Bibl. Nal., mss. fr., n- 4987, f
4. « Lesquels ennemis se partirent du pays de Rupierre, et tantost après vindrent à Cormelles environ Pasques et prindrent Tabbaye de Cormelies. où il firent un fort. » Bibl. Nat., QuiUances, t. XHI, n"« 1309 et 1318.
5. Ce mandement est daté de Thôtel Saint-Pol, le 22 mai 1362. Bibl. Nat., Quittance, t. XIV, n* 1386; Ctuxrtea royalea, t. V, n« 232.
Pipe, complétant habilement ces défenses, avait réussi en quelques semaines à faire de cette abbaye une position très-forte. Les assiégeants rencontrent donc une résistance inattendue, et les opérations commencent à traîner en longueur lorsqu'un grand désastre, le plus cruel que la France ait éprouvé depuis Poitiers, oblige le roi Jean à rappeler de Normandie son connétable Moreau de Fiennes pour l'envoyer en Bourgogne et sur les bords de la Loire.
A peine le traité de paix de Brétigny avait-il été ratifié définitivement à Calais en octobre 1360, que Ton avait vu les Compagnies anglo-navarraises, licenciées par leurs chefs à la suite de ce traité, refluer toutes, comme si elles se fussent donné le mot, dans la même direction. Cette direction, c'était la vallée du Rhône et surtout le Comtat d'Avignon appartenant au souverain pontife. Sous la conduite de deux aventuriers anglais \ Jean Hawkwood* et Jean Creswey*, et de deux Anglo -Gascons, Seguin de BadefoP et Robert Briquet, elles avaient réussi dans la nuit du lundi 2S décembre de cette année à prendre d'assaut l'importante forteresse du Pont-Saint-Esprit*, maigre l'énergique résistance de Jean Souvain, séné-