. sols.
A le lumière qui art en le boucherie : xl. sols.
A trois portes atomer : xliii. sols et vi. den.
Et en menus despens, con apele fré de vile : c. et xvii. Iiv. et xii. sols et un. den.
lie somme de tous ces despens devant dis : m*, et xlix. Iiv. et yi. sols et n. den.
Et si despendismes en voies, s*il est asavoir en pinseurs liens a pallemens, et a autres voies c on fist a le court le roi et a Cambrai et a Arraz et en autres liens pour le plet encontre Fevesque, et pour les rentes a vie porter et pour deniers emprunter et paier : v*. Iiv. et iiii". Iiv. et xviii. Iiv. et v. sols et ni. den.
Et si paiasmes des rentes a vie : xYin**. Kv. et xxv.Jiv. et xv. sols.
Et si paiasmes d'usures pour le dete que le vile devoit, et pour les deniers le roi qui ftirent empnmtez, et pour paier les rentes a vie, et pour paier im**. Iiv. a Fevesque, et pour autres despens qu il convint emprunter a cous : xim**. Iiv. et ix. Iiv. et xi. sols.
Et si ensmes en defaute, pour gent qui forent taillié en deus liens, et pour deniers qui forent portes hors de le vile par plusieurs fois : xix. Iiv. et vu. sols et i. den.
Le somme de tous ces despens : vi". Iiv. et ix**. Iiv. et xlhii. sols et vi. den.
Le rechoete des rentes a vie vendues : ii". iiv. et nn"*. Iiv. et xxxvi. Kv. et xnii. sols.
Et des cauchies et des amosnes et des dknendes : vn". Iiv. et et lxxu. sds et iiir. den.
Le somme de toute le rechoete sans le taiUe : n". Iiv. et v*. Iiv. et mi". Iiv. et vi. sols et mi. den.
Et le taille si monte : v". Iiv. et ii*. Iiv. et un. Iiv. , s'ele venoit toute eus.
Le sonmie de toute le rechoite et de le taille : vu". Iiv. et vu". Iiv. et un". Iiv. et lin. livres et vi. sok et un. den.
Et ensi rechensmes nous plus qui» uous ne despendismes : viii". liv. et un", liv. el xui. sols.
Et Beauves devoit, quand li devant dis Jelians el Pierres entrèrent en le miirie, par deseus ce c'on li devoit, se toutes les detes fussent bones c'en devoit a le vile de Bsauves: nu*", liv. et ii*'. liv. et xl. liv. et un. sols.
Et pour ce, li devant dis Jehans H Castelains et Pierres Mangier, a roissae de lear mairie, baillierent à Willame de le Formenterie et a Michiel le Maqain , noveaus inaieon le vile de Beanves, en dete de m", liv. et m**, liv. et lvhi. liv. et ni. sols, se toutes les detes qui estoient deues a le vile de Beauves fussent bones et bien paies.
Et si devons a nostre sengnor le roi : xvii~. liv. et l. liv. , qni ne sont mie nomméps en ces detes devant dites.
Et est a savoir que les detes qui sunt a Beauves, que de le nouvele taille, que de le vies taille piecha fête , qui monte v'. liv. et v\ liv. xxi. liv. , pour ce que il i a ders tailliës et pluseurs autres gens dont Ten ne puet joir, nous ne les prisons mie a tout venir ens a plus de un'", liv. et v'. liv.
Et ensi doit Beauves, par deseur le value de ce c'on li doit, que de le somme devant nommée, que de le dete nostre sengnor le roi, que du decai des detes, qui suut deues a Beauves : vi". liv. et vi". liv. et ix. liv. et iii. sols.
Et si doit de rentes a vie chascun an : xii". liv. et Lxvn. liv. et x. sols.
Et toutes ces choses devant dites nous vous certeOons par nostre seel.
ia67.
liaisons de Cévéque Rainaud de Nanteuil contre F entérinement du jugement
accordant à la commune droit de congédier.
CopiB. Carton n* XV de M. de Brélizcl, liasse ïlâtêl de VilU, p. 9 (extrait de ce qai se trouve au commencement d'un missel mannscrit en vélin de la bibliothèque du chapitre, partie d'été, à Tusage de Beau vais).
Li bourjois de Biauvez requièrent auroy que Ten entérine le jugement qui (ut [tel] que il ensuit sesine de congier a Biauvex contre Tevesque Guillaume ^^^ ; et li evesques dit que en ne le doit pas entériner, pour ce que il ne fut mie dit en quel cas il pueent conjeer, et il ne pueent pas en tous cas; et pour cde incertitude rapela li rois cens que li bourjois avoient conjoiez, par sa lestre seellëe toute pendant que nous avons, saus les drois de Tune partie et de l'autre ; et pour ce dit li evesques que li jugement fut soupendus et que Û ne doit pas estre entérinez ; enquore dit li evesques que il ne doit mie estre enterignez, pour ce que en grant cas ne pueent pas li bourjois conjoer, ne en petit cas n*a(iert pas conjoiement par nu) sengneur. Enquores dit li esvesque s que cil jugement ne doit mie estre entérinez contre Tesvesque Renaut qui ores est, car li jugement fu donnez contre Tesvesque Guillaume etausint comme Tesvesque Guillaume par nul meiïet par quoi il perdit son cors ne pour perdre a son successeur ne lolir
'*' Guillaume des Grrt, évéque de Beanvais en laftg. f 1p at ff'vrier 1967.
Terilage de T^iise ne la seisine, ausint di li esvesques que jugement qui fui donne contre lui ne li puet tolir ne ne doit i'eritage de i*e^se ne la saisine. Enquores dit li esvesques, que cil jugement ne doit estre enterignez ne conjoiement si est justisse, et li esvesques a par jugement seeië du roy que toute la justice de Beauvez est Tesvesque. Et si dit li esvesques que li bouijois de Beauvez par usage ne puet avoir acquise justice contre lui ne gueengnië par usage contre le jugement seelë par Tesvesque, car il sont vilain, et de baillier, et se il avoient use se sont il parjuré, car il ont jure a garder la droiture Tesvesque.
Gela est arrive en laôy.
1 «67, 8 décembre. — Vitbrbe.
Le pape Clément IV enooie devant Fofficial de Melun kr chapitre de BeauvaU d'une part, et les maires y les pairs et les conseillers de la commune JF autre part, au sujet de la justice sur les courtieux Saint-Pierre et autres lieux, usurpée par les magistrats municipaux.
Coni. Gartoo n* XV de M. de Brétizel , liasse Hôul dé ViUê.
Clemens, episcopus, servus servpmm Dei, dilecto ûiio officiali Melduni, salutem et apostolicam benedictionem. Querefaui dflcctorum filiorum capituli ecclesie Belvaeensis recepimofl, contînentem qpiod majores, pares et consiliarii civitatis Belvaeensis jurisdictionem temporalem quam nominati capitulum in ortis Sancti Pétri , et quibusdam aliis certis locis in civitate Belvacensi positis, obtinent, indebite sibi usurpare, dictosque capitulum super jurisdictione ipsa contra justitiam multiplidter perturbare presumunt, in eommdem capituli prejudidum et gravamen; quare ipsi capitulum nobis humillime supplicaverunt ut majores, pares et consiliarios memoratos cessare a presumptione hujusmôdi per decretum cogi aliqnod mandaremus. Quocirca, discretioni tue per apo»toÛca scripta mandamus, quatinns, partibus convocatis, audias causam et, appellatione remota, debito fine décidas, faciens quod decreveris per censuram ecdesiasticam firmiter observari, proviso ne in universitatem Belvacensem excommunicalionis vel in- - terdicti sententiam proféras, nisi a nobis super hoc mandatum receperis spéciale. Testes autem qui fuerint nominati, si se gratia, odio vel timoré subtraxerint, censura simili, appellatione cessante, compellas veritati testimonium perhibere. Datum Vilerbii, vi idus deoembris, pontificatus nostri anno tertio. In plumbo Glemens papa IIH". Anno Ghristi 1367.
BeADTAIS. 1Q
i«rRiiiriii lATieiAïK.
290 PIÈCES JUSTIFICATIVES. — XXIIl.
1968, 9 et 10 mars. — Biauîais.
Réparatioti faite à Tévéque de Beauvais par les maires et les pairs, au nom de la commune y 'pour plusieurs entreprises faites sur la juridiction de Tévéque et les droits de V église. — Vidimus du là décembre 1 a68.
Obio. Arch. nat., J 167 (Beaavais), n* h,
Universis présentes litteras inspecturis, Johannes, Dei paciencia, béate Marie Fiigidimontis Cisterdensis ordinis bumilis abbas, saiutem in domino sempitemam. Noveritis DOS anno Domini m'cc'li'* oclavo, die veneris in erastino sancte Lucie virginis, iitteras reverendi patns Dei gratia episcopi Belvacensis, super emendis aibi Actis a majoribos, paribus et communia Beivacensi, confectas, sigillis plurium militnm sigiHalas, ut prima &cie apparebat, non abolitas, non canceiiatas, nec in aliqua sui parie viciatas, ndisse et inspexisse sub bac forma et in bec verba.
Universis présentes litteras inspecturis, Reginus de Dargiea, Bad, Buticularios, Guillelmus ejus frater, Johannes de Cbanteiliaco , Drogo de Milliaco , Colardns de Molleines, Johannes de Alto Marisco, Reginaldus de Grepicordis, Ansoldua de Estoy, Johannes de Farcort, Colardus de Soisiaco, Girardus de Foyel, Guido de Mediomonte, Guilielmus de Fouqueroles, Odo de Ronqueroles, Robertus de Sancto Audomaro, PetruB de Anery, Petrus dictus Hermita, Hugo de Candevise, Tygerus de Plesseio, Johannes de Ballolio, Symon de Erqueri et Johannes de Lavercines, milites, sahitem in Domino. Notum facimus quod, nobis ad hoc spedaiiter rogatis , evocatis, presentibaiet audientibus, majores Belvacenses pro se, paribus et consiliariis et aiiis civibus Belvacensibus, et nomine eomm, presentibus et consencientibas eisdem paribus et oondliariis, reverendo in Ghristo patri ac domino Reginaido de Nantholio, Dei gratîa, episcopo Belvacensi, emendaverunt publice, tanquam notaria et manifesta ddicta, sea commissa, seu injurias, iQata ab ipsis contra Deum et justidam, episcopo et ecdesie Bdvacensi; videlicet quod duos servientes episcopi Huetum et Andream oeperuat et imprisionaverunt, et in anulis posuerunt et cippo et eos vinculatos in quadriga Parisius duxerunt et eos vinculatos Belvaci reduxernnt et imprisionaverunt eos ibidem. Item, quia in civitate prisîonem fecerunt. item, quia amoverunt violenter et .contra iabibitionem episcopi , operorios positos ad refectionem mûri castri. Item , quod amoverunt violenter et contra inhibitionem episcopi, operarios positos in muro ville Belvacensis, juxta portam Sancti Andrée. Item, quod fregerunt violenter domos Johannisde Marteigni, Davidis Wadel, Philippi de Rinviler et Inguerrani de Fomival, et m eorum ibidem existentes violenter asportaverunt, terram et justiciam episcopi teoiere infiringendo. Item, quod compulerunt homines de villa Belvacensi filios suos expeUere a famiiia sua, nisi jurarent communiam ipsorum. Item, quod feoerant conspirationeoi contra episcopum Belvacensem, et contra jus et libertatem ecdesie Belvaoensis. Item, quod statuta ibidem fecerunt, videlicet quod non permitterent uxoribus et filiis eleemosinas et oblationes facere presbiteris parochialibus ville Belvacensis, tam in officiis vivonim (piam in exeqiis mortuorum, et quod nullus episcopo, baillivo, et preposito
PIÈCES JUSTIFICATIVES. — XXIIL 291
sao obedîret et quod damaretur communia, si quis caperetur vel arrestaretar in viiia Belvaeenû per ipsos episoopum, baillivum seu prepositima, et quod noilas locaret uperaB suas canonicis Belvacensibos, presbiteris et aJiis clericis et feodatariis îpsina episcopi , et quod nnllus emeret vina vel alias res ipsorum , et quod nuflus bec in vita vel in morte alicui revelaret Item, quod portas ville Belvacensis contra episoopum, baSIivum saum, et gentes suas clauserunt, et ipsas dansas per plures dies et noctes tenuemnt, et quod balistarios et alios armâtes ibidem posuerunt contra ipsum episcopum, jus et libertatem ecdesie Bdvacensis. Item, quod quadrigas episcopi cum rébus ibidem eustentibus, portis clausis, eeperunt et detinnerunt Item, quod quedam gardina, que tenebantur ab episcopo cum quadam iogia, portis ville Bdvacensis dausis, extirparunt, combuxerunt et destruxerunt Item, quod violenter contra probibitionem episcopi eeperunt et asportaverunt res cujusdam derici sui, hominis ligii et feodatarii ipsius episcopi, saisinam, justiciam et terram temere infiringendo. Item, quod bona quorumdam dericorum Belvacensiuro conjugatonim eeperunt et violenter asportarunt, contra jus et libertatem ipsius episcopi et ecdesie Belvacensis, terram et justiciam ipsius episcopi temere infiringendo. Item , quod servientem cujusdam canonici Belvacensis imprisionaverunt et in vinculis et cippo posuerunt Predicta vero omnia et singula mendantes, in manu predicti episcopi obligamnt se ad mandatum ipsius episcopi ad restituendum eidem episcopo anulos, cippum et alia vincula predicta, recognoscentes se nuBum jus in premissis habere, et ad ressaisiendum et reponendum operiarios in predictis fractura mûri, castri et muro juxta portam Sancti Andrée, et ad ressaisiendum domos predictorum dericorum et feudatani et aliorum hominum antedictorum de omnibus rébus quas inde asportarunt, se ad preceptum dicti episcopi obligarant, preatito primo ab ipais juramento, cum peterent absolvi et interdictum relaxari, stare super omnibus premissia et singulis, mandatis ecdesie et episcopi Belvacensis; et de emendis &cti8 in manu dicti episcopi de predictis omnibus excessibns et de quolibet sigiUatim per se prestandis et solvendis predicto e[»8copo , dicti majores pro se , pi^ictis paribaset consiliariis ac aiiis civibus Brivacensibus, principales redditores acetiam iidejnaaores dedemnt Pbilippum Walerannum , Petrum ad Dorsnm , Johannem Castdianum , J(^nnem Holendinarinm, Johannem Anglicum, Johaonera de Toyri, Johannem de Moy, Johannem Malingre, Petrum de Goroaco, Pbilippum Fabrum, Miehaelem le Mikaiog, Hugonem Patinarium, Johannem de Monchiaco, Ursionem de Divite Burgo, Josdonem de Viliaribus, J(diannem Milonb, Johannem Blondel, Jobanoem Asinum, Johannem ad grossos oculos, Petrum PandouAe, Petrum Cancellanum, Nicholaum de Uerfaus, Theobaidum Pianteoignon, Guillelmum Caronuro, Wilardum de Fraya, Petrum de Buscans, Bemerum de Rnelia, Johannem le Putier et Radulphnm Hufum, qui se et quilibet eorum in solidum, pro dietis majoribus, paribus et consiliariis, et aliis dvibtts Belvacensibus , ad solvendnm et prestandum dictas emendas dicto episcopo, per abandonem omnium bonomm suorum, ipsi episcopo obligarunt prindpalea debitores et redditores. Voluemnt etiam et consenserunt expresse dicti majores pro se, paribus et consiliariis predictis et aliis dvibus Bdvacensibus, quod super dubiis et obseuris excessibus, injnriis et delictis, que dictus episcopus dicebat contra Deum et jostidam, jus et libertatem ipsius episcopi et ecdesie Belvacensis, episcopo et ecdesie BdvBcensi, ab eisdem majoribus, paribus, consiliariis et aSis dvibus Belvacensibus fore illata, stabant juri et juslîcie ooram ipso episcopo; et idem episcopus in coria sua super hiis seculari ducet eos per jus et faciet eis fieri justicie complementum. In cujus m testimonium et perpetuam memoriam (uturonim, ad petitionem prefati Rc^aldi
episoopî Bdvaoensis, presentibus litteris sigilla nostra duximus apponendum. Actum anno Domini m*gc''li* septimo, mense marcio, die veneris post dominicain qua canUtur ReminiBoere.
