Une toye de lit trellîciée. » JJ 105, n
k, Jules Quicherat, Histoire du costume en France^ Paris, Dachette, 1875, p. 138, 163.
5. < Troove Martin Gragant nu à nu couchié avec sa femme. » JJ 116, D* 62. — < East la ditte Milotle, couchiée en ycellui lit, prise par les braz et impétueusement et par force ycelle tirée toute nue hors do son lit d'emprès son dit mary. » JJ 145, n* 462.
historien du costume en France n'avait garde de s'égarer sur une question de cette importance. Arrivé à la période comprise entre 1190 et 1340, il dit : « Le chainse se transforma en chemise, la chemise, dans le sens où nous l'entendons, pièce fondamentale en toile de fil, que toute personne aisée voulut porter sur la peau*. » Quoique cette assertion, émanant surtout d'une autorité aussi considérable, ait le rare mérite de corriger une erreur très-répandue et presque invétérée, elle n'est pas encore complètement exacte. La vérité est que, dès la première moitié du quatorzième siècle, la chemise ne fut pas réservée aux personnes aisées; elle devint alors d'un usage universel. Non-seulement l'inventaire d'un valet de chambre, dressé en 1361, comprend jusqu'à treize chemises ^, mais encore nous voyons que des serviteurs de Tordre le plus humble, de simples valets de ferme, ont une chemise à ôter' quand ils se mettent au lit, et une chemise à mettre * quand ils en sortent. Dans un acte où il est question de bandes de jeunes garçons qui viennent de se débarrasser de leur vêtement de dessus pour jouer & la paume, on constate qu'ils sont tous en chemise *. De pauvres femmes volent une grande toile