Vitœ pap. Aven.f 1. 1, col
2. « Hom passava a pe desus del paeg de Cela entro Mezoa. » Parvus Tfialamuêj p. 365.
ont occupé un certain nombre de forteresses du Bessin, d'où ils rançonnent le plat pays des environs de Bayeux. Le 18 juillet ^ ils se sont emparés de Beaumont-le-Richard, et ils tiennent aussi Quesnay et le Holay^. C'est contre ces brigands que Bertrand entre en campagne au cœur même de l'hiver. « Les hommes d'armes, dit un profond érudit, ne se reposèrent donc pas pendant Thi* ver de 1363-1364. La commune de Gaen, dont l'activité ne se ralentissait pas, contribua aux sièges que les gens du duc de Normandie mirent alors devant Beaumont-le- Richard, devant le Quesnay et devant le Molay-Bacon. Cette dernière place était occupée par différents « Englois, Gascoings et autres pilleurs, robeurs et anemis du royaume. » Elle fut enlevée par Olivier de Mauny, au mois de février 1364. L'indemnité à laquelle ce dernier chevalier avait droit pour un fait d'armes aussi important, fut réglée par le bailli de Caen, le sire de Thieuville, Henri de Colombières, Guillaume de Montenay, Raoul Taisson, Fouques Painel et Richard de Chiffrevast, chevaliers. Elle fut payée par les contribuables des vicomtes de Caen, de Bayeux et de Coutances'. »
Il est certain, comme notre savant maître l'afTirme, qu'Olivier de Mauny est censé diriger les opérations, mais cette direction doit être plus nominale que réelle. Du Guesclin, lui aussi, prend part au siège du Molay- Bacon. Ce fait nouveau nous est révélé par un acte que nous avons eu la bonne fortune de découvrir *. Or, Bertrand a depuis longtemps le titre de capitaine général
1. « Le jour Saint Cleir (18 juillet 1363) que les enDemis prirent le chas- (el de Beaumont. » Bibl. Nal., Quittances^ t. XIV, n« 1511.