‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 37 sur 286 · Bourse brodée de perles. » JJ 121, n · texte numérisé non relu

Bourse brodée de perles. » JJ 121, n

7. « Une bourse de soye estoffée de sonnettes d'argent » JJ 116, n* 91.

8. Pendant la seconde moitié du quatorzième siècle, le costume devint tout à fait excentrique. Voici la description exacte de Thabillement d'un clerc marié, de Chartres, ftgé de dix-sept ans, en 1380 : « en tel estât que il estoit, c'est assavoir vestu d'un jupon de bougran ourlé de drap blanc par dessoubz et par les manches, un mantel vermeil découpé dessouz et aus coustez, un chaperon vermeil à une bande de drap noir cousue^ un chapel de bièvrb blanc ourlé d'un ruban azuré et sanz tonsure rèse (rasée). » JJ117, nM75.

9. Parvum lectum de matha seu matherai gallice.» 6ibl,Nat., mss. lat., n* 5381, t. I, f^ 53. — «De quadam matha, gallice maiera%f absque pluma. » /6id., ^ 63 v*.

10. « Faciet amoveri culcitram plumeam. » Ibid., (^ 37. — « Ubi erat culcitra plumea supra quam nudus jacebat. » Ibid., ^ 47.

sont le plus souvent de serge grossière ou de tiretaine * ; elles sont parfois garnies de fourrure de gris^. Il est de mode d'avoir des taies d'oreiller découpées à jour'.

Nous arrivons enfin à la partie du vêtement dont la vulgarisation, contemporaine des premières années de du Guesclin, constitue peut-être le plus grand progrès qui ait été réalisé & aucune époque au point de vue de l'hygiène, nous voulons parler de la chemise. L'originalité du quatorzième siècle, en fait de vêtement, est d'avoir été le siècle du linge, et l'usage universel de la chemise est, à le bien prendre, l'événement le plus considérable de ce temps.

Dérivée d'un vêtement de dessous appelé chains ou chainse, en usage aux onzième et douzième siècles, dont le tissu était de fine laine ou de crêpe de soie aussi bien que de fil \ la chemise ou vêtement de linge qu'on porte sur la peau a longtemps passé pour n'avoir pas été connue de nos pères du moyen âge. On n'avait fait d'abord attention qu'aux miniatures des manuscrits qui représentent des personnes au lit; et comme ces personnes y apparaissent dans un état de nudité complet, on en avait conclu qu'à l'époque où ces peintures ont été exécutées, on ne portait pas de chemises. On ne serait pas tombé dans cette erreur si l'on avait su qu'au quatorzième siècle, on avait toujours soin d'ôter sa chemise avant de se mettre au lit •. Le dernier et savant

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