‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 58 sur 286 · N* m des pièces juslificaUves · texte numérisé non relu

N* m des pièces juslificaUves

. pour prendre en main le commandement d'une forteresse, même importante. Quoi qu'il en soit, nous apprenons, par un mandement en date du 10 juillet 1355, que le roi d'Angleterre avait donné, antérieurement à ce^te date, le château du Fougeray ainsi que celui de Ch&teaubriant à KnoUes. Après avoir révoqué cette donation, le tuteur de Hontfort confia de nouveau au célèbre partisan, par acte du. 13 juin 1360, la garde des ch&teaux de la Gravelle ^, du Fougeray et de Châteaubriant, à la condition de payer à l'échiquier d'Angleterre une redevance annuelle de deux mille florins de France, dits moutons '. On voit qu'Edouard, allant encore plus avant dans la voie où il s'était engagé dès 1347, au lieu de solder les capitaines de ses forteresses dans le duché, exigeait d'eux un tribut considérable : c'était mettre en quelque sorte aux enchères le pillage de la Bretagne. Il

I résulte d'un autre acte' qu'en 1358 les Anglais étaient

maîtres du Fougeray : on trouve ainsi cette forteresse occupée, sans interruption, de 1352 à 1360, par les ad-

' versaires de Charles de Blois.

Nous ne saurions donc, à l'exemple du plus grand nombre des historiens de du Guesclin, placer le premier exploit du futur connétable pendant le siège de Rennes par le duc de Lancastre. Lorsque ce siège eut lieu à la fin de 1356 et pendant la première moitié de 1357, il y avait déjà plus de deux ans, comme nous le verrons dans le chapitre suivant, que Bertrand avait été fait chevalier; et il faut remarquer que Cuvelier, dans le récit de la prise du Fougeray, ne donne jamais à son

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