Preterea , scire universitatem vestram volumas, quod nobis presentibus et videntibas , predicti majores pro se, paribus et consiliariis ac omnibus civibus Belvacensibus , restitutionem de predictis anulis et cippo , ac restitutiones et saisinas omnium predictorum locorum et domorum et renim predictarum, pro quibus, ut prescriptum est, se obligavenint, fecerunt pienarie, die sabbati sequenti proximo dictam diem veneris. Actum anno et die sabbati predictis, qua die sabbati R[epnaldus] episcopus Bdvaeensis, nobb presentibus et videntibus, predictum cippum in pleno mercato Belvacensi oomburi fecit, de ipso cippo justiciam faciendo. Actum anno et die sabbati predictis.
1976, 8 juillet. — Piais.
Arrêt du parlement conservant la châtelaine de Beatwaisy ÉUonore, dans la plénitude
de son droit Jarret pour minage,
Ouo. Bibl. nat. , n. acq. lat 93i5, pièce 9.
Goni. Carton n* XIII de M. de Brétixei (d'après CwrwMrê au tkapUrt, fol. hZ v*).
Philippns, Deigratia Francorum rex, universis présentes litteras inspecturis, salutem. Notum facimus quod cum olim, inquesta facta, per curie nostre jndicium, Alienordi, castellane Belvacensi, adjudicata fuisset, ratione dotaiidi sui contra episcopum Bdvaoensem , saisina justicie arrestandi in villa et civitate Belvacensi corpus hominis et catalla, pro débite et pro conventionibus, si serviens suus prier ad hoc veniret c[uam serviens episcopi ; item , judicatum fuisset quod ipsa potest arreslare , ratione minagii sui , quia hoc sibi bene fuit confessus episcopus ^^^ item , cum pro dicto episcopo contra dictam castellanam judicatum fuisset quod ipse in domo dicte castellane, in oensiva ipsius episcopi apud Belvacum sita , et in por{)risio ipsius domus habel omnimodam justiciam, altani et bassam^'^; postmodum, dicta casteiiana conquesta fuit de dicto episcopo, dicens quod dictus episcopus fecerat contra judicium, de arrestando nnum equum, qiiem apud Belvacum pro minagio sibi debito arrestaverat et posuerat in domo cujusdam burgensis; item, de arrestando unam quadrigam oneratam avena cum equis per castellanam arrestatam, pro eo quod omptor ipsius avene dicebat dictam avenam inbuccatam fiiisse; dicto episcopo in contrarium asserente, se secundum narrata nicbii fecisse contra judicium, recognoscente tamen se dictes equos adduxisse et posuisse in domo sua , pro eo quod dicta casteiiana fecerat carcerem in domo sua et aliéna, in quibus nuliam habet justiciam, set episcopus totam, ponendo et imprisionendo in eis dictes equos; dicta casteiiana proposuit quod usa fnerat de contrario, ducendo equos arrestatos et detinendo in domo sua et dibi in civitate Belvacensi, et quod ipsa erat in possessione cognoscendi de conventionibus et de causa arresti ; quod negavit dictus episcopus, dicens quod ipse erat in possessione seu saisina amovendi et
>'^ Arrêt dn 1 a juin 1969. — '*' Arrêt du e février 1170.
iiberandi arrestata per castdlanam aut servientes suob, detenta et custodita seu imprisionata in dvitate Bdvaoensi in domo ipsius casteilane et alibi in domibas borgenflium;
Auditis hiDC iode prepositis, detemÛDatum fuit quod dictus episcopos nichil fecerat contra jadicium; verumptamen pronontiatum fuit, super propositis a casteilana, negatia ab episcopo, esse inquirendum.
Factis igitur super premissis inquestis, ad curiam nostram rdatis et visis, pronuntiatum fuit dictam castellanam sufficienter probavisse intentionem snam et quod diotus episcopns intentionem suam sufficienter non probavit. Et ideo judicatum fuit quod dicta casteilana in saisina predictorum remaneret
In cujus rei testimonium , presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum Parisitts, die mercurii post octabas beatorum apostoiorum Pétri et Pauli, anno Domini ■* ce* septuagesimo sexto.
1976, août. — MORTAIIOIS.
Grofufe composition.
Tiin. a, Loisel, Mémoiru, p. 990.
b. LottYet, Ânlijmtêz, t. II, p. &37.
c. Arch. commun, de Beauvais, AA 7, o* 9 , fol. 1, ad tmn, iè66 (fragOMot).
d. Coll. GrenUr, t. 6g, fol. 980 (fragment).
TkAD. a. Arch. commun, de Beauvais, Ctu-tulaire AA a , fol. i3â. 6. IM., Cartulain AA 1, fol. 5 v*.
Le texte français que je donne ici est celui du Cartulaire A A a.
Pbiiippus, Dei gratia Franoorum rex.
Notum facimus universis tam presentibus quam futuris, quod cum inter dilectum et fiddem nostrum Reginaldum ^^\ episcopnm Bdvaoensem, ex una parte, et majorera et pares communie Belvacensis, ex altéra, super diveisis articdis inferius oontentis oontentio verteretur, tandem di~
Cest U transcris de le pais sar le deseart qui estait entre Fevesque de Biauvais d'une part, et les maiieurs et les pers d'autre, faite par monseigneur le légat, Anssout d'Offemont, chevalier, etmaitre Thiebautde Pond, chantre de Rains, en l'an de grâce milif. Liivi. ou mois d'aoust a Montatgi,
Philippes, par la grâce de Dieu roys de France. Conneue cbose faisons savoir a tous, tant presais comme futurs, que comme [entre] nostre ami loial Renaut, evesque de Biauvais, dune part, et ie maieur et les pers de le commune de Biauvais, d*autre , seur divers articles chi desous contenu, oonteos fa meus, a le parfin a
i') Simooem (Loisel).
lectis et fidelibus nostris venerabili pâtre [Symooe] sancla Dei gratia tiiali sancte Cecilie presbytero cardinaii, apostolice aedis legato, Ansoldo de OSemoDt milite, et magistro Tfaeobaido de Ponceio, cantore Rhemensi, clerico nostro, a nobia propter boc apad Bdvacum misais, mediantibus, dicte partes, post aitercaliones plurimas et tractatus varios , super predictis articalis ad banc pacis concordiam devenenint : viddicet, quod dictas épiscopus pro se et ecciesia, ex una parte, et dicti major et pares pro se et communia sua, ex altéra, salvo et expresse dicto a partibus se habere spem quod super quibusdam articulis, quos lenebant pro duris, moderamen possemus «pponere, prout videremus bonum esse, coram predictis iegato, Ansoldo et Tlieobaido, coQcordaverunt :
1. Quod quditercumque usque *ad bec tempora fuerit, amodo dicti major et pares de aliquo maleficio seu de aliqna querda, ex ofBcio suo non poterunt se intromittere, nec debebunt, videlicet, iiisi clamor aut querimonia prius ad eos deferatur, preterquam in easu de treogis dandis, prout inferius continetur, nec de aliquo maleficio seu querela, super quibus querimonia primitus delata fuerit ad episoopum vel ad gentes suas.
a. Veromtamen, idem episcopns vei justictarii sui non poterunt nec debebunt inhibere bomini de communia vd compeilere hominem de communia vel ligare per fidem, seu per juramentum vel alias, quîn se posait conquerimajori et paribus, si velitf priusquam episcopo vel justide sue, vd quin possit pacifieare cum adversario suo absque licentia et assensu dicti episcopi vd justicie sue, salvo jure episcopi.
nos amis loiaus vénérable père Symon dou titre Sainte Cécile > presties cardinal dou si(^ TApostoile envoie, Anssout d'Offemont chevalier, et maistre Tbiebaut de Ponci , chantre de Raina, derc nostres , de nous pour che a Biauviaus envoies, lesdites parties après alMH»itions plusieurs et traitiés variaUes, seur les de-^ vaut dis articles a le concorde de cheste pais vinrent. Ch'est assavoir, que li evesques pour lui et pour Teglise, d'une part , et li maires et li per pour ans et pour leur commune, d'autre, sauf et exprès le dit des parties ans avoir espérance que seur aucuns articles, qu'il tenoient pour durs, peussions atempranche mettre, si comme nous verrions bien estre , par devant les devant dis légat, Anssout et Tbiebaut, concordèrent que de tout dusques au tans d'ore ara este, des ore mais li dis mairs et per d'aucun maléfice ou d'aucune querele de leur office ne se porront mie entremestre ne ne deveront, cb'est assavoir, se clameur ou complainte devant a aus n'est aportëe, fors que en cas de trieves donner, si com il est par desus contenu, ne d'aucun maléfice ou querelle, seur lesquelles plainte première aportëe ara este a l'evesqae ou a ses gens.
CAt parok que U evesques tie se gent ne purent âeffendre a homme de commune que il ne fâchent pais, se il ne vuelent, ne ne kspueent contraindre a plaidier Vun contre Vautre, se il ne leur plait.
Cb'est asavoir li evesques ou si justicbier ne porront ne ne deveront desfendre a bomme de commune, ne lier parfoy ne par sairement ne autre manière, qu'il ne se puissent plaindre au maieurs et as pers, se il vndent, anchois qu'a l'evesqne ne a sa justicbe, ou qu'il ne puissent faire pais a leur adversaire sans oongie et sans assentement de l'evesque ne de se justicbe, sauf le droit de l'evesque.
3. Nec^*^ de aliquo maleficio [dicti major et pares poieroot fte inlromittere], propter quod maleiactor amittere debeat vitam vel membram , licet prias ad ipsos qaam ad epistopum vd justiciam suam ipsius maleficii querela deferaiur.
à. Etiamsi contingeret majorem vel aliquem de paribus ab aliquo de communia percuti , amodo potestatem vel authoritatem non habebunt dicti major et pares fociendi affern dolabrum vel maleum ad scindendom pognum illius qui majorem perçussent vel unum de paribus; nec eidem poterunt auferre membrum; sed potarant dictum malelactorem pnnire gravius in denariis vel bachiis, quam si simplicem juralum percussisset
5. Nec poterunt dicti major et pares cognosœre de placicis sive discordiis hereditatis, licet prias ad eos quam ad episcopum vel justitiam suam querimonia deferatur^ videlicet de re pertinente ad hereditatis fundum.
6. Sed si quis de communia sua prius conqueratur eis quam episcopo vd genti sue, super eo quod aliquis vidnus suus gutteriam domos sue posuerilaUterquam non debeat, vd quod non sil taUs qualis esse debeat, ex quo damnum sibi emineat; vel si sit discordia do dausura pendenti vd prava, ex quo damnum fiât vel appareat debere venire, vd paries vi« dni sui pendeat super domum suam, tali modo quod appareat ex hoc damnum posse venire : in talibus casibus poterunt dicti major et pares redpere damores et cognoscere de querdis et Cacere emendari que emendanda fuerint, secundum esgardium , dicta et rdationem çarpentariorum et cementarionim juralorum, et ad hoc
Ne d'aucun maléfice pour leqad li maufaiteur perdre doit vie ou membre , ja soit che que a aus, anchois que a Tevesque ou a se justiche, de che maléfice plainte soit aportëe.
Chi parok de k peiwne que chil doit aooir, qmfiert moteur ou per de commune; et des goutieres et des parois.
Adecliertes, se il avenoit maieur ou aucun des pers d'aucun de la commune estre fera, des ore mais pooir ne autorité n'aront li maieur ne li per de faire aporter doloirë ne mais , pour couper le poing de chdui qui ie maieur ara fera ou .i. des pers, ne a lui ne porront tolir membre; mais il porront ie maufaiteur punir plus griement eu deniers ou en haquies que se simple jure eust fera.
Ne ne porront li maires et 11 per connoistre desplaysne de descort d*erytage, ja soit che qu'avant a aus qu'a Tevesque ou a se justiche plainte soit aportëe, ch'est asavoir de chose apartenant a fons d'yretage ; mais se aucuns de leur com* HKone avant se complaint a aus que a Tevesque ou a sa gent, seur che que aucuns voisins le gontiere de se maison ait mise autrement qu'il ne doit ou que elle ne soit mie teie comme die doit estre , de quoi a li domages apere, ou se il estoit desdos de doture pendant ou mauvaise, de quoi domages soit ou apere devoir venir, ou que le paroit de sen voisin pende sur se maison en teie manière qu'il apere de che puit venir domages: en tel cas, porront li maieur et li per rechevoir dameurs et connoistre des querelles et faire amender che qui sera trouve a amender, sdonc l'esgart et le dit et le raport des carpentiers et des mâchons jurés et a che establis (.ii.). li qud carpentier et machon.
(') Ce paragraphe 3 devrait, d'après le aeDs de la phraae, aoivre le paragraphe i ; mais j'ai préféré aoÎTro de plas près le texte français, qui est du eommencement du xit* siècle, alora quo le texte latin le plus ancien que nous possédions est celui de Loiael. C'est pour cela que j'ai 8uppl<^ tout ce qui est entre [ ] , pour randra la phrase compréhensible.
coQstitutorum ab eis. Qui carpentarii et cementarii, quando ad hoc per dictes majorem et pares eiecti fuerunt, kenebuntur facere juramentum dicto episcopo vel justîtie sue apud Belvacum coinmoranti , prout predictis majorî et paribus, de officie suo predicto fideliter faciendo.
7. Et si contigerit quod aliquis de communia faceret alii ejusdem communie plagam cum cuUello, ense, baculo, petra vel aliqua alla armatura, dicti major et pares non poterunt cognoscere nec se intromittere de dicto forefacto, quamdiu piaga erit aperta, licet super hoc ad eos prius damor perveniat quam ad episcopum vel ad gentes suas, preterquam in hoc quod, pro securitate et bono cornmuni dicte ville, ex officie suo poterunt precipere ambabus partibus sub certa pena argenti, quod dent sibi invicem treugas, usque ad certum tempus; sed nemini poterunt precipere quod det assecurationem.
