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8. Saint-Léonard-des-Parc8, Orne, arr. Alençon, c. Coartoraer.
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quelque forteresse ennemie ont- ils commis un viol, les garnisons françaises s'autorisent aussitôt de cette violence pour la renouveler. Un capitaine, qui tient au nom du régent la forteresse de Ratilly*, en Puisaye, enlève une jeune fille de la maison de son père et abuse d'elle, sous prétexte que des brigands Tout déjà connue charnellement*.
Souvent les maîtresses de ces brigands sont des damoiselles', c'est-à-dire des femmes ou veuves d'écuyers que Ton retient captives malgré elles. Un jour, une de ces damoiselles, entretenue par le capitaine anglais de Hardencourt, petite forteresse du Beauvaisis, entend les cris perçants arrachés par la souffrance à un prisonnier que Ton torture dans une pièce voisine de la sienne. Elle désire voir ce malheureux et le fait amener en sa présence. Quelle n'est pas sa surprise et sa joie de retrouver quelqu'un qu'elle connaît très-bien. « C'est le maréchal de monse gneur de Hardencourt, » s'écriet-elle; et elle commence à pleurer si fort qu'elle ne peut plus parler *. Elle demande à son compatriote des nouvelles de sa femme et de ses enfants; il trouve à peine la force de répondre qu'il ignore ce que les siens sont devenus. « Dieu le sache ! » ajoute-t-il avec un soupir. Cette scène est interrompue par l'Anglais leur maître, qui dit brusquement à ses gens : « Remettez aux fers ce vilain larron •. »
1. Ch&leau de Treigny, Yonne, arr. Auxerre, c. Saint-Sauveur.
2. « Pour ce que l'en leur avoit dit que les Bretons Tavoient tenue et cogneue charnelment. » JJ 107, n* 167.
3. Au quatorzième siècle, le titre de dames était réservé aux femmes des chevaliers. Les femmes d'écuycrs avaient seulement la qualification de damoiselles qu'elles abandonnèrent aux bourgeoises au dix-septième siècle.
4. « Elle commença à plourcr si fort qu'elle ne povoit parler. »