‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 29 sur 286 · JJ 120, n · texte numérisé non relu

JJ 120, n

6. JJ 119, n* 52. (La scène se passe à Saint-Pellerin, Eure-et-Loir, arr. ChAteaudun, c. Gloyes.)

7. « Pierre Regnart estoit maiatre gouverneur de» noces de Jehan More! et sa femme.... et cueilloit Vescot d'icelles noces au souper. » JJ 119, n* 64.

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Labbé, sergent du roi à Hotot, dans la vallée d'Auge, réunit ses voisins à souper à Toccasion des relevailles de sa femme; mais Guillaume Campion, l'un des invités, a bien soin d'apporter deux pots de cidre, et Colin Gampion, un autre invité, sa meilleure poule'. Le desservant de la paroisse de Solers près Tournan, recevant un jour la visite de son doyen, le curé du vieux Corbeil, invite à cette occasion le trésorier de la fabrique de son église dont on veut vérifier les comptes. Celui-ci, en même temps qu'il accepte l'invitation, n'oublie pas d'envoyer au presbytère un oison et du vin^.

Outre ces fêtes religieuses ou privées, on continue au quatorzième siècle de faire à certaines époques de l'année des réjouissances dont on a perdu le sens, mais qui se rattachent aux grandes phases des saisons et remontent aux premiers ^es du monde. C'est ainsi que, dans le Yermandois, pendant la nuit du premier jour de mai, on dépose des rameaux verts à la porte des jeunes filles à marier*. La veille de la Saint-Jean, dans le bailliage de Sens, les parents qui ont de petits enfants au berceau les exposent en pleine rue entourés de branches de bois vert et distribuent des tartes aux bonnes gens qui les viennent veiller *. Il en est de ces fêtes tout à fait primi-

2. « Symonnet Thommassin le Jeune, de la paroisse de Saint Martin de Soleire, povre varUt Ifiboureur de braSj marreglier de la dite parroisse,,.. Bon seroit que lui, qui avoît esté marreglier, lui tenist compte et comptast devant le doyen du fait de la dite marreglierie. » Ainsi voilà un simple valet de cultivateur qui tient la comptabilité d'une fabrique. Il savait donc un peu écrire et compter, et c'est une nouvelle preuve que les plus humbles au moyen Âge n'étaient pas aussi étrangers à toute espèce •d'instruction primaire qu'on le croit généralement. JJ 111, n* 107, i^ 57.

3. « Apporté des rainceaulx vers et yceulx mis à plusieurs des huys de 4a dite ville où demouroient jeunes filles à marier. » JJ 107, n* 46. Cf. JJ 118, n« 119. JJ 117, n* 67

4. « Comme la veille de la saint Jehan Baptiste derrein passée que les

tives comme des chansons populaires : chaque pays, chaque village ajoute sa variante au motif principal. Il n'y a pas de fête complète si elle n'est couronnée par des danses * . On loue pour la circonstance des musiciens qu'on appelle alors des ménestrels, et les jeunes gens vont en grande pompe et au son de la musique inviter les jeunes fllles au dîner et à la danse '. Il y a dans chaque village un lieu réservé pour ces divertissements *, et, incertains endroits, c'est le cimetière *. Les femmes mettent des gants blancs avant d'entrer en ronde % et parfois l'on donne un coq au mieux dansant'. A mesure que l'aisance se répand, les habitudes de

bonnes gens de la ville de Saint Just en Lengle, ou ressort da bailliage de Sens, qui ont petiz enfans gisant en bers, ont acoustumé de temps ancien de veillier leurs dix enflans en la rue devant leurs huis^ et de y faire ramées de boiz vert entour leurs diz enflans pour la solempnité de la faste, et de donner et départir des tartres aux bonnes gens qui y viennent veillier et eulx jouer et esbattre, ainssi que il a esté et est acoustumé. » JJ 96, n« 95.

1. JJ 111, n«» 124, 153. JJ 91, n* 98. JJ 109, n« 66. JJ 110 n* 74. JJ 112, ii»55. JJ118, nM24.

2. « Et eussent les diz exposanZ; pour cause de ce, loué certains menestrelx, avint que les diz menestrez alèrent pour corner et faire mestier eo la chambre des compaignons de la ville de Saint Goubain, prés dMllec, qui estoient là venuz pour eulx esbatre à la dite feste et disnoient en une certaine taverne de la dite ville de Vresigny (Versigny, Aisne, arr. Laon, c. la Fère) où ala le dit exposant pour quérir les diz menestrez aux quelx il dist qu*U t^en venis»ent à akr guerre les jeunes filles de la dite ville de Vresigny pour disner, L*un desquelz menestrez respondi que non feroil jusques à tant qu'il aroit corné la danse quMl faisoit et encommencicc avoit.» JJ 111, n«67.

3. « Ou dit lieu ouquel se esbatent et ont acoustumé de faire les dances les jeunes genz de la ditte ville. • JJ 107, n* 370.

4. Après vêpres, les gens de Champeaux (Manche, arr. Avranches, c. Sartilly) « faisoient dances et esbatemens ou cimetière, comme acoustumé «sloit. > JJ 109, n* 316.

5. « Où il y avoit unes dances.... print par la main la femme de Pierre Roussel, qui avoit gans blans sur les mains, » JJ 120, n* 221.

6. « Et on donne, par esbatoment, un coq au mieux das^nt. • JJ 122, !!• 372.

propreté pénètrent dans toutes les classes. Qui donc a dit que le moyen Âge n'a pas connu Tusage des bains et qu'après la chute de Tempire romain on ne s'est pas lavé pendant mille ans? Les faits opposent le plus complet démenti à cette parole imprudente. A Paris*, à Valenciennes*, à Abbeville*, dans tous les centres de quelque importance, les personnes de toute condition fréquentent les établissements de bains, les étuves, comme on disait autrefois; on s'y donne rendez-vous*; ce sont des lieux de réunion ^ de délassement et de plaisir*; on y va comme on va à la taverne. La médecine d'alors ordonne les bains comme le meilleur remède dans presque toutes les maladies ^ ; elle les recommande aux femmes enceintes, non-seulement pendant leur grossesse', mais encore après leur accouchement, et les riches comme les pauvres ont coutume d'y soumettre les petits enfants '. Aussi, toute habitation un peu aisée est pourvue de sa «cuve à baigner"», et l'on n'est pas médio-

1. A PariSj les étuves étaient très-nombreuses. Une des plus célèbres était celle de la place Saint-Michel, à Timage de Saint-Christophe. JJ 86, n- 367.

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