‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 16 sur 291 · Ibid., l. n, f'- 139 V cl · texte numérisé non relu

Ibid., l. n, f'- 139 V cl

détail les diverses phases de la guerre qui éclate entre le prince dont nous venons de tracer le portrait et Jean de Montfort. La guerre de la succession de Bretagne a surtout droit à notre attention en tant que Bertrand y joue un rôle, et malheureusement ce rôle, pendant les six années comprises entre 1341 et 1347, si Ton excepte une mention de Froissart, relative au siège de Rennes à la On de 1342, a échappé à toutes les investigations. Lorsque les hostilités commencent entre les deux compétiteurs à la fm de 1341, notre héros est âgé d'enviroD vingt ans. Le chef de la branche atnée des du Guesclin^ Pierre du Guesclin, chevalier, seigneur du Plessis-Bertrand, figure, comme on sait, parmi les partisans les plus dévoués de Charles de Blois, et nous avons eu déjà l'occasion de dire qu'il donna plus tard dans son manoir l'hospitalité à ce prince ^ Quoique le rôle de la branche cadette soit beaucoup plus obscur, elle suit sans aucun doute l'exemple de la branche atnée. Un seul des du Guesclin paraît avoir fait d'abord exceplion, Olivier, seigneur de la Ville-Anne, frère puîné de Robert et par conséquent l'un des oncles de Bertrand. Le dernier décembre 1344, Charles de Blois accorde à cet Olivier des lettres de rémission au sujet de plusieurs excès commis par ce chevalier pendant les guerres et rébellions de Bretagne', et l'on a retrouvé récemment son nom aux Archives de Londres sur les rôles des gens d'armes à la solde de l'Angleterre*. Mais Olivier du Guesclin lui-

1. P. 5j noie 2. « Dum semcl dictus Carolus (de Blesiis) venisset apud Plessyacum Bertrandi pênes dominum Petrum de Guesclin, militem, in sao ducatu, et iste testis (Johannes du Fouraet^ armiger), de precepto domini Caroli, remansisset cum eo de sero in caméra sua. » Ibid,, 1. 1, f^ 120 v* el 121.

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