‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 129 sur 286 · Manche, arr. Coutances, c. Périers · texte numérisé non relu

Manche, arr. Coutances, c. Périers

5. LeUres de rémission délivrées par Charles, régent, en décembre 1358, à Jean Hébert, « de Saint Georges en Banptès. • JJ 87, n* 107.

6. « Pour marchandises de gaydes à conduire à Cherbourg, pays d'obéissance du roy de Navarre avec qui nous estions alors en guerre.» JJ 87, n* 164.

maître d'hôtel du régent, et son lieutenant en Basse- Normandie. Au commencement de 1358, Colinet Blo ville, bourgeois de Garentan, détenu dans le château de cette ville, se procure un sauf-conduit du roi de France pour venir à Paris rejoindre son beau-père, maître Pierre Gaisnot, clerc notaire du régent, et, malgré ce sauf-conduit, les routes lui semblent si peu sûres % qu'il prend la voie de mer et débarque & Dieppe d*où il gagne Paris.

Les habitations situées sur le bord des grands chemins offraient, de jour comme de nuit, si peu de sécurité, que les propriétaires étaient réduits à les abandonner pour se retirer dans des cachettes avec leurs femmes , leurs enfants et ce qu'ils avaient de plus précieux ^ G'est qu'outre les garnisons anglaises, navarraises , françaises , ces trois fléaux , les gens des campagnes du Gotentin et de TAvranchin eurent bientôt à souffrir d'un quatrième fléau , les tuchins ou brigands de bois, dits aussi « guetteurs de chemins '. » Ges tuchins étaient le rebut de la société d'alors et ce que nous appellerions aujourd'hui des réfractaires. Il y en avait de toute provenance : les uns étaient des criminels qui avaient eu maille à partir avec la justice; les autres, des soudoyers des garnisons cassés aux gages par leur capitaine; d'autres enfin, des paysans qui, lassés de travailler pour les brigands à main armée enrichis de leurs

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