‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 189 sur 286 · Froissarl, C/ironi(/u<r*, liv. U, chap. li · texte numérisé non relu

Froissarl, C/ironi(/u<r*, liv. U, chap. li

2. Hawkwood est le Falcont in bosco des chroniques italiennes.

3. Ce Creswey, que du Guesclin parviendra à entraîner en Espagne à la fin de 1365, et qu« nous retrouverons établi dans le château de Sainte- Maure, en Touraine, au mois de novembre 1370, était originaire de Bumham. Rymer, vol. III, p. 326.

4. Sur Seguin de Badefol, voyez plus haut, chap. ytii, p. 242 et 243.

5. Gard, arr. Uzès, un peu au nord d'Avignon, sur la rive droite du Rhône. « Item, aquel an metcys an lx, la nuog dels Innoccns, fo près lo luoc de Saint-Esprit, sus lo Roze, pcr une companha d'Anglezes e de fais Franccses. Et era dedins mossenhor Johan Sonanh [liseï : Sovanh), cavalier, senescalc de Belcayre, am certas gens d'armas. Et en lo combatement lo senescalc tumbet d'un cadafalc de fusta ont era e rompet se la cuyssa. E puoys prezeron Codolet (Gard, arr. Uzès, c. Bagnols) e feron motz de mais. » Thalamus parvus, in 4», Montpellier, 1840, p. 357.

chai de Beaucaire. Ce brave chevalier, originaire du pays de Caux, naguère bailli de Rouen, s'était blessé mortellement en tombant du haut des remparts au moment où il repoussait vigoureusement les assaillants. Les brigands avaient aussitôt profité du trouble et du découragement produits par ce malheur pour emporter le Pont-Saint-Esprit. Maîtres d'une place qui commande le cours du Rhône en amont d'Avignon, ils ne se contentèrent pas d'y commettre toute sorte d'atrocicités*; ils tinrent dès lors le pape Innocent VI et le sacrécoUége, non-seulement bloqués, mais même aflamés', dans la capitale du Comtat. Le Saint-Père, après leur avoir adressé des admonestations dont ils ne tiennent aucun compte, prend le parti de prêcher la croisade contre eux. Mais cette croisade reste sans résultat et, vers le milieu de 1361 ^ le souverain pontife est réduit à faire remettre une somme considérable' à Jean, marquis de Montferrat, à charge d'enrôler le plus qu'il pourra de ces terribles voisins pour les emmener en Italie.

C'est que les brigands des Compagnies ne sont pas

1. « In virgines ac moniales et matronas nonnullas dicti loci^ Iseso décore padicitiœ, atrociter saBvientes. » Martene^ Thés. Anecdot,, t. II, col. 862 k 864.

2. Le 23 janvier 1361, Innocent VI écrit à Rodolphe, duc d'Autriche, que tes hrigands des Compagnies se sont emparés récemment « noviter » du Pont-SaintrEsprit, « per quem consueverant mercimonia ac victualia plurimaj eidem curiœ necessaria ac opportuna, deferri. » Martene, Thés. AnecdoL, t. II, col. 862 à 864.

3. Quatorze mille cinq cents florins. On voit qu'Innocent VI est tout honteux de recourir a un tel expédient. Il ne mandate pas cette somme, il charge de vive voix, « de mandato nostro super hoc facto eidem oraculo vivas vocis », Regnault, évéque d'Autun, son trésorier, de la verser entre les mains de Juan Fernandez de Ueredia, ch&telain d'Amposta, qui luimême la remet de la main À la main à Jean, marquis de Montferrat, « et per eumdem marchionem certis gentibus armigeris quœ Magna Societas dicebatur. » Marlcne, Thu, AnecdoL, t. II, col. 995.

36i CHAPITRE XI.

Pipe. coaii'léUat habilemen t ces défenses, avait réussi en t|ueli)iies semaines k faire de cette abbaye une position Ir^-forte, Les assiéfieanls rencontrent donc une résis- Uuce inallendue, et les opérations comiuencent à traîner en lon^rueur lorsqu'un g^rand désastre, le plus cruel que la France ait éprouvé depuis Poitiers, oblige le roi Jean à rappeler de Normandie son connétable Horeau de Fienufs pour l'envoyer en Bourgogne et sur les bonis de la Loire.

A iviiio le traité de paix de Brétiguy avait-il été ratifié dé liuili ventent à Calais en octobre 1360, que l'on avait vu les Compaj:nies anglo-navarraises, licenciées par leurs chefs à la suite de ce traité, refluer toutes, coaune si elles se fussent donné le mot, dans la même direction. Celte direction, c'était la vallée du Rht^ne et surtout le Conilat d'Avignon appartenant au souverain poolife. Sous la conduite de deux aventuriers anglais ', Jean HawkwikhI' et Jean Creswey', et de deux Anglo -Gascons, Sejruin de Ekidefol ' et Robert Briquet, elles avaient réussi dans la nuit du lundi 28 décembre de cette année â prendre dassauirimporlanle forteresse du Ponl-Saint-Espril T nialfiré l'énergique résistance de Jean Souvain, séné-

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