8. Et si ille vel aliquis ex iilis , cui vel quibus preceperint dare treugas, et eas dare non vellent: propter hoc eos non poterunt coDgeare(^\ sed eos poterunt desadvoare de communia sua , et tune requi« rere dictum episcopum vel justitiam suam, quod eos oompellat ad dandas treugas usque ad terminum ab eis statulum, et ad solvendam penam commissam pro eo quod noluerunt dare treugam, prout ab ipsis fuerit ordioatum.
9. Et dictus episcopus vel justitia sua hujusmodi requisitionem facere et compeUere tenebuntur infra très dies po8t> quam requisiti fuerint, per captionem corporum et bonoram illorum qui dictam treugam dare noluerunt, vel expellendo eos extra villam Belvacensem. Et si dictus episcopus vel justitia sua hoc non fecerint
quant a che par les maieurs et par les pers esUt seront, il seront tenu a fiiire sairement à Tevesque ou a se justiche a Biauvais demourant, aussi comme as maieurs et as pers, de letn* office devant dit faire loiaument.
Chi parole comment on doit aler avant contre chelui qui a homme de commune fait plaie de coutel ou d'autre armeure.
Et se il avenoit que aucuns de leur commune feist a aultre de chelle meismez commune plaie de coutel, d*espée, de baston, de pien'e ou d*autre armeure, li maires ne li per ne porroient connoistre, ne soi entremettre dou for&it, tant comme la plaie iert aperte, ja soit che que seur che a ans premièrement dameor viegue, anchois que a Tevesque ne a ses gens , fors que en che pour seurtë et pour bien de pais de le ville porront commander as deuz parties, seur chertaine painne d*argent, qu*il donnent triesves dusques a chertain tans; mes noiloi ne porront commander que il doint asseurement.
Et si h uns ou li autres d eus au quel ou au kiex il aront commande donner trieves , et trieves donner ne verront, pour che chaus ne porront [conjoir, mes] desavoer de leur oonminne, et adonques rekiere li evesques ou se justiche, que chaus cojitraigne a donner trieves dusques au terme d*eas establi , et a paier le paine commise pour che qu'il ne vorrent donner trêves, et comme d'aus avoit esté ordené.
Et li evesques ou se justiche chesterequeste faire et acomplir sont tenu dedens .111. jors, puis que requis en aront estë^ par prenanche de cors et de leur biens qui les dites trieves donner ne verront, ou en boutant chaus hors de le ville de Biauvais. Et se li evesques ou se justiche che ne faisoient dedens les .111. jors de-
Cogère (Louvet).
infra dictoB très dies, major cum .u. paribu8 sais poterit nos adii*e et nos requirere, quod nos lenerifaciamasiUudqaod de dictis treuga et pena per ipsos fuerit ordinalum. Et si forsitan aliquis dîeeret qaod dictas episcopos vel justitia sua non fuissent super hoc requisiti , proul debuis^ sent, vel quod non essent super hoc in defeclu, major et pares, qui ad nos venerint, asserere tenebuntur, sub jurametito nobis ab ipsis prestito, quod dictus episcopus vd mandatum snum super hoc fuerint sufficienter requisiti , et quod infra dictum tenninum fecere noluerunt; et super hoc credetur eis sine aiia probatione.
1 o. Item , fuit a dictis partibus ooncordatum quod si de vulnere aperto, postquam sanatum fuerit, aliquis voluerit conqueri dictis majori et paribus, priusquam episoopo vel genti sue, super hoc potorunt cognoscere, etiamsi sit ibi mehannium , non tanquam ad hoc quod pro mehannio penam infiUgant, sed malefactori poterunt precipere ut emendet leso, juxta usum ville, qui taiis est, prout recognoverunt partes : quod de piaga, sive de mehannio, ratione sanguinis, .xi.
solidi et .m. denarii consueverunt solvi , enm eipensis et custibus &ctis a leso in lesione sananda. Et si lesus sit homo laborator, cum jorneis suis quas perdiderit ratione plage predicte. Et si esset ibidem mehannium et lesus esset homo qui consuesset de labore corporis sui vel membrorom vivere et pro dicto mehannio laborare non posset, esgardare poterunt secundum conditionem personarum et qualitatem mehannii, aliquam summara pecunie competentem, et malefactori precipere ut una cum emenda predicta , ipse vd beredes sui , si decederet, solvant leso, quolibet anno quamdiu vixerit, dictam summam , et insuper quod malefaclor eis
vaut dis, li maii'es et doi de ses pers porra venir a nous, et nous requerre que tenir fâchons che que de trieve et de le painne par aus ara este ordenëe. Et se par aventure aucuns disoit que li evesques ou se justiche ne feussent seur che requis, si com il deussent, ou ne feussent seur che en deOaut, li maires et li per qui a nous seront venus , affermer seront tenuz seur le sairement a nous de ans fait, que li evesques ou ses commandemens seur che ont este souflbamment requis, et que dedens le. terme faire ne le vorrent; et seur che il seront creu sans autre praeve.
Chi parole comment U moirée et li fer pueent juetichier après plaie eamnée dont il aitmenkainê.
De rechief, il fu acordë que se de plaie ouverte puis qu'ele sera sanëe, aucuns se weiile plaindre an maieur et os pers, anchois que a Tevesque on a se gent, seur che il porront oonnoistre, et se mehains est en la plainte, ne mie tant que a che pour le menbaing painne ne carehent au malfaiteur, mais au malfaiteur porront commander qu'il Fament au blechié selooc Tusage de le ville, qui tiex est , selonc che que les parties ont conneu : que de plaie ou de menbaing, par raison de sanc, .xx. s. et .m. d. ont accoustumë estre paie avoeques les despens et les cous fais dou blechië pour Tacoison de la blecheure saner. Et se li blechiés soit bons laboureres, avoeques ses jomëes, le»qudes il ara perdues par le raison de le plaie. Et se menhaig i avoit et ii blechiës feust bons qui eust accoustumë vivre de labeur de son cors, ou de ses membres, et pour le menbaing de son cors devant dit labourer ne peust, esgarder porront, selonc la condition des persoones et le cantité dou manhaing, aucuoe somme d'argent avenant , et au malfaiteur commander que chdle somme avoec Tamende, ii ou si oir paient au blechië, chaucun en tant
solvai emendam seeuadoin qualitatem de-
11. Et si malefactor eis in premissis obedire non vellet, illum propter hoc congeare non poterunt, sed ipsum poterant desadvoare de sua communia et tune episcopum requirere val juslitiam suam, ut compeliat dîctum malefactorem per captionem corporis vel bonorum , vel expdiendo eum a villa , ad faciendum ea que super hoc ordinanda duxerint vel etiam esgardanda. Et episcopus vei justitia sua tenebuntur facere et complere hujusroodi requisitionem infra très dies, postquam super hoc fuerint requisiti. Et si episcopus vel juatilia sua dixennt eos in dicto negotio non processisse prout debuissent, vel quod casns esset talis de quo cognoscere non debuissent, si major et au de paribus suis assererenl per juramenlunri ab ipsis dicto episcopo prestitum, casum esse talem quod de eo cognoscere possunt) juita ordinationem et concorda* tionem coram predictis iegato, Ansoido et Theobaldo, factam, et secundum quod in presenli iittera continetur, et quod in dicto negotio prooesserunt fideliter et bona fide, episcopus vel justitia sua ad aiiquid aliud eos ulterius coarctare non poterunt, imo tenebuntur facere requisitionem prout superius dictum est. Et nisi fecerint infra lerminum supradictum, major cum .u. de paribus suis poterit nos adiré, si fuerimus ita prope Parisins, siout Turonis vel Biloris vd propius, et requirere nos quod teneri faciamus quod ordinaverunt, sive esgardaverunt
19. Et si forsitan aliquis diceret quod episcopus vel justitia sua non fuissent super hoc requisiti prout debuissent, vel non fuissent super hoc in defectu , dicti major et pares qui ad nos venerint, tenebuntur per juramentum suum coram nobis factum ab eis, nobis dicere quod dictus episcopus vel ejus mandatum super
comme il vivera , ladite somme. Et avoeques che, que li maufaiteurs a aus pait Tamende selon le cantitë dou meffait.
Et se le maufeteres en ches choses devant dites a aus obéir ne voloit, cheiaî pour che conjoii* ne porront; mais cheloi porront desavouer de leur commune, et adoncques Tevesque requerre ou se justiche qu'il contraigne le malfaiteur par prise de son cors ou de ses biens, ou en metant lui hors de le ville, pour faire che que seur che ordeueront ou esgarderont.
Et ii evesques ou se justidie seront tenu a faire et a acomplir cheste requeste dedens .III. jors, après che qu'il en aront este requis. Et se li evesques ou se justiche disoient que li mères et li per en le besoigne ne feussent pas allé avant, si com il deussent, ou que le cas feust tiex que oonnoistre n en deussent, se li mères et .II. de ses pers affi'emassent par le sairement d'aus fait a Tevesque , le cas estre tel que de che connoistre pueent, selonc Tordenanche et le concordanche par devant ledit l^at, Anssout et Thiebaut faite , et selonc che que en cheste présente lettre est contenu, et que en ledite besoigne sont aie avant loialment en bone foy, li evesques ne se justiche a nulle autre chose le maieur ne les pers contraindre ne pueent, anchois sont tenu faire leur requeste , si com il est par dessus dit. Et se che ne faisoient dedens le terme devant dit, li maires et doi de ses pers porra a nous venir, se nous sommes si près comme Paris ou comme Bourges ou plus près, et nous requerre que nous fâchons tenir che que ib ont ordenë et esgardë.
Et si par aventure avenoit que aucun deist que li evesques ou se justiche n'en eussent pas este requis, si com il deussent, ou de che ne feussent mie en deffaute, li maires et li per qui a nous seront venu, sont tenu dire par leur sairement a nous fait d'aus, que li evesques ou ses mandemens seur obe requis ara esté souf-*
hoc raqaiuti fuerint siiffidenter et quod non fecerint quod d^nerint infra terminum Bopradictum ; et par hoc credetnr eis in hac parte, abaque génère alterius probalionis. Et nos tune, si nohis placuerit, poterimus diclo episeopo predpere, et eum cogère per captionem bonorum suorum, îta quod ei non fiet iojuria, ad cornpeUendnm desadvoatam a communia vem're ad ohedientiam diclorum majoris et parinm, prout ab eis est periocutom. Et si noe essemus longius Paritius quam Turonis, vel Bi(uris,ubilibet non tenerentur nos adiro dicturi, facturi, vd requisituri quod cogeremns dictum episcopum in modo supradiclo, imo ad hailUvum no»»
trum Silvanectensem, quem ad hoc po^ nimuB loco nostri in dicto casu spedaiiter, ire poterunt et eum requirere quod oompeUat dictum episcopum, per captionem bononimsuorum, ad compellendum desadvoatum a communia Tenire ad ob&dîentiam dictorum majoris etparium, prout superius cootinetur. Et facto ab eis coram dicto bailiivo juramento super requisitionem et super defectum episcopi in forma supradicta, bailiivus polerit coropdlere dictum episcopum, ita quod per hoc ei non fiet injuria , ad hoc faciendum « proui nos faceremus, si essemus propius Parisius. Et simiiiter in casu treuge.
i3. Item,sicontigeret[quod]aliquîsde communia Bdyacensi diceret convitîa alicui de eadem communia qui non esset par, vel eum percuteret eum manu yd corn pede, dîeti major et pares super hoc poterunt cognoscere, si querimonia prius ad eos deferatur quam ad episcopum vel gentem suam; etiam si esset sangnis de naso, vel de ore, vel de unguibus, poterunt predpere itii qui convitia disent aut
fisamment, et qui n'aront mie fait che qn*il durent dedans le terme devant dit.
Et par che il seront creu enchesfe partie, sans nulle autre prueve. Et adonques nous porront, se il nous plait,a Tevesque commander et con^aindre Tevesqne par prise de ses biens, en tel manière que par che ne soit faite a lui injure, a contraindre le désavoue venir a le commune et a Tobeissanche des maieurs et des pers, si comme d*aus ara este par devant parie. Et se nous estions plus ioins que Parisou que Tours, que fiooorges, li maires ne li per ne seroient tenu a aler au lieu devant dis, dire, bire ne requerre que nous conlrainsissione Tevesque en le manière devant dite , anchois a noatre baillieu de Seniis, lequel nous metons a che en nostre lieu en che cas especîaument, aler porront et lui requerre qu'il contraigne fevesque par prise de ces biens a contraindre le désavoue de le conmiuoe, que il viegne a Tobedienche don maieur et des pers, si corn il est par deseure cootenu.
Et le sairement fait d'ans par devant le baillieu, seur le requeste et seur ledeffaut de Tevesque, en le forme devant dite, li bailheus porra contraindre Tevesque, eo teie manière que par che ne sera mie laite a Tevesque injure, a che faire, si comme nous ferions se nous estions près de Paris. Et ensement en cas de trieves.
Chi parole 9e auemu de lé cammme
• dieak nUenie a aucun d'îckeUe msimias
tonumme, qui nefeuetpere, ou le fera dt
main ou depU, li moirée et Uper en puent
eonnoietre, ee plami en vient a ans.
I)e rechief , se il avenoit que aucuns de le conunune de Beauvais deist vilenie a aucun d'ichelle meesmes couunune qui ne iust pers, ou le ferist de main ou de pié, li maires et li per seur che porront connoistre , se plainte en vient a ans avant qu'a Tevesque ne que a se gent. Et se sanc i avoit de nés ou de bouche , ou de ongles , li maires et li per porront commander a cheiui qui le vilenie ara dite ou le forfait
forefeoerit in modum supradictum, quod emendet illi cai oonvitia dixerit, vei forefeoerit, juxia usum ^^^ ville qai laiis est : flcHicet , .▼. soiidos pro maiedicto vel pro forefacto, quando sangais non est; et si esset ibi sanguis, .xx. solidos et .m. denanos. Et similiter eidem precipere poterunt quod eis emendet.
1 4. Et nisi super hoc eis obedire voluerit, ipsQm propter hoc congeare non potemnt, imo eum poteruntde communia sua desadvoare, et tune requirere dietom episcopum aut jnstitiam suam , vel , propter eomm defectum, nos, prout superius dictum est in articuio proxime supéri us denotalo. Et faujusmodi cognilionom sive jnstitiam, quam dicti major et pares habebunt in casu predicto in modo supradicto, ipsi habebunt, etiam si casus vel forefadum evenerit de nocte.
i5. Item, si aliquis de communia sua oonqaeratur majori vei paribus de alio homine ejusdem communie, super debitis vd mobilibus aut catallis, antequam ad episcopum vel ad gentes suas clamor super hoc devenerit, ipsi poterunt facere venire corém se eum de quo conqueritur, et audita petitione sibi ab adversario suo facta, illi poterunt dicere quod confiteatur aut neget. Et si idem reus dicat quod non Yult confiteri vei negare aut stare juri super hoc coram eis, imo alibi ubi debebit, eum cogère non poterunt procedere in dicto negotio ulterius coraai eis, imo ab eis recedere poterit quitus et liber. Et si contigeret quod ille a quo petitur debitnm, mobilia aut catalla, coram eis neget illud quod ab eo petitur, ipsam poterunt interrogare, si velit super boc
ara fait, en le manière qu'il est avant dit, que il f ament a cheiui a qui il ara dit le vilenie ou ara forfiût, sdonc Tusage de la ville qui liex est. Gh'est assavoir, v. s. pour le laidit, ou pour le forUt sans sanc, et se sanc i est .xx. s. et ni. d. Et de rechief , au forfaiteur pon*ont commander que u ans Tament
Et se a ans, ch*est assavoir au maieur et as pers, seur che obéir ne veut, cbe forfaiteur pour cbe conjoir ne porront, anchois le porront de le commune desavoer, et adonques roquerre Tevesque ou se justiche, ou pour leur [deflEsiut] a nous, si com il est par deseure dit en lartieie procbainne devant nommée. Et cheste connoissanehe ou clieste justiche que li maires ou li per aront ou cas devant dit en le manière devant dite, il aront Et meesmement se li cas ou li forfais avenoit de nuit.
