‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 42 sur 286 · V. le n* Liv des pièces justiflcatiTes · texte numérisé non relu

V. le n* Liv des pièces justiflcatiTes

BERTRAND DO OUBSCLIIf. 1 — 6

82 CHÂPITHK III.

tête d'un parti puissant. Un chevalier, nommé Guillaume d'Agneaux a conimis, en basse Normandie, quatre viols bien avérés, un sur la personne d'une jeune Pille, trois sur la personne de femmes mariées, mais il sert le roi sur mer sous les ordres de Jean de Vienne, amiral de France; et le sage, le pieux Charles V accorde purement et simplement & ce monstre le pardon de ses atrocités ^ Il y a des époques où les institutions valent mieux que les hommes. Au quatorzième siècle, au contraire, Télite du clergé, la bourgeoisie lettrée, et nous comprenons dans ce mot toutes les personnes exerçant les proessions qu'on appelle aujourd'hui libérales, le peuple lui-même, dans sa partie saine, valent beaucoup mieux que les institutions. Cette élite du clergé, cette bourgeoisie lettrée attestent leurj amour des lumières en Tondant de nombreux collèges ^, leur humanité en soignant leurs serviteurs * malades comme s'ils faisaient partie de la famille. Il n'y a guère de village qui ne possède sa «charité d'aumône*», et il est telle confrérie dont on peut citer les statuts comme un modèle de

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