‹ Histoire de Bernadotte Charles XIV. Jean roi de SuèdeChapitre 20 sur 69 · S96 N0TES · texte numérisé non relu

S96 N0TES

française, se comproiiwt cssentlettemeot avec hi W^maet, i

rinsî UB gage ie plos de sa poiilHpie boMt w-^t^màe ce ^mk-

mnriietneBt.

» A cet ezpesé fidèle de ee qui sVsl puié jnqii'^ présent, je pais ajouter, quoiqu'il n*tn coite , les démarches réttéréee q«e le roi a Mces auprès de la Poite otsomaiie, poor aoieDerk oeoch»» rioo de Ut paix avec b Rnssîe; démarches que n'ont pa arrêter au les froideors de m. de RonuMmlf , ni la mâssion de IL de Roehechenart à Constaminople. Le» prières qœ j'ai adressées 4 rempereor Alexandre poar qn'il teraînàt les diSéreade avec fa Grande-Bretagne, se tron?ent consignées dans les lettres que je loi ai écrilies. N'écontant qv&sa gloire , je l'ai toajotnrs conjuré de diminuer la masse de ses ennemis, en s'arrangeant prompte met .avec la Porte et l'Angleterre. Maintenant, monsîenr le conte, qae femperenr prononce entre on prince qui lui a conneiHé de iaîre h paix avec ces poissances et les personnes qui ne la vonlaieM pas. Il n'échappera point à l'opink» la moins raisonnable, que ai femperenr Alexandre avait encore à soutenir oes denx gnerreu* ses embarras , pour ne pas dire les dangers de son empire , seraient de beaucoup augmentés, surtout si la Suède avait saisi le moment pour essayer de rentrer en possession de la Finhnde.

» Aussitôt que la Grande-Bretagne aura donné son accession an traité de Pétersbourg et anx conventions d'Abo , il ne restera ph» de doute an roi sur les intentions de celte pnissance à son^^gard. Alors le chevalier Moréoo sera reconnu en- qualité de ministre de Ferdinand YII ; M. de Cabre sera renvoyé ; le chargé d'affaires snédois sera rappelé de Paris, et M. Baodissin sera renvoyé de la Suède en même temps que M. de Blom le sera de Pétersbourg.

» Plusieurs de vos dépêches m'ont rappelé que Ton nous a ait de grands sacrifices, en nous envoyant trentc^cinq miHe colis de farine. Ce service aurait eu un grand prix li mes yein s'il n'arail pas été aussi souvent rappelé à ma mémoire, etc.

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ET PIÈCES nSTÏFlCATlVES. 809

• L'amiral Saomarez vient de recevoir l'ordre de retourner avec son escadre dans les ports de l'Angleterre. Cet. événement n'est point la cause principale qui nous (ait renoncer pour quelques mois, à l'opération sur la Norvège. Ce pays est dans un état ftcheux , par suite d'une récotte totalement manqnée. La nôtre a souffert par les fortes gelées, qui ont détruit en partie l'orge et IVoine : ainsi il faut se borner à faisser tes Norvégiens consommer, dans des préparatiC$ de défense, leurs dernières ressources, et cet état augmentera nécessairement son dénûment vers k ptiMemps. Nous nous hmmis maintenant à y entretenir des s, et BOUS' faisons, dans ce moment, i» levée de deux de BOlr» conscription qui va augmenter nos cadres de prts den^enle miHe liommes, et qui portera le complet de noire ar* née i «Bvfrt» quatre-vingt miKe eombaltanis. Ainsi, si la Nbr* vége peut être réunie par la descente e» Sédande, je ne désespère pas de ne trouva, à la fin de mai, à la tête de cinquante niHe Siiéii>i9 pour opérer en Allemagne , lesqnefs, joints à ês% mStk Norvégiens et aux dnqoante-cinq mille Russes , feront rnie armée- de près de cent miHe iienmes^ et je ne samrais trop vons répéter que , si Temperear Alexandre persévère , je puis attirer dans le flevd derAltemagne hf armées de l'empereur Napoléon, ■a» , pesr poweir agir dans les premiers jo:irs d'avrîf , 9 faut favanee former les troupes et les placer aux ties d'Aland et dans les environs d^Abo , les mettre sous mes ordres^, soit pour agir csRli^ la Séekttde, soit pour agir contre la Norvège. 9ien enfendu que, si j^opère contre la Norvège, je ne pourrai disposer que de hrit à dix mille hommes^ mais, si je me porte en Scande, je disposerai de tout le corps.

■ Chahles-Jban. «

N° 20. — Note de la page 280.

Lettre de Charies-^J ean au comte de Lowenhjeim.

«Stockholm, 10 octobre 1812.

» J*ai reçu la lettre que tous m'avez adressée par le capitaine d'Grcbimoot. L'incendie de Moscou m*a profondément aSècié. €e crime affreux a soulevé tous les esprits, et donné une juste idée des excès auxquels peut se porter l'empereur Napoléon. Je regrette le temps que des 4)irconstances. impérieuses nous ont fait perdre, et je suis persuadé que, si nous eussions pu commencer nos opérations au temps fixé, ce terrible événement n'eût pas eu lieu. Mais il ne nous était pas possible de le prévoir, et nous ne pouvions pas nous livrer si inconsidérément à faire une expédition, sans les secours préalables qu'ex^ notre sltuatioiu Vous connaissez , monsieur le comte , les pertes oicore récentes qu'a faites la Suède. Elles m'imposent la loi de ne point hasarder les moyens qui lui restent, et cette conndération doit éloigner toute idée et tout projet dont les cbances pourraient ajouter aux maux passés. La descente dans les petites iles sans être secondée, pourrait nous réduire à un état pire que celui dont nous sortons; mais encore avant de s'y livrer , faudrait-il consulter i'opinioii. Si nous ayons nationalisé la guerre, ça n'a été qu'en laissant ea^ trevoir la certitude d'une acquisition qui dédommagerait la Suède. Or, en commençant comme tous le proposez, monsieur le comte, il est certain que la nation ne se dissimulerait point qu'on la sacrifie pour le seul intérêt de la Russie, .sans qu'il en résultât rien pour elle. Ainsi nous ferions revivre cette haine nationale que nous avons eu tant de peines à attiédir ; au reste, monsieur