Chi parole se aucuns de le commune se plaignoit au maieur et as pers d'omme de commune, de deste, de muebles ou de chaieL Comment U maires et [per] pueni exploiter en tel cas.
De rechief , se aucuns de leur commune se complaignoit a ans, ch'est assavoir au maieur et as pers de homme de cheile commune, seur destes ou seur muebles ou de chatiex, anchois que a Tevesque on a ses gens clameur seur che estoit aportée, il porront fiiire venir par devant ans cheiui de qui ont se plaint et oir le demande du plaintieu, il porront dire a cheiui a qui on demande que il connoisse ou nist.
Et se chil a qui on demande die que il ne veut connoistre ne nier ne estre a droit seur che par devant aus, anchois sueffire bien aiiiieurs la u il doit, li maires, ne li per chdui contraindre ne porront a aler avant en le besoigne par devant aus, anchois se porra départir d'ans cuites et délivres. Et se il avenoit que chil a qui on demande dette, mueble ou catel, par
<" Poterant precipere illi qui coofitta diteritaot IbnliBeerit, jarare usum ville (LoîmI).
saam inqaestam expeclare; et si dieat quod non, cum coram eis non velit super hoc stare jori, imo alibi nbi debebit, ipsi eam cogère non poterunt in dicto negotio ulterius procédera coram eis, imo ab eis recedere poterit quitus et liber. Et si contigeret en m dicere qnod vellet eomm inqiiestam super hoc expectare, tune ipsi poterunt inqnirere; et si per inquestam invenerint ipsum teneri ad hoc quod ab eo pefitnr, vel ab initie confiteatur absque inquesta expectanda, quod teneatur solvere vel reddere illud quod ab eo petiUir, ipsi poterunt ei precipere quod solvat vel reddat infra quindecim dies ea que ab eo petuntur, super quibus confessus fuerit vel convictus per inquestam , absque tamen appositione pêne. Et nisi reddiderit vel solverit ad terminum sibi ab eis prefixum , propter boc ab ipso non habebunt emendam, nec ipsum poterunt propter hoc desadvoare de sua communia vel con<geare de villa , imo poterunt ire in domum ipsius, vel mittere servientem suum juratum, et eandem domum intrare, si eam apertam invenerint. Sed ut eam inlrent, frangere non poterunt hostium vel fenes- Iram, vel aKum introitum, et postquam, hostio invento aperto, ingressi fuerunt, poterunt capere ea que de suo invenient in dicta domo, absque fractione hostii, vel fenestre, vel arche, aut serrure seu idterius Armature. Et si ille super quem capient, vel alius pro eo, nitalurrescurrere ea que capere voluerint, vel copiant aut ceperint, propter hujusmodi rescussam non omittent quin capiant aut importent pro solutione facienda rei confesse, vel probate coram eis, et tenebitnr eis emendare rescussam.
devant aus nist che que on leur demande, li maires et li per puent demander a cheiui qui nie se senr che veut atendre leur enqueste, et si dist que non, comme chil qui par devant ans ne veut estre a droit, anchois sueflre aillieurs la u il devera, li maires ne li per chelui contraindre ne porront a aler avant en le besoigne par devant aus, anchois s^en porra partir quites et délivres. Et se il avenoit que il desist que seur che vousist atendre leur enqueste, adonques li maires et li per porront enquerre; et se il trnevent par enqueste chelui estre tenu en che que on ii demande, ou que au commenchement ait confessé Tentente de sen adversaire, sans atendre Tenqueste , que il soit tenus a paier ou a rendre che que on li demande, li maires et li per porront a lui commander que il pait ou rende dedans .xv.
jors les choses que on li a demandées, seur lesqueles il sera confessé ou atains par enqueste, sans che que li maires et li pers ne li puent mie commander seur paine. Et s*il ne paioit ou rendoit a terme assis dou maieur ou des pers, pour che li maires ne li per d'ichelui ne porroient avoir amende, ne chelui ne porront pour che desavoer de leur commune, ne conjoir de le ville de Biauvais; anchois porront ider en le maison de chdui ou envoler leur seijant juré et entrer en le maison, s*il le truevent ouverte; mais pour eus entrer, brisier ne porront huis ne fenestre ne autre entrée, et puis qu'il seront entré ens par huis ouvert, il porront prenre che qu'il trouveront dou sien en le maison, sans brisenre ou d'aumaire ou de sairenre, ou d'autre fermeure. Et se chil, seur qui il prennent, ou autres pour lui, s'esforche de rescourre che qu'il welent prenre ou prennent ou aient pris, pour cheste rescousse ne lairont il mie qu'il ne preignent ou enportent pour faire le paiement de le chose confessée ou prouvée par devant aus , et si sera tenus a amender au maieur et as pers le rescousse.
16. Et niai emendare volaerit vel emendam solvere, ipsum propter hoc noo potenint congeare de villa , imo polerunt eum desadvoare de sua commania, et tanc requirere episcopam vel jostitiam 8oam, qaod rescussam eis facîat emendari, et emendam solvi. Et ipsî tenebaotar hoc facere in modo suprascripto in articalo de plaga sanata eu m mehennio vel sine mehennio. Et si episcopas vel jastitia saa hoc non fecerint, dictus major cnm duobus paribas suis potenint nos adiré in forma expressa in articulo eodem ; sed dieti major et pares capere non potenint, occasione debiti, vel mobiiium aut catallonim confessatorum aut probatorum eoram eis, prout snperius dictum est, in strala pubiica, in foro, sive in dterius domo; imo tantummodo in domo ipsius qui confessus vd convictas Aierit, eo modo qnod superins est expressum.
1 7. Et sdendum est a partibus fuisse concordatum, qnod ex nunc in anlea dicti major et pares in aliquo casn congeare non potenint hominem de villa Relvacensi , nec puniendo uti hoc vocabulo congeare vel bannire; sed poternnt desadvoare de communia sua et requirere episcopum vel justitiam suam vd nos, propter eorum defectum, prout superius continetur.
18. Item, super articulo de modo levandi tailliam assessam Bdvaci per majorem et pares dicte ville, fuit a partibus taliterconcordatum: videlicet, quod quando major el pares tailUam suam assederint et ad solvendum terminum prefixerint, ad nos venient et nos requirent ut nos per nostras patentes litteras mandemus épiseopo vel jnslitie sue apod Belvaeum corn-
Et se il ne veut amender ou Tamende paier, chelui pour che ne pourront eonjoir de le commune de le ville; mes il le porront desavoer de leur commune, et adonc porront requerre Fevesque ou se justiche que le reskeuse a ans fadie amender et Tamende paier. Et ii evesquea ou se gent seront tenus a die faire , en le maniera devant escrite en Tartide de plaie sanée a mehaig, et sans menhaig.
Et se li evesques ou se justiche che ne faisoient, Ii maires et doi de ses pers porront a nous venir en le forme exprcssée en chelle meismes artide. Et li maires ne li per prenre ne porront, pour Tacoison de le dette ou des muebles ou des cfaatiex confessés ou prouvés par devant aus, si com il est par devant dit, en placfae pueplée, en marehié, ou en antre maison:
mais tant seulement prenre porront en le maison d'tchelui qui confessés ou atains ara esté, en le manière qu*il ont dit par devant.
Chi parole que U mains et iï per ne puent eoiy'oier, mee desavoer pueent, ne user dou mot qui est apeles conjoir.
Et est assavoir quil fu concordé des parties que des ore en avant, 11 maires ne li per en nul cas conjoir ne porront homme de le ville de Biauvais, ne user en puissent de cheste parole conjoir ou banir; mais il porront desavoer de lear commune, et requerre Tevesque ou se justiche, ou nous pour leur deffaute, si com il est par devant dit.
Œ parole en V article de le taille, et en la manière dou leter, etdoupooir tel comme li maires et li per i ont.
De rechief , seur Tartide de le manière de lever le taille assise a Biauvais par le inaieur et par les pers de le ville de Biauvais, fu en telle manière accordé des parties. Ch'est assavoir, que quant ii maires et li per leur taille aront assise et aront mis terme de paier, a nous venront et npus requerront que nous par nos lettres pendans mandons a IVvesque on a
moranti , si episcopas esset abseiiB, quod iioD impediat, iiuo permittat dictos majorem et pares levare taiiliam saam, prout ab eis assessa fuerit, ad tenninos ad hoc ab eis prefixos. Et postquam epi* seopus vel justitia saa litleras nostras prediclas receperit, major et pares predicti poteruDt levare taiiliam suam, et facere fortiam, si opus fuerit, et fraogere hostia, fenestras, archas et serniras, et capere in mercato, et in vicis et per omnes domos illoram de saa communia, épiscopo vel sua justitia minime requisitis, nec poterit dictus episcopus vel justitia sua inhibere, desturbare, vel impedire quin possiot taiiliam suam levare, prout est supradictum.
1 g. Item , super eo quod dicti major et pares dicebant quod cum ipsi diu fuissent in possesnone pacifica ponendi gentes ad manendum in portis ville Belvacensis et in firmitatibus , episcopus eos super hoc dessaisiverat, amovendo eos quos ibi posuerant, et ponendo gentes alias ad ma* nendum, fuit a partibus taliter concordatum: videlicet, quod propter hoc quod cives Belvacenses confessi fueruul corara predictis legato, Ansoldo et Theobaido, quod dominium portarum et clavium ipsarum portarum est episoopi, et quod gardam, quam habent, ibi babent ex parle ipsius episcopi et ab ipso, tali modo quod quotiens apud Belvacum est de novo creatus episcopus, sibi tenentur afferre claves portarum ville, etiamsi ex parte ipsius episcopi super hoc non requirantur.
Et postquam dictus episcopus dictas claves diquantulum tenuerit, illas reddit eisdem et tradit eis gardam portarunit fortericiarum et murorum. Et idem , episcopus, quando placet sibi, potest capere et repetere iterum daves, et ipsi tenentur eas sibi reddei'e quotiens ab eodem epis-
se justiche a Biauvais demourant, se li evesques n'i est, que il n'empêche, anchois sueflre le maieur et les pers lever le taille, si comme de ara esté d'aus assise as termes d'aus assena. Et puis que li evesques ou se justiche nos devant dites lettres ara recbeues, li maires et li per devant dit porront lever leur taille et &ire forche, se mestiers est, et brisier uis et fenestres et aumaires et saireures, et prenre en marchië et en rues et par toutes les maisons de chaus qui sont de leur conunune , ne pour che fiiire ne requerront li maieur ne li per Tevesque ne se justidie, ne ne porra li evesques ne se justiche deffendre ne contraindre ne empeescfaer qu'il ne puissent leur taille lever, si eom il est par devant dit
CfU parole comment ii moirée et U per pueent gène mettre manoir ee portée et et fermetée de le viile^
De rechief , seur che que li maires et li per disoient com il eussent este longuement en paisible possession de mestre les gens pour manoir es portes de le ville de Biauvais et es fermeté, li evesques le maieur et les pers seur che avoient dessaisi , en ostant chaus que il avoient ilueques mis, et en metant autres gens pour manoir ens, ii fu en td maniera acordë des parties. Ch'est assavoir, que pour che que li bourgois de Biauvais reconnurent par devant les devant dis légat, Anssout et Thiebaut, que le seignourie des portes et des des des portes de le ville est de Tevesque , et que le garde que il i ont, il Font par Tevesque et de lui, en tel maniera que toutes les fois que evesques est de novel criés à Biauvais, ii maires et li per sont tenuz a aporter a Tevesque les clés des portes de le ville, meesmement se de le partie Tevesque n'en estoient mie requis. Et puis que li evesques ara tenues les dés .1. poi, ii rant les dés a aus et baille a aus le garde des portes, des forteresches et des murs. Et de rechief, quant il plait a Tevesque, il puet prenra et re-
copo requiniDtur. Dîctus episcopas volait et concessit quod gentes ab ipso posite ad manenduin in portis et fortericiis murorum amoveantur, et major et pares ibi possinl ponere alios ad manendum , prout consuetum.
90. Item , super eo quod dicti major et pares dicebant se esse in possessiooe pacifica a longe retroacUs temporibus, ponendi guettas sive excubias in civitate Beivacensi, pro dicta villa costodienda de nocte, et quod dictus episcopus super hoc minus juste dessaisiverat, amovendo excubias ibi ab ipsis posilas et ponendo alias auctoritate propria, fuit a partibus laliter conoordatum, quod dîctus episcopus amovebit excubias quas ibi posuit, et major et pares ibi ponent alias, quotiens opus fiierit in futurum, accepta prius super hoc licentia ab ipso episcopo vel ejus juslitia apud Beivacum commorante; et ita etiam quod dicte excubie malefactores quos capient in prisionem ipsius episcopi adducere tenebunlur.
a 1 . Item, super articulo drapperie fuit a partibus tditer concordatum : videlicet, episcopus amodo patietur quod major et pares récipient pondus et balancias drapperie a theoionario Beivacensi; et si sit discordia de suo pondère, adjustitiabitur ad pondus theolenarii , ad quem hoc pertinet, et hoc tenet in feodum et homagium ab episcopo.
querre les dés, et sont tenus a Tevesque rendre les clés toates les fois que li evesques les requerra. L'evesques vont et octroia que les gens que il avoit mises a manoir es portes et es forteresches des murs soient ostëes, et li maires et li per ilueques puissent mestre antres gens a manoir, si com il estoit acoustumë.
Chi parole des guetee et des cherques, fui sont atournépar le maieur et par les pers, pour garder le ville de nuit pour les periex esJdever, quipueent avenir.
De rechief , seur che que li maires et li per disoient que ils etoient en paisible possession de lonc tans cha en amere, de mestre gaites ou cherques en le ville de Biauvais pour le ville garder de nuit, et que li evesques le maieur et les pers seur che sans raison avoit dessaisi , en ostant les gaites mises par le maieur et par les pers et metant autres de propre auctorité, fu des parties en td manière acordé, que li evesques ostera les gaites que il a ilueques mises, et li maires et li per ilueques mêleront autres, toutes les fois qu*il sera mestier des ore mais ; mab 9 Tevesque ou a se justiche le demonstreront anchois a Biauvais et en prenront congié li maires et li per, et en tele manière que les gaites (et) li maufaiteur que il prenront, en le maison Tevesque seront tenu a amener.
