‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 174 sur 286 · Seine-et-Marne, arr. Meaux, c. Dammarlin · texte numérisé non relu

Seine-et-Marne, arr. Meaux, c. Dammarlin

3. « Lesquicx (brigands), quant il virent que les diz compkiignans se mettoient si très fort à deffense contre eux, mistrent le feu en quatre maisons qui estoient entour et devant la dite église, en télé manière que la feumée qui yssoit du dit feu estoit si grant queyceulx complaignans, qui «stoient en la dite église, estoient aussi comme tous aveugliez et ne povoient veoir ne plus grever noz diz ennemis. » JJ 86, n* 612.

4. Ernest de FréviUe, Bibliothèque de VÉeole des Chartes, t UI, p. 261.

Landon juste au moment où l'on vient de terminer la collecte de mille deniers- d*or dus au régent qui a ramené, sur la demande des riverains, les garennes de Bière et de Paucourt à leurs anciennes limites abusivement reculées par Philippe le Bel; et aussitôt qu'ils ont vent de la chose, ils accourent faire main-basse sur la somme destinée au trésor royaP. Sans doute encore ils réussissent souvent à s'introduire dans les places fortes, soit en se faisant passer pour de pauvres estropiés et en se présentant aux portes les jambes liées de linges sanglants ', soit en escaladant les remparts, ainsi que le fit Bernard de la Salle à Clermont, au moyen de grappins d'acier ; ou bien, quand on les a faits prisonniers, ils parviennent quelquefois, en cousant des draps de lit les uns au bout des autres , à s'échapper d'une tour, comme celle de Bruyères près Laon, haute de soixante-seize pieds '. Ces ruses de guerre, familières aux partisans du quatorzième siècle, sont de tous les temps, et les gens des Compagnies n'ont d^autre originalité que de les avoir mises au service du brigandage à main armée. Enfin, pour ajouter un dernier trait qui achève de peindre les chefs de ces bandes, l'idée de nationalité et de patrie les préoccupe si peu qu'on voit, à la fin de 1364, Robert Chesnel, capitaine anglais de Tubœuf, attaquer, de concert avec les Français, un autre Anglais nommé Robert Sercot, parce que ce dernier entreprend de rançonner à son tour une région où Chesnel n'admet aucune concurrence*.

1. JJ 90, n* 272. Par ces mots, les garennes de Bière et de Paucourt, il faut entendre les forêts de Fontainebleau et de Montargis.

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