Arch. Nat.j secl. hisl., JJ 75, n
3. Œuvres de Froissartj publiées par M. Kervyn de Letlenhove, Chro>
même, rallié & Charles de Blois dès la fm de 1344, est mentionné comme conseiller de ce prince dans un acte du 4 février 1346 où il reçoit trente livres pour visiter les châteaux de la vicomte de Limoges*. Non-seulement donc cette défection, si défection il y a, reste isolée, mais encore elle ne dure qu'un temps assez court et elle est bientôt rachetée par des services postérieurs. L'autre oncle de notre héros, Bertrand du Guesclin, seigneur de Yauruzé, marié à Thomasse le Blanc, dame de la Roberie, ne montre pas moins de dévouement que les autres membres de sa famille à la cause de Charles de Blois. Pendant la captivité du vaincu de la Roche-Derrien et à l'époque du premier voyage de Charles en Bretagne, on a dit que ce chevalier alla se constituer otage en Angle-. terre et tenir prison à la place du mari de Jeanne de Penthièvre. Toutefois il faut plutôt voir dans le « Bertrand de Gloaqun », auquel Edouard flf délivre, le 10 novembre 1354*, des lettres de sauf-conduit pour retourner en Bretagne, le futur connétable lui-môme.
Quoique nous ne possédions aucun document authentique sur le rôle de notre héros pendant les treize premières années de la guerre de succession de Bretagne, on ne peut douter que Bertrand n'ait embrassé dans cet intervalle, à l'exemple de ses oncles, le parti de Charles de Blois. Quand même nous n'aurions pas sur ce point le témoignage formel de Cuvelier '', le dévouement éclatant dont du Guesclin fait preuve envers le
niqaes, l. IX, p. 510. M. Kervyn a pris par erreur cet Olivier du Guesclin pour le frère du connétable. Cf. p. 22, en note.
1. V. le n* I des pièces justiQcatives placées à la fin de ce livre.