Chi parole seur l'article de le draperie, et comment li maires et li per rechevront le pois et les balenches et gens i meteront pour garder le mestier de le draperie des ore mais, sans contredit et sans empeechemeni de Vevesque ni de se gent.
De rechief, seur l'article de le draperie fu acordë des parties en tel manière :
ch'est assavoir, que li evesques des ore mais sueffre que li maires et li per le pois et les balanches de le draperie [reçoivent] dpu tonloier de Biauvais. El se discors estoit de leur pois, il seroit ajustés au pois le touloier, auquel tonloier che apartient, et che tient en fief et en hommage de Tevesque.
aa. Et fîiit iosuper a partibus concordatum, quod major et pares, qui melius cognoseunt probos et idoneos homines ministerii drapperie quam episcopus, eligent amodo, sine contradictione et impedimeoto episcopi vel suorum, probos homines de ministerio .vi. vel .vu. vel plus usqne ad decem , qui cavebunt seu curam gèrent quod drapperia sit talis qualis esse débet ; et jurabunt majori et paribus , et dicent sub juramento, ab eis episcopo prestito, quod ofiicium bona fide et fideliter exercebunt. Et si pannum inveniunt, in quo sit talis defectus quod seeundum suum esgardium sit ardendus, major et pares dictum pannum afferri facient in mercato Belvacensi et ligna et ignem ad ipsum ardenduiQ; et scire facient infra horam tertiam justitie episcopi apud Belvacum commoranti, ut veniat ignem in lîgnis positura pro dicto panno ardendo.
Et nisi venerit et dictum pannum cornburi non fecerit infra horam qua pulsatur ad vesperas in ecdesia Sancti Pétri Belva-* censi, ex tune dicti major et pares capere poterunt dictum pannum et iUum dare hospitali Belvacensi, sine licentia et assensu episcopi vel justitie sue. Et si defectus panni non sit tantus quod propter hoc judicari debeat ad ardendum , si predicti probi homines dicant quod scindi debeat, major et pares dictum pannum afferri facient in mercato Belvacensi, et significabunt infra horam tertiam justitie episcopi Belvacensis, ut veniat scissura dictum pannum; et dicta justitia dicti episcopi debebit et poterit scindi facere dictum pannum infini horam, qua pulsatur ad vesperas vei qua consuetnm est pulsari ad vesperas in ecdesîa Sancti Pétri Belvacensis; et pecie panni scissi reddentur illi cujus fuerit , tdi modo quod de necessitate eum vendat ad detaillium in villa Belvacensi. Et si justitia episeopi, postquam super hoc requisita fuerit. sieut predictum est, infra dictani horam dictum pannum scindi non fecerit, ex
Beauvais.
Et en senr que tout, il fut des parties concorde que li maires et H per, qui miex connaissent les preudommes et les loiaus dou mestier de le draperie que li evesques ne fait, des ore mais esliront, sans contredit et sans empeeschement de Tevesque ou de se gent, preudommes dou mestier .vi. ou .vu. ou plus dusques a .x., qu'il garderont et porteront le cure que le draperie soit tde com ele doit estre; et jurront au maieur et as pers, et diront seur le serement qu'il ont fait a Tevesque, que leur office en boine foy et loiaument hanteront. Et se il truevent drap ouqud soit tele deffaute que selonc leur esgart doie estre ars, li maires et li per le drap feront apporter ou marchié de Biauvais, et les boises et le fil pour le drap ardoir; et savoir feront dedens eure de tierehe a le justiche Tevesque a fiiauvais demeurant, que ele viegne mettre le fu es boises pour le drap ardoir. Et se justiche ne vient, et le drap ardoir ne fait, dedens Feure que on sonne vespres en l'église Saint Pierre de Biauvais, puis lueques en avant, li maires et li per le drap porront prenre et donner le drap a l'ospital de Biauvais, sans licence et sans congië de l'evesqoe ou de se justiche. Et se li defiiuz dou drap ne doie mie estre si grans, que pour che ne doie mie estre jugiës a ardoir, se li bottée qui le draperie gardent dient que li dras poie estre trenchiés par pieches, li maires et li per le drap feront aporter ou marchië de Biauvais, et feront savoir dedens eure de tierehe a le justiche Tevesque de Biauvais qu'ele viegne trenchier le drap ; et le justiche Tevesque porra et devera feire trenchier le drap dedens leure que on sonnera vespres, ou que il est acoustumë de sonner vespres en l'église de Saint- Pierre de Biauvais ; et les pieches dou drap tranchiës seront rendues a chelui qui il ara este, en telle manière qu'il convenra le drap vendre a détail en le ville de Biauvais. Et se le justiche Tevesque , puis que
ao
mPBIVtmill lATIORAtlt.
lune iiiajor et pares diclum pannuni ))olerunl scindi facere in mercalo vel in loco in quo tenent placila sua in aperto, et pecie panni scissi reddcntur illi cujus fuerit, tâli modo quod oportebil dictum pannum vendei^e ad detailiium in civitale Belvacensi.
a3. Insuper concoi'datum fuit, quod si pannus de .xl. ulnis vel de .xx. rectum pondus suum non habeat , si pannus de .xl.
ulnis habeat .u.libras vel minus de .11. minus de recto pondère, etpannusde.xx. ulnis unam libram vel minus de una fibra minus de recto pondère , pannus propter hoc , nisi filent defectus alius, non comburetur vel scindetur, imo remanebit sanus et inleger illi cujus erit; sed solvet pro malo pondère pro qualibet iibra, que deficiet pro recto pondère, .xii. denarios, vel si rainor sit defectus, juxta quantitatem defectus; et dicti denarii erunt dictorum hominum qui de dicto ministerio curam gèrent. Et si defectus panni de .xl. ulnis .n.libras excédât, vel defectus panni de .xx. uhiis .i.
libram excédât, dictus pannus comburetur vel scindetur, prout superius dictum est, secundum esgardum hominum predictomm.
36. Item, super articulo de modo citandi per episcopum homines de communia Belvacensi, fuit taiiter concordatum : videlicet , quod dictus episcopus vel prepositus suus eitare poterunt itlos de communia Belvacensi per servientem suum, serviente majoris non vocato nec
fleur che ara clé requise , si coni il e^t par devant dit, dedens Teure devant dite le drap trenebier ne faisoit, pnis orc en avant li maires et 11 per le drap porront faire trenchier ou marchië ou en lieu ouquol il tiennent leur plais en apert et devant tous.
Et li pieches dou drap trenchiés seront rendues a cbelui de qui le dras ara esté, en tel manière qu'il convonra le drap vendre a détail en le chitd de Biauvais*
Chi parole de le longeur desgrans drtu et des rotes, et dou U de Vun et de Vautre, et dou pois de l'un et de Vautre, et corninent on en doit ouvrer pour le defauie des choses devant dites.
En seur que tout il fu acordë que li dras de .xl. aunes ou li dras de .xx. aunes sen droit pois n avoit, se li dras de .xl.
aunes avoit .11. livres ou mains de .u. mains de droit pois, et li dras de .xx. aunes une livre ou mains d'une livre mains de droit pois, li dras pour die, s*il n*i a diantre de&ut, ne sera mie ars ne trenchiés, anchois remenra sains et entiers a chelui de qui il iert; mais il paiera pour le mauvais pois, pour chaucime livre qu'il defanra de droit pois, .xn. den. ou mains, se le defaute est menre sdonc le cantitë de le defaute; et li denier seront as hommes qui dou meslier portent le cure ou le garde.
Et se li defaus dou drap de .xl. aunes passe .11. livres, ou li defaus dou drap de .XX. aunes passe une livre, li drap sera ars ou trenchiës , selonc che que U est par deseure dit, selonc Tesgard des honmies devant dis.
eu parole de le manière de semonre les hommes de le commune de Biauvais par devant l'evesque ou se geni, et commetU li défaillant doivent estre puni.
De rechief , seur Tarliele de semonre par Tevesque les hommes de le oonuBune de Biauvais fu acordé en tel manière:
ch'cst asavoir, que li evcsques ou ses prevos porront semonre les hommes de le commune de Biauvais par sen sergent, sans apeler le sériant le maieur et san^
présente, et panire eos qui ad dtationem factam per solum servientem episeopi non venenint pro defecta , prout in villa Belvacensi extitit consuetum.
95. Item, fait conoordalimi quod ex nunc in antea episcopus vel jostîtia sua citari non facient ooram se illum de communia, de (juo querîmonia prius delata fuerit ad dietos majorera et pares , in casibus in quibus ad eos oognitio pertinebit; qui casus snnt exprès» in ardculis snpradiciis ; dam tamen non sint in negl^jentia faciendi saper hoc quod ad eos pertinebit.
36. Item, concordatum fuit quod in omnibus casibus supradictis, de quibus dietum est quod major et pares possunt cognoscere vel idiud faoere, in eisdem casibus, si major inGrmitate detentus, vel alia de causa prepeditus interesse non posset, iile qui erit in ioco majoris cognoscere poterit et facere cam paribus, ac si major essel presens.
97. Item, fuit coneordatom qood ex nunc in antea prepositos Belvacensis, vel aiiqaisalias ejos jastttiarias , detinerenon poterunt hominem de communia Bdva* œnsi dtatam corara eîs, nec gardam ponere in domo sua pro debitis, mobilibas vd oatalKs, nec in aliquo casa, nisi fumt pro crimine, dum tamen veiit coram eis
estre presens, et punir cbaus qui a le semonse faite par le seul seijant Fevesqae ne venront pour le défaut, si comme il est acoustumë en le ville de Biauvais.
OU parole que U eveeqttes ne se justieke ne jnteerU faire eemonre far devoÊU aus homme de commune pour plainte, se il Va fait au nudeur et as pers en cas dont Us aient la connoissaneke.
De rechief , il fn acordë que des ore mais en avant li evesques ou se justiche semonre ne feront par devant ans homme de commune, don quel complainte soit par devant aus aportëe au maieurs et as pers, es cas eskiex la connoissanche a aus apartenra ; liquel cas sont expresse es articles devant dis; mes que ii uaièur et li per ne soient négligent ou ai defaate de Gùre seur che que a ans apartenra.
Cki parole comment U pers fui est ou lieu Umaieurpuet esphitier, aussiai comme U maires si il estait presens»
De rechief , îl fa acordë que en tous les cas devant dis, deskiex il est dit que li maires et li per pueent connoistre ou aucune chose fSÊkire, enches cas devant dis , se li maires est détenus par maladie ou par autre cause empeeschiés qui ne puist estre presens, chil qui sera ou lieu le maieur porra connoistre et faire avoeques les pers aussint comme li maires se il i estoit presens.
Cki parole que li prepos ne autres ses Justiche des ore mais homme de commune semons par devant lui ne porra retenir, ne garde mètre en leur maisons pour dettes, pour nmebles , ne pour eatiex , ne pour autres cas, se nest pour crime, mes seurti licon* nient domter de estre a droit en aueun cas.
De rechief, il fu acordë que des ore mais li prevos de Biauvais ne autres ses justichiers détenir ne porront homme de le commune de Biauvais semons par devant aus, ne gardes mètre en lear maisons pour dettes, pour muebles, oe poar cbatiex, ne poor autres cas, se n'est pour crime; mes que chil voeiUe qui est semons
ao.
stare jiiri et super hoc booam securitatem dare.
si 8. Item, super gardia panis de qua dieti major et pares dieebant se de novo per dictum episcopuni fuisse dessaisitos, concordatum fuit quod ex nunc in antea episcopus instiluet ad hoc idoneos bonÛDes de mimsterio, secundnm quod sibi videbitur bonum esse.
ag. Item, per nos et per curiam nostram ordinatum extilit quod dicti major et pares de aliqno usu quem ex nunc in antea facerent Tel facere possent contra res predictas concordatas, vel aliquameanimdem, non possint in aliqno se juvare, nec eis prodesse possit, nec eisdem episcopo vel eodesie sue nooere.
3o. Item, per nos fuit ordinatum quod predicta compositio sive pax eisdem majori et paribus et carte sue communie, et similiter episcopo vd ecclesie Beivaoensi, vel carie dare memorie Ludovici Francomm régis abavi nostri , quam ipse episcopus habet, nocere sive prejudiciare non possit , pretorqiiam in rébus contentis et expressis in ordinalione predicta.
Nos vero predictam compositionem et omnia premissa, prout superins oontinentur, rata et grata habentes, ad petitionem dictarum partium, presentibus lit-
estre a droit par devant lui, et seur donner bone seurtë.
dû parole des gardes de le fforde de le houlenguerie.
De rechief, seur le garde dou pain, de lequde H maires et li per disoient aus de nouvel par Tevesques avoir este dessaizi, concorde fu que des ore mais li evesqnes establîra a che garder preudommes dou mestier, sdonc che qn*il lui sera avis que che soit bon.
On parole que par le roy H par le eort est ordené que li maires et li per usisge ne pueent aquerre contre les choses devant dites 9 qui soient contre Veoesque ne contre Veglise.
De rechief, par nous et par notre coart est acordë que U maires et li per d'aucun usage quel des ore mab feissent ou peussent faire contre les choses devant dites acoixlëes, ou contre aucune de ches choses ne puissent en nulles choses soi aîdier ne aus puist pourâter, ne a Tevesque ne a Feglise nuire.
Cki parole que cheste ordenaneke ou cheste pais au maieur et as pers et a le chartre de leur commune et ensement a l'evesque ne a l'église de Biauvais ne a le chartre dou roy Loeys que li evesques a, ne puissent nuire ne grever, fors seulement es choses contenues et en choses devant dites.
De rechief, il fu par nous acordë qae cheste composcions ou cheste pais au maieur et au pers et a le chartre de leur commune, et ensement a Tevesque ne a Ycf^iae de Biauvais, ne a le chartre de dere mémoire Loeys Roys de Franche nostre ave, lequele chartre li evesques a, nuire ne grever ne puist, fors seulement es choses contenues et expressëes en Tordenancfae devant dite.
Chi parole U rois comment ilaoy, seuré et {^ermé cheste pais.
Nous, adechertes, cheste devant dite composition, et toutes les choses devant mises, si com elles sont par deseure contenues, avons agreë et achencë, a le re-
teris nostrom fedmas apponi aigillum, queste desdîtes parties, a ches présentes saivo in omnibus et per omnia jure nostro. lettres feismes mettre nostre seel , sauf en Actam apud Montem Argii, anno Do- tontes choses et par toutes nostre droit, liiini mfllesimo duoentesimo septuagesimo Che fu fait a Montargi, en Tan de grâce sexto, niense augusti. Nostre Seignieur mil deux cfaens soissante
et seze, on mois d aoost, si com il est par
devant dit.
1377, 39 juillet. — Pabis.
Arrêt du parlement déclarant que V archevêque de Reims et les évêques pairs
pourrmit amortir leurs arrxkre-fitfs, .
GoriB. CoU, Grmtkr, t. S9, fol. ig& (d'après les ÂrMsu de Vévéehé d» Btmiwau, lay. des amortissements, liasse 1, cote A).
