‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 35 sur 286 · Bibl. Nat., mss. lat., n" 5381, t. I, f^ 141 v · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., mss. lat., n" 5381, t. I, f^ 141 v

3. « Un po de chose enveloppée et cousue en cendal. » JJ 120, n* 102.

4. Un paysan qui a rompu la jambe à son camarade lui dit : « qu'il se feist appareillier et il paieroit voulentiers les mires, et coustast vingt frans, • JJ 115, n* 62.

5. Thomas Mouisson, pauvre métayer, blessé & mort par le capitaine de la Honville (auj. hameau de Lardy, Seine-et-Oise, arr. Étampes, c. la Perte Alais), après trois semaines de traitement chez un barbier d'Étampes, se fait amener à Paris, à l'Hôtel-Dieu « et là fu appareillé par l'un des mire4

72 CHAPITRE lU.

même sur les enfants', ce qui n'empêche pas les personnes qui souffrent de la pierre d'attendre quelquefois leur guérison de neuvaines à Notre-Dame de la Perrelle'. Les malheureux atteints d'aliénation mentale, s'ils ne font de mal à personne, sont gardés chez leurs parents*. Dans les cas de folie furieuse, qui vont devenir si fréquents, surtout chez les femmes à la suite des rapts * et des viols commis par les brigands des compagnies, le patient ou la patiente est jetée en prison, ou du moins on lui attache des menottes aux mains*.

jurez de la ville de Paris, lequel dist que le dit Thomas n'avoit plaie mortelle, maie qu'il avoit esté es maias de mauvais mire. » JJ 120, n* 50.

1. C'est ainsi du moins que nous comprenons le passage suivant, si curieux & tous les points de vue, que personne, pas même Ducange, n'a encore relevé : « Eust pris & Paris la cure de taillier un enfant de Taage de demi an ou environ, filz de Guillot Harent, demeurant en la ditte ville de Paris, entechié de maladie de roulure; et, combien que paravant qu'il l'entrepreist & taillier et curer de la ditte maladie, il eust requis au dit Guillot, père du dit enfant, et à la mère d'ycellui, si comme en tel cas par les mires et expers en ce est acoustumé, que sa mort li pardonnassent ou cas que, après ce que taillié Taroit, il alast de vie à trespassement : qui adonc li [Murdonnèrent, par quoy tantost après le tailla bien et convenablement.... l'enfant ala de vie à trespassement. » JJ 88, o? 56.

2' Colinet Guerart, de Douvres, en la vicomte de Caen, « entechié de la maladie de la pierre », est mené à environ sept lieues de là en une chapelle, nommée Notre-Dame de la Perrelle (auj. la Pérelle, hameau deCampigny, Eure, arr. et c. Pont-Audemer) et y fait sa neu vaine « en espérance d'avoir garison de la ditte maladie ». JJ 145, n* 376.

3. Perrine, femme de Pierre Mauravaule, étant tombée malade et « en fernisie tellement que elle avoit très petit sens », le seigneur du lieu ordonne à son mari de la garder de telle sorte qu'elle ne préjudicie ni à lui seigneur ni & autrui, « ou autrement il y pourverroit de justice. » JJ 115, n*74.

4. « Ipsa, existens conjugata, rapta fuerat per aliquos de Magna Societate, super quo in tantum turbata fuit et etiam metu ne maritus suus propter hoc islam in odio haberet, quod ipsa démens et demoniaca fuit effecta. » Bibl. Nat., mss. lat., n« 5381, t. I, f^ 124.

5. « Ligatus cum ligaminibus ferreis per pedes et manus et custoditus in domo sua. » Ihid.y t. H, f^ 268. — Jeannin Guillon, laboureur de Rousson (Yonne, arr. Joigny, c. Villeneuve-sur-Yonne), étant devenu fou furieux, sa femme le fait « enfergier par les mains » et conduire à Saint-

Outre le médecin et le chirurgien jurés de la châtellenie, il y a presque dans chaque village un barbier qui a le droit de traiter les clous, les furoncles, de panser les plaies et bosses qui ne sont pas mortelles ^ Comme il met ses services à un moindre prix^ que le médecin et le chirurgien, c'est au barbier qu'ont recours de préférence les pauvres gens des campagnes et des villes. Certains barbiers sont même jurés et assermentés en justice ' au même titre que les chirurgiens, mais c'est l'exception. Ils sont tellement étrangers à toute notion anatomique qu'il arrive à l'un d'eux, qui soigne quelqu'un pour une blessure reçue à la tête, de faire à son malade avec son « canivet* » ou petit canif une lésion mortelle dans la cervelle^

Le luxe du vêtement n'a jamais été poussé plus loin qu'en France pendant la première moitié du quatorzième siècle. Presque toutes les pièces de l'habillement sont garnies de fourrures. Comme la dépouille des animaux des régions glacées est d'un prix trop élevé, le petit

Mathurin de Larchant (Seine-et-Marne, arr. Fontainebleau, c. la Cbapellela-Reine) pour y faire sa neuvaine. JJ 123, n« 280. Cf. JJ 114, n" 212. JJ 115, n» 75, JJ 108, n* 210. JJ 144, n* 469.

1 . « Le droit de curer et guérir toutes manières de clous, boces et plaies ouvertes, se les plaies ne sont mortelles. » JJ 109, n« 58.

2. ■ Attendu que plusieurs povres genz, qui à la foiz ont plusieurs et diverses maladies accidentelles, desquelles l'en a par usaige et longue expérience notoire cognoissance de la cure dUcelles par herbes ou autrement, ne pourroient en telx cas, ainsi qu'il font des barbiers, recouvrer des diz mires jurez qui sont gens.de grant estât et de grant salaire, et ne les auroient de quoy satiffier. » Ibid.

3. Un barbier «juré », de Meung-sur-Loire, appareille la femme d*un maréchal-ferrant qui avait été frappée par son mari. JJ 114, n* 108.

4. Un barbier « de son canivet frappa sur le dit prestre ». JJ 120. n* 83.

5. • Se met au gouvernement de deux barbiers pour la ditte plaie curer, et estoit en bon point tant comme il fu es mains du premier d'iceulx barbiers, mais l'autre barbier lui perça la taie de la cervelle. • JJ 107,

peuple se rabat sur les peaux d'écureuil S de renard' et de lapine Ce luxe apparaît surtout dans la garniture des chaperons, des ceintures et des bourses. Dans toutes les classes, les chaperons à Tusage des femmes sont ornés d'ordinaire de boutons d'argents Les nobles portent des ceintures garnies de clous d'or, semées de perles, où leurs armoiries sont gravées en émaiP. Les bourses, brodées de perles* ou munies de petites son* nettes d'argent', sont très-communes •.

On ne couche guère sur la paille que dans les cachots. Partout ailleurs on repose soit sur des matelas %* soit même sur des lits de plume'*. Les couvertures de ces lits

1. En 1363, «une penne d'escureux vendue deux flourins de Flourence et un vaillant. » JJ 92, n* 310.

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