‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 62 sur 286 · Rymer, voî. 111, p. 234 et · texte numérisé non relu

Rymer, voî. 111, p. 234 et

3. Par acte daté de Paris le 2 août 1353, le roi Jean nomme « son amè et féal chevalier et conseiller Arnoul, sire d'Audenehan, mareschal de France, son lieutenant es parties de toute Normandie. » Arcb. Nat., sect. hist., JJ 82 n" 18.

4. Pas-de-Calais, arr. Saint-Omer, c. Ardres. La forme ancienne de ce nom de lieu est Atidenehan on Audeneham^ mot dont la dernière syllabe avait autrefois, et conserve encore aujourd'hui dans le pays, une prononcialion nasale. On a prétendu que les Anglais, après la prise de Calais, s'étaient emparés de la seigneurie d'Audrehem, mais c'est une erreur. Od possède une quittance de gages, datée de Saint-Omer, le 28 octobre 1355, émanant de Francequin de Bougen, connétable de sergents & pied, préposé à la garde du ch&teau d'Audeneham. Bibl. Nat., dép. des mss., titres scellés de Clairembault, t. XIX, p. 1329.

DU GUESCUN FAIT CHEVALIER A MONTMURAN. 11^

du même mois^ Issu d'une famille du Boulonnais d'assez petite noblesse, le sire d'Audrehem était ce qu'on appelle un officier de fortune. Sa haute taille, sa bonne mine, sa force prodigieuse avaient charmé le roi Jean qui, doué lui-même de la plus belle prestance, prisait fort ces avantages chez les autres. Toutefois, Arnoul devait surtout sa haute position à la protection de Charles d'Espagne, connétable de France. Il était déjà capitaine souverain et gouverneur du comté d'Angoulême ', lorsque ce comté fut donné le 23 décembre 1350 au connétable qui, reconnaissant des services du sire d'Audrehem, le fit nommer maréchal de Fr.ance à la fin de juin 1351 en remplacement d'Edouard, sire de Beaujeu, tué au combat d'Ardres. Charles d'Espagne devint la même année le gendre du duc de Bretagne par son mariage avec Marguerite, Tainée des filles de Charles de Blois et de Jeanne de Penthiëvre. Le sire d'Audrehem dut donc tenir un compte particulier & du Guesclin du dévouement dont il avait fait preuve envers le beaupère de son protecteur. D'ailleurs, Thumilité relative de leur origine, leur passion pour la guerre, leur supério*^ rite dans tous les exercices chevaleresques étaient autant de traits communs propres à inspirer à Arnoul une vive sympathie pour récuyer breton.

A la même époque, la forteresse de Pontorson avait pour capitaine un chevalier, réservé à la plus haute fortune, que nous verrons quelques années plus tard user de son influence auprès du dauphin Charles, fils

1. Par acte daté de Pontorson, le 14 août 1353, Arnoul, sire d'Audrehem, délivra des lettres de rémission à Fouquet de Prez, écuyer (Arch. Nat., sect. hist., JJ 82, n* 18). La nomination du sire d*Audrehem comme lieutenant en Normandie, dont il est question plus haut, est vidimée dan» ces lettres de rémission.

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