Universis présentes litteras inspecturis, olEcialis Bdvacensis, salutem in Domino. Notum facimus nos, die date presentium, vidisse, tenuisse, inspexisse, et de verbo ad verbum legisse quasdam litteras regias in cera crocea cum cauda simplici sigiHatas, sanas et intégras, non viciatas, non abracas, sed omni prorsus vicio et suspicione ca~ rentes , ut prima facie poterat apparere nobis , pro parte reverendi in Christo patris et domini, domini Johannis miseralione divina Belvacensis episcopi presentatas, quarum quidem iitterarum ténor sequitur, et est talis :
Carolus, Dei gratia Francorum rex, universis présentes litteras inspecturis, salutem. Notum facimus nos de regestris nostre parlamenti curie extrahi fecisse quamdam ordinationem in parlamento béate Marie Magdalene, anni Domini millesimi ducentesimi septuagesimi septimi , cujus ténor talis est :
Ordinatum fuit per consilium domini régis, rege présente, quod archiepiscopus Remensis et episcopi, pares Francie, admortire non potemnt domanium suum nec feoda que ab ipsis tenentur immédiate, sed sua retrofeoda potemnt admortire. Alii vero episcopi, qui non sunt pares, nec domanium suum, nec feoda sua, nec retrofeoda potemnt admortire.
In cujus extractus testimonium, sigillum nostrum litteris presenlibus est appensum. Datum extractus hujusmodi Pariais in parlamento nostro xxvi. die januarii, anno Domini millesimo ccc" octogesimo , et regni nostri primo. Sic signatum : Extractum de registris curie. Jouvence.
Quod autem vidimus hoc testamur, et in hujusmodi reitestimoniam, sigillum curie Belvacensis una cum signeto nostro his presontibus litteris duximus apponendum.
Actum et datum anno Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo septimo, die vicesima quarta mcnsis septembri.
Signé : Farin.
1 999 , 8 mara. — Pabis.
Accord entre Vivéque de Beauioaii et la commune sur plusieurs pointe de justice et de police. — Vidimus du prévôt de Paris du 3o mai i3g&.
Gopn. BiU. deTroussures, Y i*\ Pièeti eonarruaU Vhiitoire d» Béarnais, p. 9o5 (d*aprè8 orig. des Archwet de l'Hôtel de Ville, Uy. K, 1" liasM, cote 3).
A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Jehan, seigneur de FoUevilie, cheyalier, conseifler du roy nostre sire et garde de la prevostë de Paris, salut Sçavoir faisons que nous. Tan mil ccc. nu", et quatorze, le samedy xxx* jour du mois de may, veismcs tmes lettres royaulx scellées du scel de bonne mémoire le roy Philippe que Dienabsoille, contenant ceste forme :
Philippus, Dei gratia Francorum rex, universis présentes litteras inspectnrîs, salutem. Notum facimus quod cum dileetus et fidelis noster episcopus Belvacensis uobis cnm instantia supplicasset, ut pro bono pads quosdam de nostro consilio apud BeWacnm mitteremus, ad tractandum ibidem de pace super contentionibus motis seu movendts inter ipsum ex una parte et majorem et pares Belvaeenses ex altéra , nos ipsius supplicationi annuentes dilectos et ûdeles clericos nostros, archidiaconum Xanttonensem et magistrum Robertum de Pontisara , canonicum Rothomagensem , apud Belvacum misimus, ibidem de paoe inter partes predictas super dictis contentionibus amabiiiter tractaturos ; nosque dictis majori et paribus precepimns et mandavimus quod ipsi dictis tractatoribus super eisdem contentionibus pacificandis crederent, eonim uterentur consilio. Dicti tractatores nobis retulemnt quod predicte partes coram ipsis apud Belvacum existentes, ad pacem et concordiam super quibusdam articulis contenciosis annotatis inferius, in modum qui sequitur devenerunt.
Et primo, super eo quod dicti major et pares proponebant pro se et communia predicta contra eundem episcopum, quod cum ipsi possent et facero consueverant tailliam, quando eis placet, et ipsa facta et nostra littera impelratn patente a nobis, in qua continetur quod nos mandamus dicto episcopo quod non impediat nos levare tailliam, prout est facta et assita, et dicta littera eidem episcopo seu ejus gentibus apud Belvacum tradita et ostensa, predictam tailliam levare possunt et capere, (rangeodo etiam bostia , fenestras, archas, serreuras, armaria, et capere in mercato, plaleis, et in omnibus domibus illorum de communia, faciendo etiam fortiam, si opas eisdem fuerit, eodem episcopo seu ejus gentibus super hoc nullatenus requisilis, et per punctum carte, ut dieebant; et quia, cum quidam homo de dicta communia predictis majori et paribus in quadam pecunie sununa, ratione taillie juxta modum et oonsuetudinem dicte ville Belvacensis sibi imposite, teneretur et in mobilibiis non haberet, ut dicebat, unde posset satisfacere de eadem impositione , quod quamdam domum suam in cadem villa situatam cuidam alio locaverat pro certo pretio habito inter ipsos, et hoc ad nolitiam dictorum majoris et parium devenientc , illum qui dictam domum , ut prcdicitur, couduxerat, corara eis adjomari niandarnnt, et eidem coram ipsis existenti iuhibuenint ne pecuniam in qua tenebatur predicto creditori sno, sibi pcrsolvrret, imo quod, terminis
assigoalis iuter ipsos^ argentario dicte communie in diminutionem taillie predicto creditori suo, ut predicitur, imposite, satisfaceret de eodem ; quibus actis et ad notitiam domini epiacopi deventis, predictam pecuniam in manu sua saisivit ac prediclos majorem et pares sibi super hoc responsuros citari seu adjomari mandavit ; quibus coram eo comparentibus , injunxit et precepit prefato majori quod cum ipse in dicta villa Belvacensi arrestum allquod facere non posset nec debeat, et ipse pecuniam predictam , ut predidtur, arrestasset, contra jus et dominium suum temere veniendo, tantum excèssnm seu forefactum, ut condecet, emendaret Predicto majore e contrario asserente et dicenle quod contra jus dicti episoopi aliquod arrestum non fecerat, immo utendo jure communie ville BelvacensÎB, premissa fecerat, ut superius sunt narrata, et quod ob indedicto episcopo emendam aliquam facere minime tenebatur. Quibus sic actis, predictus episcopus precepit prefato majori, in quantum se poterat fore&cere contra eum, ne curia sua dire presumeret, donec sibi predicta emeudasset. Et quia dicti traot!itores partes predictas super isto articule non potuerunt comode concoidare, ad consiliarios nostros predicta de voiuntate et assensu retulerunt, ut ipsi super hoc remedîum apponerent opportunnm. Qui super hoc diligenti tractatu perhabito de eodem , dnxemnt in modum qui sequitur ordinandum : videlicet quod nos dictam pccimiam seu debitum in manu nostra capiemus et levabimus et per nos assignabitur argentario prelibato, ita tamen quod propter hoc neutri parti possit generare in aliquo prejudicium insuetnm, et quod premissa omnia et singnla pro nullis, seu pro non factis de cetero habeautur, ac si nunquam minime essent facta.
Item, super eo quod dicti major et pares, nomine quo supra, dicebant et proponebant contra eundem episcopum et ejus gentes, quod cum Hugo dictus le Routiers, serviens dicte communie, de mandate dicti majoris precepisset et sub pena, per villam Bel vacensem, gentibus ejusdem ville, prout poterant et debebant et facere consueverant, quod ponerent de aqua ad hostia sua, propter periculnm ignis, cum tempus esset valde siccum ; et propter hoc baillivus dicti episcopi dictum Hugonem cepisset et turpiter imprisionasset, ipsumque recredere noiuisset cum cautione sufficienti, quam oflerebat,licet non teneretur, recnsando in prejudicium ipsorum; quare petebant sibi premissa emondari, restitni et ad statum debitum reduci. Dicto episcopo respondenle quod dictus serviens preceptum fecerat cum damore et banno sub paia,eundo equos, tenens in manu bacnlum, arrestando in quadriviis, dum clamaret in prejudicium dicti episcopi et juridictionis sue, usurpando juridictionem dicti episcopi, et contra formam et modum alias consuetum ; unde si propter hoc dictus serviens adjornatus fuit super hoc, factum est sine prejudicio aiicujus.
Item , quia dictus serviens sic adjornatus responsionem fecerat in judicio coram dicto baillivo, negando factum contra ipsum propositum, et quia nolebat expectare probationes, nec stare ulterins juri coram baillivo, detentus fuit juste in prisionc, ncc ipsum excusât quod didt quod obtulit cautionem, quia cautionem de stando juri coram baillivo nolnitdare, quod exigitur per cartam antequam deliberaretur, et si forte obtulit cautionem, hoc fecit pro dcliberatione sua, et non de stando jure; diclis majore cl paribus hoc negenlibus cl coulrarium asserenCibus, et quod si bannum vel claniorem cause fecerit, illud de mandato suo nullatenus existebat-, tandem pluribus ralionibus hinc inde all^atis super predictis, iuter partes predictas in modom qui sequitur fuit eoncordatum: videlicet quod dictus serviens esset quittus, et Hbei'alus rcmaneret et preceptum de [nHieiido aquam ad hoslia extra domum sine rianiore et banno in suo Hialu remauerot , secundum quofl alias fueral usitalum , vei sccundum quod illud iaccre
polerant et debebant ; et si dictas aerviens tanc fecerat aiiquem clamorem sea aliqnod bannom, quod pro ûaliis habebantur ac si nuoquam facta extitisseat
Item, super boc quod dicti major et pares dicebant et proponebant contra eamdein episcopum, Domine quo supra, quod idem episcopus non poterat nec debebat dare alictii de communia buffetariam vel alicui foreasi qui haberet in bonis ultra sunmiam decem librarum.
Item , quod homines de communia non possunt tenere feoda per que possint firanchiri a taiîlia, et si illud teneant, illud tenentur ponere extra manum suam intra annum et diem ; quod si non fecerint, dictus episcopus illud potest et débet ponere ad manum suam, nec illud potest nec débet dare, vendere, vel alienare alicui de communia in prejudicium ipsorum, vel taillie sue predicte; et quia dictus episcopus tontrarium faciebat nec super hoc fiiciebat quod debebat, petebant et requirebant dicd major et pares premissa emendare, restitui et ad slatum debitum reduci. Tandem, auditis rationibus bine inde super predictis, inter ipsas paries in hune modnm extitit ordinatum. Videlicet quod dictus episcopus in tali casu et similibus amovebit ab eisdem hominibus predictas buffetanas et predicta feoda et in manu sua ponet et alia &ciet que ad predictos articulos pertinet, prout in carta super hoc confecta plenius continetur.
Item , super hoc quod dicti major et pares proponebant contra eundem episcopum vel ejus génies, quod officiaUs, bailli vus, prepositus, servientes et alie génies sue cafùebant equos burgensium ville Belvacensis pro sue libito voluntatis, ad dictorum minisirorum utiUtatem propriam contra modum consuetum, quod facere non poterant nec debebant; quare requirebant quod illud revocatur et ad statum debitum reducetor. Tandem super dicto articulo inter partes in hune modum extitit ordinatum : videlicet quod si ita fieri inveniatar, illud revocabit episcopus et faciet revocare, et ad statum debitum reduci, volens et concedens quod de cetero non fiai, nisi pro propriis negotiis dicti episcopi, prout est alias consuetum.
Item, super aliis articulis, gravaminibus, injuriis, extorsionibus , exactionibus et aliis quibuscunque, que proponebant seu proponere intendebant dicti major et pares seu singulares persone communie predicte contra prepositum Belvacensem, sunt dati ex parte episcopi auditores, videlicet succentor Belvacensis, magister Robertus de Alcrechia, canonicus Belvacensis, dominus de Mollaines, miles, qui, auditis partibus, cognoscent de piano prout de talibus débet fieri et eliam consuevit, et determinabunt prout vidèrent faciendum, ita tamen quod si aliqua proposita fuerint a majore et a paribus vel a singularibus personis que tangant cartas , privilégia, judicia, seu jura communie, seu cognitionem nostram , quod non facient separtem major, pares et singulares predicti seu aliqui eorumdem coram auditoribus antedictis , sed iidem auditores pro bono pacia non tanquam judices se informabunt, et facient emendari prout viderint faciendum, eisdem tamen, si neccsse fuerit, traditis a proponentibus factis et querimoniis et nominibus testium ad hoc necessariis ; ita tamen quod per hoc non fiet prejudicium quin possit persequi jus suum super predictis et predicta tangentibus, si sibi viderint expedire.
Item, voluerunt et cousenserunt partes predicte quod per capiiones, imprisiationes, restitutiones, liberationes, remissiones, quitiationes predictas, tractaiusque universos supra habitos, et alia supradicta seu aliqua de predictis predicta tangentibus, ne fiât ipsis partibus vel alterutri ipsarum in suis cartis, privilegiis, judiciis, seu aliis juribus suis, prejudicium, immo ipsa voluerunt in suq rohore perinaqere, non obstantibus
MH'
supradictis, quod proinde sît qaantum ad hoc, si non foisset factum sen aptemptatum [quod] hoc acto expresse, quod , quamqnam nos predictam ordinationem approbemus et nostro sigillo communiamus, nullo episcopo Beivacensi fiât prejudicium in juridiclione et caria sua requirenda, qaotiens eam a nobis duxerit requirendam , si eam de jure vel consuetudine debeat reqoirere, salvis rafionibas partis adverse de dicta curia minime requirenda.
Nos vero, predicta omnia, prout sunt expressa et nobis relata, volumus, laudamiis et etiam approbamus, salvo jure nostro in omnibus et quolibet aiieno. Que ut rata et stabiiia remaneant, presentibus litteris fecimus sigâlun^ nostrum apponi. Actum Parisius, die veneris post Brandones, anno Domini k* cg* nonagesimo primo.
Et en la maige dessoubs est escrit ce qui s'ensuit : P. archidiaconum Xantonen^em et magistrum Robertum de Pontisara. Gollatio facta est per me, decanum Gerboredensem.
Et nous a ce présent transcript avons mis le sel de la prevostë de Paris , etc.
Signé : Do jardin.
iSi3, i3 décembre.
Déclarathn de non-préjudice faite par le roi en faveur de Pévéque de Beauvais^ pair de France, qui n^ avait pas été ajo/umé devant le parlement par des lettrée royaux à lui adressées,
G0PII8. a. CéOU. Moreau, t. aai, fol. Sg (d'après Arekiv9i de VMehé, lay. 5 de la jastioe de la comté-pairie, a* dossier).
b, CoH Gremtr, L 89, fol. i43 (d après UwL).
