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forme de jambon " ; mais il n'est guère de chaumière qui ne soit aussi pourvue d'une broche en bois* pour rôtir les volailles, et Ton a même l'habitude de les larder* afin d'en rendre la chair plus savoureuse. Un convive considère qu'on l'insulte quand on lui sert des pigeons cuits à l'eau*, et un voyageur, breton, il est vrai, dégaine contre le maître d'une hôtellerie où il est descendu, parce que la viande qu'on lui présente n'est pas assaisonnée de moutarde*. C'est que la moutarde, comme du reste toutes les épices, est un condiment dont on fait le plus grand usage; et, dans les meuneries de quelque importance, il y a presque toujours, contre trois moulins & blé, un moulin à moutarde*. Dans les plus humbles ménages, on met la nappe sur la table, quand on donne à dtner à des parents ou & des amis^
Les boissons sont à si bon marché qu'on en fait une consonmiation énorme. Dans les pays où l'on cultive la vigne, comme il n'est besoin d'aucune autorisation pour vendre le vin au détail, il y a presque autant de taverniers que de propriétaires de vignobles. En Normandie, le cidre* tend à supplanter l'antique cervoise, et les ta-
1. « Jambons et eschinées de deux ou trois pourceaux. » JJ 112^ n* 47.
2. A Sainl-Étienne-do-Oault; au diocèse de Chartres^ un paysan prend dans sa chaumière « une haste do bois à roslir poiUailk » pour battre quelqu'un. JJ 111, n* 259.
3. A Vallières, au bailliage de Chartres, un vol est commis dans Thabitatioo d'un cultivateur « où Ton lardoit deux poules pour rostir » . JJ 90, n* 627.