Il ne voloil souffrir le bien c'on li faisoit
{Chron. riméej p. 39, v. 1015).
!2. On lit « Robert Boîncbourc » dans an des plus anciens manuscrits du poème sur le combat des Trente. (Bibl.Nal., dép. des mss., fonds français, n* 1555, f* 53.) C'est par erreur que B. d'Argentré {Hist. de Bret., p. 392) donne au chef du parti anglais au combat des Trente le prénom de Richard.
glais dans Taffaire du 27 mars 1351, ne sont évidem> ment qu'un seul et même personnage. Or tout le monde sait que Robert Bembro trouva la mort * sur le champ de bataille du chêne de Mi-Voie.
Du Guesclin n'était pas en mesure de garder longtemps la forteresse du Fougeray à une époque où toute cette partie de la Bretagne, depuis Redon jusqu'à Bécherel, était au pouvoir des partisans ou des auxiliaires de Montfort. Après une occupation qui dura tout au plus une année, il dut revendre sa conquête aux Anglais, si tant est que ceux-ci n'aient pas réussi à la reprendre. Toutefois il est & noter que Robert Bramborc ou Bembro est mentionné, au moment du combat des Trente, comme capitaine de Ploërmel; mais il est certain, d'un autre côté, que la forteresse du Fougeray était retombée au pouvoir des Anglais dès le 12 mai 1352 ^ On peut supposer, avec quelque vraisemblance, que la garde de cette forteresse, après son évacuation volontaire ou forcée par du Guesclin, fut confiée par Gautier de Bentley à ce fameux Robert Knolles qui, de simple archer, allait bientôt devenir le plus redoutable chef de partisans de sa nation et même de son siècle. Robert, alors au début d'une carrière militaire qui devait être si brillante et surtout si fructueuse^ avait figuré au combat des Trente comme le second champion du parti anglais, quoiqu'il ne fût encore qu'écuyer ; car c'est à tort que, sur les listes des champions des deux partis, on le qualifie de chevalier : il n'acquit ce dernier titre que huit ans plus tard, au sac d'Auxerre, le 10 mars 1359. Il commençait par conséquent à être assez en évidence
1. Et Boincboarc chay mort^ à la terre abalu. (Bibl. Nat.^ ms. fr. n* 1555, f^ 561.) « Là fot mort Robert Brambroc, chief d'iceulz EngloU. • Ibid.^ n* 4987, ^ 61 V.