‹ Histoire de Belgique (volume 2)Chapitre 167 sur 218 · ENTRÉE EN SCÈNE DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

ENTRÉE EN SCÈNE DE LA FRANCE

ment le prince osait usurper le titre de législateur, mais les privilèges politiques du chapitre et de la noblesse étaient rétablis ; il n'était pas jusqu'à l'odieux règlement de 1684 qui ne rentrât en vigueur. Pourtant, Sauf quelques nobles, personne ne protesta. Les patriotes, privés de leurs chefs, rongeaient leur frein en silence, entretenant leur colère par la lecture des pamphlets que, du fond de leur exil, les émigrés lançaient contre le « tyran ». L'Autriche, la Chambre de Wetzlar ellemême, blâmaient ouvertement l'étroitesse de vues et la mesquinerie du gouvernement; on ne les écoutait pas. A la mort de Hoensbroech, le 4 juin 1792, le chapitre, par hostilité contre l'Autriche, écarta Tévêque de Tournai qu'elle patronnait et élut le neveu du défunt, François de Méan (16 août 1792).

La lutte grandiose que venait enfin de déchaîner la Révolution Française allait décider de son sort. Élu quelques jours seulement après le manifeste de Brunswick, il devait se maintenir ou disparaître avec l'Ancien Régime. Valmy et Jemappes l'entraînèrent dans la déroute du vieux monde. Dès la fin de novembre, il fuyait, comme les gouverneurs autrichiens de Bruxelles, devant l'armée victorieuse de Dumouriez.

Belges et Liégeois se trouvaient englobés les uns et les autres et, si l'on peut dire, fondus et amalgamés dans la grande République d'où devait sortir l'Europe moderne.

INDEX ALPHABÉTIQUE

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