Causa diminucionis sanguinis. » JJ 89, n
4. C'est ainsi que Bertrand du Guesclin et Olivier de Clisson se Crent
en signe d'une union éternelle ^ Un onguent connu sous le nom de « blanc de Razès » se débile chez tous les apothicaires, et Ton voit, par exemple, Charles de Blois recourir à cet onguent pour guérir les écorchures que lui fait à la peau et sur les reins le cilice dont il a coutume de se revêtir*. Cette origine arabe de la médecine à la mode assure beaucoup de crédit aux juifs, même au point de vue médical. Aussi la plupart des Israélites, en même temps qu'ils prêtent à intérêt, s'entremettent de médecine. Un jour, une pauvre lingëre de Paris tombe malade. Elle va trouver un juif qui lui dit ; « Apportez-moi un peu de votre urine. » La lingèrc fait ce que demande le juif. Quand il a vu l'urine : « Vous aimez follement quelqu'un, » dit-il à la jeune fille. — « C'est vrai, » répond celle-ci en baissant les yeux. Le fourbe usurier lui vend alors, au prix de quatre francs, un sachet enveloppé de soie * pour se faire épouser de celui qu'elle aime. On prend en moyenne vingt francs pour remettre une jambe rompue V Les médecins et chirurgiens de THôtel-Dieu de Paris sont dès lors en grande réputation, et les malades viennent de très-loin se remettre entre leurs mains ^ On pratique déjà la taille,
saigner eoBemble et môlèrent leur sang lorsqu'ils conclurent un pacte de fraternité d^armes & Pontorson, le 24 octobre 1370. Dom Morlce, Hist, de Bretagne, Preuves, 1. 1, col. 1642 et 1643.
1. Jean Sonnet, de Beaumont le Roger, et Robert Percepot « se fussent un jour fait saigner ensemble par Vacointance et congneissance qu'il avoient l'un avec l'autre. * JJ 122, n« 305.