‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 28 sur 286 · Des pijons cuis en Teaue. • JJ 92, n · texte numérisé non relu

Des pijons cuis en Teaue. • JJ 92, n

5. « Ne trouvant point de moutarde à mengier sa viande. » JJ 86, n* 374.

6. Bibl. Nat., dép. des mss., collection des Quittances, t. XI, n* 744.

7. La femme d'an valet charretier, ayant à traiter des compagnons, ■ miêt la nappe, du pain et noys pour mengier et bailla deux pos pour aler quérir du vin en la ville. > JJ 121, n* 199.

8. En 1363 (n. st.), tavernes de cidre à NeuilIy-le-Mal herbe (Calvados, arr. Caen, c. Évrecy ; JJ 92, n" 265), et à Mézidon (Calvados, arr. Lisieux;

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vernes où on le débite commencent à devenir nombreuses, mais chaque village ou plutôt chaque hameau * n'en conserve pas moins un, sinon plusieurs établissements, qui continuent d'oflrir à boire aux compagnons du vin et de la bière. Les libations sont d'autant plus prolongées qu'il est de mode de mêler au vin un peu de gingembre*. Les produits exotiques ne sont guère recherchés que de la haute noblesse. Toutefois il n'est pas rare de voir figurer sur des tables bourgeoises les vins de Portugal, déjà très-renommés à cette époque*.

On célèbre par de véritables banquets toutes les circonstances solennelles de la vie, les baptêmes, les fiançailles*, les noces ^ les rèlevailles', les enterrements',

iJ 92, n» 223). — En 1376, taverae de cidre à Putot (Pulot-enAuge, Calvados, arr. Pont rÉvéque, c. Dozulé). JJ 110, n<* 123.

1. NeuilIy-le-Malherbe et Putot, dont les tavernes sont mentionnées dans la note précédente, n'ont jamais été que de petits villages qui comptent aujourd'hui, le premier deux cent vingt-trois, le second deux cent trente habitants. La paroisse du Bois-Guilbert (Seine-Inférieure, arr. Rouen, c. Buchy), qui possédait alors deux tavernes (JJ 112. n" 269), n'a de nos jours qu'une population de trois cent onze habitants.

2. « Un pou de gingembre, pour ce que le vin lui faisoit mal adoncqucs. » JJ 112, n* 358.

3. « Comme il a voit beu de fors vins de Porligal. » JJ 90, n* 254. — A Uarfleur, en 1363, on vendait ces vins trente francs le tonneau. Xi*21, ^•75 va 77.

4. Un beau-père demande à celui qui a fiancé sa fille « sa partie de la courtoisie des fiançailleSj si comme au pais est de coustume. » JJ 120, n*279. — « Amis assemblez pour boire le vin cie« /fonçaii/es. »JJ 119, n* 332.

5. JJ 114, n* 263. JJ 111, n* 124. Aux environs deMeaux, le repas donné la nuit môme qui suivait le mariage s'appelait le cochet (JJ 120, n* 248), et, dans le pays deCaux un banquet tenu quelques jours après le mariage, le racrot (JJ 120, n» 154).

6. « Ses amis et voisins eussent beu ou disné on sa maison aus relevailles de sa femme qui avoit jeu d'enfant, ainsi comme amis et voisins Pont acoustumé faire. » JJ 107, n« 342. — « Grant quantité de bonnes gens, leurs cousins et voisins, soupent et font bonne chère le jour que la femme du dit d'Esquetot estoit relevée d'enfant. » JJ 120, n* 104.

7. « Avoit eu un de ses enfans Irespassés, et en faisoit grant disner. • JJ145, no 382.

les fêtes des saints, Ipatrons des confréries*, où Ton adjuge aux enchères' le bâton de la bannière du saint au roi ou bâtonnier annuel de chaque confrérie, les retours de pèlerinage*; et ces banquets ont un caractère tellement public, que le premier venu, un passant, peut s'y inviter. On ne donne pas de noce sans confectionner une ou plusieurs tartes dont tous, même les étrangers, peuvent réclamer leur part^ Le dîner a-Ul lieu dans une taverne, Tusage est de payer aux compagnons qui se trouvent là ce qu'on appelle l'avantage de la noce'. En certains endroits, celui qui se remarie doit & qui en fait la demande, un pot de vin pour secondes noces, faute de quoi on le monte sur une charrette et on le va jeter avec force huées dans.une rivière*. Ce qui donne à ces banquets un caractère tout à fait public, c'est que l'habitude est d'y apporter chacun son écot. Aux repas de noces, notamment, il y a un personnage, désigné sous le nom de maître gouverneur des noces, qui est chargé spécialement de recueillir cet écot^ En 1367 Raoul

1. JJ m, n- 98, 384.' JJ 115, n- 96. JJ «119, n" 24, 181, 274. JJ 121, n- 34, 117 bis.. JJ 122, n* 379. JJ 123, n* 160.

2. Cette adjudication donnait lieu parfois à des rixes sanglantes entre les habitants des paroisses limitrophes (JJ 112, n** 266, 319. JJ 113, n*18â. JJ 115, n* 142.) Les membres d'une confrérie s'appelaient, entre eux, mon frère ; « Hal mon frère, tu m'as blecié. » JJ 120, n« 314. « Tu es mon frère de confrarie, et si as enchieri sur moy. » JJ 119, n* 64.

3. « Si comme l'en a acoustumé à faire en la ditte paroisse, voisin à lotre, quant on est retourné de quelque pèlerinage. > JJ 120, n* 314.

4. « Lequel Espinart et ses complices demandèrent à avoir de la tarte.... Et quant il orent dancié tout comme il voldrent, on leur pre- §enia\la moitié d'une tarte. » JJ 112, n* 65.

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