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ainsi à placer en dehors de la juridiction, non-seulement des maréchaux, mais encore du connétable de France*.
Il ne suffit pas dé mettre la capitale du royaume à Tabri d'une attaque de vive force, il faut encore prendre des mesures pour que Tennemi ne puisse rafTamer. Ces mesures sont d*autant plus urgentes que les Anglais de la Ferté-sous-Jouarre et de Creil commandent la Marne et l'Oise, tandis que les Navarrais de Melun, de Poissy, de Meulan et de Mantes, sont maîtres du cours de la Seine en amont et en aval de Paris. L'occupation de Melun est surtout inquiétante. Les gens d'armes à la solde de Charles le Mauvais qui, dès le 4 août de l'année précédente, se sont emparés par surprise du château, du pont et du quartier de cette ville, situé sur la rive gauche du fleuve du côté du Gâtinais, grâce à la connivence de la reine Blanche, sœur du roi de Navarre, ces gens d'armes, dis-je, tiennent à leur discrétion tous les arrivages de la haute Seine et menacent sans cesse Corbeil dont les nombreux moulins approvisionnent de farine la capitale du royaume.
Le régent est resté en possession de la rive droite située du côté de la Brie où commande, avec le titre de capitaine général, Jean d'Andrezel, un favori et chambellan du roi Jean, qui s'amuse à faire sauter les femmes par-dessus un bâton % pendant que les garnisons du