le comte, portez votre attention sur la copie ci-jointe de la lettre que j'écris à TEmperenr , et vous jugerez qu'il n'entrera jamais dans mes intentions de hasarder i'exbtence de la Suède, mais que je sois décidé à tout entreprendre pour son accroissement et pour son bonheur, et que cela se lie aux intérêts de la Russie et do reste de r£urope.

» Charles-Jean. »

rs' 21. — Notes des pages 308 et 314. Lettre de f empereur François au prince royal de Suède.

• Monsieur mon frère et cousin; le comte de Neipperg m'a remis la lettre que Votre Altesse Royale m'a adressée de son quartier-général de Stralsund, le 2d mai dernier; je la remercie des sentiments qu'elle a bien voulu m'exprîmer ; elle connaît ceux que je lui porte et que je voue au brave peuple suédois. Sans rivalité , animés d'un égal esprit de bienveillance» l'Autrichien et le Suédois sont appelés à soutenir le droit commun de UNit Eut : c'est dans ces vues que Votre Altesse Royale est arrirée sur le continent , et ce sont également celles qui dictent les efforts que je fais |)our arriver, par la voie des négociations, et à leur défaut par celle des armes, à un état de choses qui formelle premier besoin de l'Europe.

» Les derniers renseignements qui me sont parvenus du quartier-général de leurs Majestés Tempereur de Russie et le roi de Prusse, m'ont fait le plus sensible plaisir, en me donnant l'espoir que les obstacles qui semblaient s'opposer à la coopération des ibrcessous les ordres de Votre Alte^ Royale, se trouventécariés. T. L 26

Je regardé* cette coepinitioiiaMUBe in de» appnb les pimitrt»

de la came que les psbBaiioee peuvent de novfeai» se troofer appelées à défendre, parme guerre qai ne sawailoArir dedH»* ees de succès qu'autan» qii*eHe serait soutenue par lee noyeus lus pkn grands, et surtout les plus ubannaes. Les trients de* yuira> Altesse Royale, et son dévouement ï la cauaecoBMKMe, servi* ront éminemment les efforts réunis des premières puissances de l'Europe.

n Je charge le comte de Stadion de remettre la présente lettre à Votre Altesse Royale , et de lui réitérer de vive voix les assurances des sentiments particuliers d'estime et de considératioo distinguée avec lesqtieN je sols, monsiettr mon frères cousin , votre bon frère et cousin ,

t FllAWÇOls: »

N" 22. — Note de la page 323.

« Telle avait été sa conduite (du premier consul) envers Horeaa» lorsque ce général revint à Pans se reposer sur ses lauriers. Noos ayons consciencieusement, recherché ses motifs de j^alntes, et nous n'en avons pas trouvé. Depuis , nous, voyons le premier consul aller au-devant de Moreau , l'accabler d'égards , de politesses, de prévenances; voulant se l'associer dans rintimlté, dans les fêtes , le présenter» dans les pompes militaires, à l'estime du soldat , à celle de la. France.. Moreau .hésite et marchande; s'H accepte, c'est de mauvaise grâce; il outre la simplicité, et, au milieu de ses camarades revêtus de brillants uniformes, il paraît

en habit boargeois. La plupart du temps il refuse ; il affecte le goût de la retraite et le dédain de la cour. Madame Halot, sa belle-mère, femme impérieuse et jalouse, Féloigne de plus en plus du chef de FÉtat. Lorsque sa fille attend un moment dans les salons de madame Bonaparte, elle dit que la femme du général Moreau est son égale, et ne doit pas faire antichambre chei la femme du premier consul.

« Exagérant le droit qu*a chaque citoyen d'improuver les actes du gouvernement, Môreau fronde avec cynisme, avec amertume. Il ne se rend pas au Te Deum chanté pourle Concordat, ni au repas donné ce jour-là aux Tuileries. Ensuite , en présence du ministre de la guerre et de généraux assis à sa table, il tourne cette cérémonie en ridicule. Il couvre de mépris Tinstitution de la récompense des services civils et militaires, et, devant de nombreux convives, il décerne à son cuisinier une casserole (Phon>* neur. Frondeur sans mesure, et à la hauteur où il était placé, Moreau devait être le point de ralliement de tous les mécontents : il les recevait; ils se groupaient autour de lui. Les républicains, les royalistes, espéraient que sa haine pour le premier consul le jetterait dans leurs bras. Celui-ci, voyant qu*il perdait ses peines à se concilier le général , y renonça. « Moreau , dit-il , finira par » venir se casser la figure contre les colonnes du palais. » Concluons hardiment que ce fut ce général qui, sans griefe personnels, éleva ï ses risques et périls une barrière insurmontable entre lui et Bonaparte. Son attitude devint alors ceDe d'un factieux, jouet de Fintrigue de deux femmes, refusant par jalousie de se soumettre au pouvoir dont il avait été Tinstrument, trop faible pour l'attaquer ouvertement, se bornant à le miner dans Tombre, et compromettant sa gloire sans grandeur, sans profit pour lui, sans utilité pour la chose publique. »

(Thibandeau , Le Consulat et V Empire, tome III, page 15. )

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