Phiiippus, Dei gratia Francorum rex, universis présentes iitteras inspecturis, salutem. Gum dilectus et fidelis noster. . . episcopus Belvacensis adjornatus fuerit coram nobis Paiisius, per baiilivum Ambianensem, ad diem baiilivie Ambianensis parlamenli presentis, ad instandam. . . vioedomini Pinconii, et procorator dicti. . . episcopi, licet diceret dictum. . . episcopum minus suflScienter adjomatum fuisse, pro eo quod per Iitteras nostras sibi directas, cum sit par Francie, non fiierat adjornatus, de mandato tamen curie nostre, virtute adjomamenti hujus modi contra dictum. . . episcopum vice^ dominus processerit, nolum facimus quod nos per hoc eidem. . . episcopo aut nobis nolumus prejudicium aliquod imposterum generari. In cujus rei testimonium' presentibus Htteris nostmm fecimus apponi sigillum. Actum fîiit in parlamento nostro, die jovis in festo béate Lude virginis , anno Domini millesimo trecentesimo terdo decimo.
i333 , i6 janvier. — Pabis.
Arrêt du parlement contre le chapitre de Beauvaisy qui demandait VaboUtion de la commune^ sous prétexte que les magistrats avaient abusioement condamné des sujets du chapitre à une peine corporelle et à une amende pécuniaire,
CopiB. Archiver eommunales de Beauvais, Cartiil. AA i, fol. &8.
IxpR. llnd., AA 7, n* a, foi. i4.
Iro. Inventaire des Archivée cwtmunahe de Betmoms, ibid., JJ 61, fol. sôA.
Pbilippus, Dei gratia Francorum rex. I^otum facimus universis, tam presentibus qoaiu faturis, quod cum procurator noster proposuisset in curia nostra contra majorem, pares et commiiniam Belvacensem , quod iicet dicti major et pares jurisdictioais alicujus capaces non existant, nec taies in quibus cadere possit jurisdictio, nisi quatenus per eorum cartain seu privilégia eisdem concessa super fondatione sue predicte communie a regibus Francie, predecessoribus nostris, eisdem est concessum, et in eorum privilegiis sive carta inter cetera expresse caveatur, quod si aliquis forefecerit homini qui dictam communiam juraverit, major et pares dicte communie, si clamor ad eos pervenerit, de suo corpore vel de rébus suis justitiam facient, per quam evidenter apparebat, ut dicebat, dictos majorem et pares non posse pro aliquo forefacto, nisi penam corporaiem solum seu pecuniariam , non utramque inffigere seu imponere delinquenti. Nichilominus tamen dicti major et pares, contra puncta dicte carte veniendd, ac diclis privilegiis sive carta abutendo, pro quadam modica injuria oommissa a quibusdam non suis subditis seu justiciabilibus, sed decani et capituli eociesie Belvacensis, et in quibus dicti decanus et capitulum omnimodam habent justiciam, quamdam penam imposuerant corporaiem , que vulgariter hachie nuncupatur, penas pecuniarias etiam ab eisdem exigendo, videlicet quinque solidos pro quolibet pariam dicte communie, ac pro majore decem soiidos etemendam arbitrariam dict« communie etiam applicando, Iicet pro simili injuria sive etiam forefacto commoniter tantas vel taies penas non sit consuetum nec de jure imponi, exigi vel levari. Qnare petebat dictus procurator ut cum per pi*edicta evidenter appareret dictos majorem et pares dictas penas contra puncta dicte sue carte infligisse seu imposuisse abutendo, per arrestam twrie nostre pronunciari ipsos debere amittere statam dicte sue communie ac dicta communia imperpetuum privari ac etiam condemnari in deoem millibus libris nobis applicandis, vel aliter puniri, prout curia judicaret, pro excessibus antedictis, pintes ad dictum finem alias proponendo rationes. Dictis majore et paribas e contrario dicentibus quod Iicet dictas penas corporaiem et pecuniariam imposuissent delinquentibus antedictis , prout proposuerat noster procurator predictus , dictas penas potuerant ac licite poterant imponere, visa dicta carta super fundatione dicte sue communie eisdem concessa, nec abusi fuerant in aliquo, plures etiam alias rationes ad dictum finem proponendo ; quare petebant se ab impetitione dicti nostrî procuratoris absolvi. Auditis igitur predictis partibus in hiis que dicere et proponere voluerunt, visaque dicta caria ac contenlis in eadeni , habitaque super hoc deliberatione diligenti , per arrestum curie nostre dictum fuit quod major et pares, consideralo casu presenti super quo conquere-
batar procurator noster, non fuenint vel sont abasi joridictione, privil^U sois sive carta seu contra puncta eorumdem, îpeosque per dictum arrestum ab impetratione predicti procuratoris nostri absolvit. in cujus rei testimonîum presentibus iitteris nostnun fecimus apponi sigSlum,
Datum Parisius in pariamento nostro die décima sexla mense januarii, anno Domini milleaimo trecentesimo tricesimo secundo.
Âinsy signé : HiHossT. Per arrestum curie.
i368, 30 octobre.
DéUmUatiùn des lieux wutniê à la juridiction du chapitre y dans la ville de Beauvaisy
par accord entre Févéque et les chanoines.
GOPIK. Archwes déparUm^ntaks de l*Oiie, G 5& (copie de 1767).
Philippus, Dei gracia Francorum rex, universis présentes litteras inspecturis, saiutem. Notum facimus quod, exhibitis et tradilis curie nostre per magistrum Helyam Seguini, procuratorem et procuratorio nomine dilecti et fideiis consiliarii nostri, episcopi Belvacensis, ex una parte, et magistrum Johannem de Veneta, procuratorem et procuratorio nomine dilectorum et fideiium nostrorum capituii, decani et tbesaurarii ecclesie Beivacensis, aliis Iitteris nostris, quarum ténor talis est :
Pbilippes, par la grâce de Dieu Roy de France, a nos amez et feauix gens qui tendront nostre prouchain paiiement a Paris, saint et delection. Comme certains debaz et descorz soient meus et pendans par devant vous, entre nostre amë et feal l^evesque de Beauvais en certains cas de nouvdietë d*une part, et les doyen, chapitre et trésorier de ladite ^lise d'autre, sur lesquels ils sont en traitié et voye d'accort et d*euls pacifier ensamble , mais que nous sur ce leur voulions donner nostre oongië et licence, mesme* ment que les causes desdits debas et descors ne nous touchent en aucune manière, si comme ils dient, sçavoir vous faisons que il nous plais t et voulons et Tavons octroyé aus dessus nommés de nostre grâce especial que sur lesdis debas et descors pendans par devant vous, comme dit est, il se puissent paeiffier et accorder ensemble, sans aucune amende, en rapportant toutevoyes Taecort qu'il fei*ont sur ce aus jours que il ont, et se doivent comparoir sur les debas et desoors dessus dits par devant vous. Si vous mandons que de nostre présente grâce vous les iaissies joir et user paisiblement et contre la teneur d'icelle ne les erapeschier en aucune manière. Donné a Paris sous nostre grant scel, le xix* jour d'octobre, Tan de grâce mil trois cens quarante et huit
Ipsisque per dictam curiam nostram visis et attenUs, procuratores predicti, nominibus quibus supra, in ipsa curia nostra propter hoc personaiiter constituti, recognoverunt et confessi fuerunt inter partes supra scriptas virtute dictarum litterarum nostrarum de et super omnibus et singulis infra scriptis, iractatum, concordatum et pacificatum extitisse, et ipsi eliam procuratores, quibus supra nominibus, de licentia preiàle curie nostre super hiis ex habundanti si necesse faerit tractaverunt, concordaverunt et paciGcaveruut, prout in quibusdam Iitteris sigiliis dictarum parcium , ut prima
facie apparebat, sigîliatis, contiDetur, qaaram qaidem litteraruni ténor sequitur in hoc verba :
A tous ceds qui ces preflentes lettres verront et orront, Guillaume, par la grâce de Dieu evesque de Beauves, chapitre de Teglise de Beauves, le doian absent, et Raoul de Marigay trésorier de ladite église , salut en nostre Seigneur. Comme tout temps a , debas et questions fussent meus entre nos prédécesseurs, evesques de Beauves, et nous a présent evesque de Beauves, d'une part, et nous, chapitre et trésorier dessusdis et chascun de nous par soy contre lesdis evesques, d'autre part, sur ce que chascun de nous parties dessus dites singulièrement et par soy disiens et mainteniens avoir este par nous et noz prédécesseurs et estre en saisine et possession par temps valable a saisine acquerre, de justicier et faire tous explois de justice haute, moyenne et basse en la place estant devant Teglise Saint Pierre de Beauves et le manoir de nous, evesque dessusdit, laquelle place est nommëe la place Saint Pierre;
Item, et sur ce que nous evesques dessusdit d*une part disiens et mainteniens contre ledit chapitre d'autre part, et nous chapitre dessusdit disions et maintenions aussi estre par nous et nos prédécesseurs et avoir este en saisine et possession par temps valable et souffisanl de justicier et faire tous exploiz de justice haute, moyenne et basse en une rue qui est derrière leglise Saint Pierre, depuis la maison qui îa maistre Berthelemy de Calemadrane jadis chanoine de Beauves, jusques au bout de la maison qui fîi le dean Gautier joingnant a la meson Pierre Durant;
Item , et de une ruele qui est devant la maison maistre Pierre Aubry, chanoine de Beauves, si comme elle se comporte en allant vers Saint Michiel, saichent tous que pour bien de paix nourrir et garder désormais entre nous parties dessusdites et pour eschiver toutes matières de plait sur le débat de ladite place entre nous evesque dessus dit d une part et chapitre dessus dit d'autre part et nous trésorier de ladite église d'autre part aussi, accorde est en la fourme et manière qui ensuit, et aussi sur le débat et question des deux rues dessusdites , entre nous evesque dessusdit d une part et chapitre de ladite egtise d'autre part, accorde est aussi pour bien de paix en la fourme et manière cy dessous escrites :
Premièrement, que depuis le ploy d'une toumelle par laquelle nous evesques dessus dits descendons de nostre hôtel ou cloistre de l'e^ise de Beauves, une bone certaine sera mise en alant au pavement devant nostre porte a une bone qui y sera mise et de ycelle bone du pavement devant nostre porte jusques au cornet du pavement par ou l'an va de Saint Pierre a Saint Michiel, joingnant a la principale voie venant de la porte du Chatel, devant la maison qui maintenant est Grerart de Sout-iieu, soubscbantre de Beauves, et de icelle bone jusques a une autre bone qui sera mise au cornet du beffroy devant la porte messire Jehan du Roy, depuis ladite tourneUe, selonc l'assiette desdites bonnes jusques au cornet de la maison dudit soubscbantre; et tout ce qui sera par devers l'église demourra a tousjours a nous, chapitre et trésorier dessusdits, selon le contenu de l'accort et composition fait par lettres entre nous chapitre et trésorier, en justice et seignorie haute, basse et moyenne, sans ce que nous evesques ou nos successeurs y puissions aucune chose reclamer ou demander en fons, justice, seignorie ou en autre manière; et tous les autres lieus par dehors les bones dessus dites seront et demourront a tousjours a nous evesques dessusdis et a nos successeurs en fons, justice et seignorie, justice et seignorie haute, moyenne et basse, sans ce que nous, parties dessusdites, puissions faire ou faire faire par nous ou aucuns de nous, fosses, murs, closure ne obstacle aucuns d'une partie ne d'autre, qui puist porter ou engendrer aucun
préjudice de nous parties dessusdites, excepte que nous, chapitre dessusdit, pourrons faire closture ou appuées puis la bone devant la maison au soubz chantre, jusques a Tautre bone qui sera a Tendroit de la ruelle par ou on va a la ruelle maistre Pierre Aubry et messire Jehan de Roy, chanoines de ladite e^ise.
Item, depuis ladite place jusques au cornet de Tuys de la charpenterie et au cornet de la maison messire Jehan Alixandre, la ou bones seront mises, demourra a nous, chapitre, en fous, justice et seignorie haute, moyenne et basse; et dudit cornet de la charpenterie et maison messire Jehan Alixandre jusques la maison Pierre Durant, ladite rue demourra en fons, justice et seignorie haute, moyenne et basse, a nous evesques dessusdis et a nos successeurs, avec une rue depuis ledit cornet de la maison messire Jehan Alixandre et du cornet dudit beffroy Saint Pierre, la ou bonne sera mise en la grant rue.
Item, toutes les rues depuis la derrière maison Pierre Durant assise devant ia maison qui fu messire Jehan de Grant-pré, tout au lont jusques au cornet de la maison qui ftt maistre Berthemilg de Gateraadrane, au rez d'un jardin qui est tenuz de nous evesques en fief, auquel cornet bone sera mise, demourra pour toujours mais en fons, justice et seignorie haute, moyenne et basse, a nous, chapitre, et pour le tout.
Item, sur le débat meu entre nous evesque et chapitre dessusdits, pour la justice et seignorie d*une rue, la ou est la maison maistre Pierre Aubry et messire Jehan de Roy, pour laquelle justice, nous, evesques et chapitre dessusdiz, contendons, et estoit sur ladite justice debatz et questions, accordd est que toute ladite rue en fons, justice et seignorie haute, moyenne et basse, demourra et sera pour le tout a tousjours a nous evesques dessusdis et a nos successeurs.
Item, comme debaz feust meuz entre nous evesques et chapitre dessusdis, pour la raison de la justice des maisons messire Jehan Alixandre et Jehan de Sailleville, en laquelle chacun de nous contendoit, accorda est que ycelle justice en fons et seignorie en et sur lesdiz lieus, haute, moyenne et basse, est et demourra a nous evesques et a nos successews pour le tout.
Item, sur les debaz meuz pour la justice des maisons de ia chapelerie qui fu messire Lambert en la rue aus Ghinchiers et de la place devant Saint Nycholas et des maisons joingnant a Golart le Sueur près de la porte de Braelle et d'une place seur Bongenoulg, la ou un ourmel fu abbattu par nous, chapitre dessusdit, et un autre planté par notre prédécesseur evesque de Beauves, et des murs maistre Jehan de Grant-Prë et autres abattus sur les fosses derrière la me aus Glers, pour les fossés vnidier de la maison messire Richart Daunoy, de certains lieus a Saint Germain de ia Poterie, la ou chascnn de nous parties avoit explois fait et complainte et tous autres explois fais par aucuns des gens de nous, parties dessusdites, de Tune contre l'autre, nous sommes complains ou dolnz ou pouriens complamdre et douloir, et que nous ou aucuns de nous ou de nos gens peuvent toucher ou regarder: avons accordé et par ces présentes lettres accordons que tous lesdiz explois de justice biz ou temps passé d'une part et d'autre soient tenuz et reputez, tenons et reputons pour non fais, et accordons encore parties présentes que pour iceulx fais aucun droit nouvel en saisine ou en propriété ne soit acquis l'un contre Tautre.
En tesmoing des choses dessusdites, nous evesques, chapitre et trésorier dessusdiz, avons scdlées ces présentes lettres de nos propres seaulx, lesquelles lettres furent bites l'an de grâce mil Iroys cens quarante huyt, le xx* jour d'octembre.
In cujus rei testimonium, nostrum magnum presentibns litteris fecimns appooi si-
gillum. Dalum Parisius in parlamento nostro, deconsensu prociiratorum predicloram, %xm* die januani , aono Domiai millesimo treccntesimo quadragesimo oetavo. Resigiiiata sigillo nostro magno, propter fracturam sigillî carissimi domiDÎ geniioris noslri, XXI* aprilis , anno sexagesimo secundo.
GoUatiooné a i original en ua placard de parchemin, représenté par M. le Roox, garde des Archives de l'Evechë de Beaavais, a lui a l'instant rendu, par moy Mathieu Fiichy, notaire tabellion au bailliage et comte pairie de Beauvais, y demeurant, soussigné, en présence d'Etienne Hagué, huissier en Telectiou de Beauvais « et de Nicolas Bovdet, sei*gent and. bailliage et comté, tous deux demeurans a Beauvais, témoins aussy soussignés, en mon étude, ce vingt sept juillet mil sept cens soixante sept
Hagué. Fiichy. Bovelet.
Gontrolléà Beauvais, le vingt huit juillet 1767. Reçu six sois, six deniers.
Fontenoy.
i365, 93 décembre. — Bbaotais.
Accord entre Tivêque et les maire et pairs de Beauvais y d^une pariy et le clu^tre, d^ autre part, itahUssant que le chapitre ne pmrra recevoir, pour les cens et redevances à lui dus , que si deniers en plus de la taxation qui aura été faite par les fieffés de Tévêque le jour de Noël.
GopiBS. 0. Ârehwet départêmentaleê de VCHie, G bh (copie do 1767). 6. Cartons n** IV ot VIII de M. Aax Goutteauz.
A tous cheulx qui ches présentes lettres verront ou orront, Jehan par la grâce de Dieu, evesque de Beauvez, et le maire et pers de laditte ville, salut. Comme descorts et matere de plaît feussent espérés a mouvoir entre nous evesque, maire et pers dessusdiz, d'une part, et nous, deen et chapitre, d'autre part, seur che que nous, evesque, disions que nous estions et sommes en saisine et pocession suffisante, de si lonc tems qu'il n'est mémoire du contraire, de jugier et tauxer, faire jugier et tauxer par nos honuies de fief, toutes les rentes et coustumes qui sont dehues par an en ladicte vflle de Beauvez, de qudconques personnes et a quelconques seigneurs et espedalement a nous, deen et chapitre, et chelle tauxation faire ou foire &ire chascun an au jour de Noël ou environ, tant de rentes que on appelle coustumes que pour autres cfaens ou renies quelconquez, et nons, evesque, maire et pers dessnsd., en saisine et pocession de tenir les babitans de lad. ville en saisine et pocession de eulx passer et acquittier par paiant contre vallan eussions (sic) chelle tauxation, soient coustumez ou autres rentes qudconques dehues en lad. ville, au prix de le tauxation dessusd., et que nous, deen et chapitre, au Noël derrain passé et tout l'an ensivant, avons pris de plusieurs des babitans de lad. ville coustumes et autres rentes plus chieres et a plus cbier pris que le tauxation d'iebelles n'avoit esté faite and. Noël par nous et nos hommes de fief, comme
dil est, en tourblant et empesquant nous, evesque, maire et pers dessusd. et les habîtans d'icbelle ville, en nosd. pocessions et saisines a tort et sans cause, indeuement et de nouvel, si comme nous disions et de che nous entendissions compIaindi*e en cas de nouvelletd de nous, deen, chapitre dessusd. et desfaisans lad. œuvre; et nous, deen et chapitre dessusd. , disions le contraire et que nous estions en saisine et possession de tauxer nos i^entes a juste et raisonnable pris, selon cours et valeur que les choses valent pour le temps que dehues nous sont^ sans riens nous ent faire paier par le tauxation de nous, evesque dessusd., ou de nos gens et que che que prins et lève en a voit este par nous ou nos gens, avoit esté fait a nostre droit et en continuant nosd. pocessions et saisines : accorde est entre nous parties dessusd. pour bien de pais et matere de plait eschiver, que nous, deen et chapitre, pour nous et nos successeurs, deens et chapitre de lad. église, prenrons et recheverons d*ores en avant nos coustumes et autres rentes qui deuez nous sont ou seront en lad. ville, au pris que le tauxation se fera au Noël par les gens de nous, evesque dessusd., tant sauf que nous, deen et chapitra, prenrons de le rente qu'on appelle coustume deux deniers plus que lad. tauxation ne montera, et qui nous devers autre rente que coustume, est assavoir capons sans coustumes, se il nous plait, nous nous paierons de capons et se il plait aux de vans, ils paieront capons et s'en acquitteront ou cas que suffisans seront; et se aucune chose pour le terme de Noël dessusd. en a este prins ou levé par nous deen et chapitre dessusd. ou nos gens ou depuis, en plus grant pris que le tauxation ne fut aud. Noël , nous ou cheulx qui prins Tont le renderons et restituerons en che qui excède oultre Tacorl dessusd. Lesquels acors nous promettons a tenir bien et loyaument, sans venir ou &ire venir au contraire par nous ou autres quelconques ou temps advenir. En tesmoing de che, nous, evesque dessusd., avons mis le scel de le conte de Beauvez en ches présentes lettres et nous, deen et chapitre, le scel de lad. église, et nous, maire et pers, le scel de nostre commune, qui furent faites et données le vingt troisiesme jour du mois de décembre , Tan de grâce mil trois chens soixante et chinq. Et scellé en cire verte de deux seaulx sur chaque bout d'un lacs de pai*chemin.
Collationné à l'original en un placard de parchemin, représenté par M. Le Roux, garde des archives de l'evéché, etc.
Sagnîer. Flichy. Bovelet.
Controllé è Beauvais, le vingt huit juillet 1 767. Receu six sols six deniers.
Fonlenoy.
i366, 6 avril.
Uévêque de Beauvais déclare non avenues les amendes que ses officiers avaient prononcées contre les marchands de Béarnais qui n* étaient pas venus , le jour des foires, vendre sur le marché, et contre un boucher qm avait fiché un rgony* pour pendre sa chair.
Copie. Carton n* IX de M. Aux Consteaax (d*après original en parchemin , Arckwa ds BeoMoai», lay. I, )ia«. 3, eot 7 Ut).
Jean, par la permission divine, evesque de Beauvais, a tous ceux qui ces présentes lettres verront ou orront, salut. Sur ce que nos officiers avoient fait crier de par nous en lad. ville de Beauvais que les marchands de lad. ville aportassent, aus jours que les foires sient en lad. ville, leurs denrées et marchandises vendre au marchië de lad. ville et en autres lieux accoustumés a vendre denrées, sur paine d^amende de soixante soals , et pour ce qu'aucuns desd. marchands ne les y aporterent, nosd. officiers les firent gager de lad. amende;
Item , sur ce que Roulet le boucher, bourgois et communier de lad. ville , avoit 6chié mi gon en une coulombe ou paroy, qui estoit sur la voierie de nostreditte ville, pour pendre sa char, pour laquelle ficbeure nostre prevost de Beauvais Ta causé d'amende de Ix. s. et de ce, Iny a fait paier xlv. s.; lesquelles choses dessnsd. ont esté et sont faiites au préjudice de nos bien amés le maire et pers de nostred. ville et des dessusd. marchaos^ bourgois et communiera, si comme ils dient, nous et nos gens disans le contraire: sçacbent tous que nous, desirans nos subgiés demourer en tranquillité et paix et éviter toute matière de plait envers eux, avons accordé et par ces présentes accordons ausd. maire, pers, marchans et communient, que tous les faits dessosd. soient et seront réputés pour non fais et que desd. faits nous ou nos successeurs evesques de Beauvais ne nous povons ou pourrons aidier en saisine ou propriété, au tems présent ne avenir. En tesmoin de ce, nous avons scellé ces présentes de nostre scel, qui furent faittes le 6* jour d'avril Tan mil trois cens soixante et six.
[So^é d'un sceau de cire rouge, sur lequel est empreint une vierge dans une chapelle ou chaire, a coté de laquelfe sont les apôtres St Pierre et St Paul, et au dessous un petit ecusson a trois testes de lion ou léopards en face. ]
PIÈCES JUSTIFICATIVES. — XXKllF. 321
i38o, 1*' octobre. — iSgS, 3i mars.
Compte des dépenses faùee par la mutiieipaUti de Beauvais pour dons
et courtoisies.
Ouo. CartoD n* II de M. Aux Coosteaox (papier rongé par rhamidité).
Ensuivent les don es et qui ont esté fais a Beauvais a plusieurs des tant royauk comme aultres , ad ce que
les en la ville fussent pour recommander, depuis le premier jour
d'octobre, Tan mil gog et un".
Premièrement, au roy nostre sire, nomme Charles, qui vint a Beauvais le mercredi IX* jour d'avrilg Tan mil ccg(o). mi". et deux, les festes de Pasques, anqud fnst donne en son joyeulx advenement deux flacons dorés et esmaiiiiés et en fachon de lunes, et y avoit plusieurs aultres ouvrages et estoyent du poys de Ixx. mars, deux onclies et v. estrdins; et furent achetées a Paris a un nonunë Henri Orlant, orfèvre, et cousterent Tiii*-trois frans et n. s. par. , qui valent a xvi. s. la pièce, vi*. xln.*. et xin. s. p., pour ce vf. xln. ^. XIII s.
Item, en aultrez (irez d*iceulx aller querre en voyages, couretiers, comme en aultres choses xlii. *.
Item , a un escnyer nommé Robi[n] de Namur, a la prière et requeste de mons' de Boargongne et de madame sa femme, qui en escriprent au maire et pers, pour avoir a payer sa ronchon , il luy (ut donné vi. frans et fut en Tan un", et un. , pour ce ini. ^. XVI. s.
Item, a monsieur Jehan de Villers chevalier, qui nagueres avoit esté cappitaine de la ville de Beauvais, pour ce qu'il avoit esté gasté et eschillié par fortune de feu, lui fut donné en Tan lui" et nn xvi. ^. i. s. (?)
Item, au couvent des frères meneurs de la ville de Beauvais, pour ce que le cappitaine gênerai fut en leur maison a Beauvais ou moys de septembre Tan mit ccc. nn** et v. , il leur fut donné nu ^. xvi. s.
Aux menestreux de nos grans seigneurs du royaulme de France et d'aultres pays, qui tindrent leurs escoUes aud. Beauvais au mi quaresme Tan mil ccc. nn" et v. , leur fat donné par deliberacion x. francs, qui valent vin. ^.
A un chevaucbeur du roy nostre sire , qui apporta lettres aux habitans de la ville de Beauvais, dont la teneur s'ensuit :
De par la royne,
Ghiers et bien amés, pour ce que nous savons que vous désirés savoir ce qui peut estre au poarfit, plaisii* et prospérité de monseigneur, de nous et du royaulme, nou» vous senifions que a nostre premier enfantement au jour d'uy, nostre Seigneur par son bon plaisir nous a délivré d'un filz a la souffrance sainte (?) de nous et de l'enfant. Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript au boys de Vincennes, le xxv* jour de septembre ini" et VI.
BbACVAIS. 91
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322 PIÈCES JUSTIFICATIVES.— XXXIIL
Et pour ce que messire Philippe de Savoisy, chambelan da roy et grant maistre d'otel de la royne, escript aux dis habitans que le pourfit de la lection appaiienoit a messire Philippe de Ville, chambelan du roy et de la royne, sur cet article il fut advisë par le bailiif de Beauvais, maire et pers, et hommes fiefez, que aud. message serait donné pour son vin x?i. s. et pour le pourfit d*icdie lection qui appartenoit aud. seigneur x« frans; valent les parties viii. ^. m. s.
Au roy nostre sire qui vint a Beauvais le dimence devant TAsceneion Taamil ccc. nu", et vu. , auquel fut présenté iiii. queues de vin firancboises, qui furent achetlées es lieux Jehan de Feuquieres xxiii. fr.
Et une queue de vin de Sainpoursain , qui fut achettëe a Lanrens Lance
xxn. fr.
Somme des parties xlv. fr.
It«n, ^oe autre queue de vin de Beaune, qui fut présentée par quennes a plusieurs seigneurs qui estoyent venus en la compaignie du roy, et lesquels estoyent logiés en plusieurs hostieux parmi la ville xvm. fr.
Item, aux varies de le porte n. fr.
Et en aultres fres, tant pour chopines d^estain comme aultrement il fr.
Somme pour icelles venue en tout liui. ^. viu. s.
A monsieur de Berry. onde du Roy, qui vint a Beauvais on moys de juillet Tan mil ui°. nii" et nu, auquel fut présenté deux flacons d*argent dorés et bien ouvrés, yeenlx pesans xvii. mars et vu. onces , achetées a Paris chacun marc xi. fr., qui valent ix". XVI. fr. X. s., et avec yceulx flacons Juy fuient présentées deux queues de vin franehoises, qui lurent achetées a Lorens Lance xx. fr. Somme : n*. xvi. fr., qui valent.. .
, VUI". XIUI. ^. VI. s.
Item en voyages, fres de monnoye, salaire d'iceulx qui allèrent acheter lesd. flacons.
XI *. VI. s.
A religieuse femme sereur Aiis, maistresse et seur de Tospital de Roulers en Flandre près de Roses, pour la redification dud. hospital qui avoit esté despechié, selonc ce que mandé estoit par lettres du roy au maire et pers a leur donner ce qu*il plairoit a la viBe, auquel il fut d'avis pour lonneur du roy et de monsieur de Boui^ngne qui avoyent la chose bien aggreale, le ii'. d'octobre Tan un" et viu, v. frans, qui valent ni. *. p.
Au roy nostre sire, qui vint a Beauvais au moys de septembre Tan mil iif. nu" et vu. , pour une queue de vin de Beaune et une de vin franchoise achettées a Henri de Fierville, ycelle queue de vin de Beaune xxim. fr. et Taulre vui. fr. — Item, pour une aultre queue de vin franchoys achetée a Jehan de Feuquieres, x. fr., et pour deux aultres queues de vin franchois achetées a Jehan de Verderonne, xvi. fr.; toutes présentées aud. seigneur: valent les parlies xlvi. ^. viu. s.
A la royne de France, qui vint aud. Beauvais avec le roy aud. mois de septembre, en son joyeux advenement luy fu présentés vi. hanaps d'ai^nt dorés, yceux pesans xnu. mars, pour chacun marc ix fr. et demi, valant viu". et xi. fr., et avec ce luy fu présenté deux bonteiles d'argent dorées en figtchon de coulages bien ouvrées, yodies pesans xi. mars et vi. onces, pour chacun marc ainsi ouvrées que estoyent xi. fr., valent Vf". IX fr. et I. quart; et pour deux estuis pour lesd. bouteilles ii. fr. Somme : ni" nu. fr. et un quart : valent xii". ui.^. vni. s.
A monseigneur Guillaume de Vienne, evesque de Beauvais, qui vint a Beauvais pour Enire sa feste . le m*, jour d'octobre Tan nu", et vu., en son joyeux advenement il luy
[fu] présenté ti. plas d'argent, yceux pesans xviu. mars pour Somme: cxv. fr.
xxiiii. s. : vallent en somme toute iiii" xn. ^. xini. s.
Et pour le sallaire de ceuix qui allèrent acheter iesd. plas a Paris, et aussi pour les
pintes a mettre en monstre les vins, dont dessus est parie et aultres menuz freiz