Des pijons cuis en Teaue. » JJ 92, n
5. « Ne trouvant point de moutarde à mengier sa viande. » JJ S6, o* 374.
6. Bibl. Nat., dép. des mss., collection des Quittances, t. XI, n* 744.
7. La femme d'un valet charretier, a^-ant à traiter des compagnons, • mist ta nappe, du pain et noys pour mengier et bailla deux pos pour aler quérir du vin en la ville. > JJ 121, n* 199.
8. En 1363 (n. st.), tavernes de cidre à Neuilly-le-Malherbe (Calvados. aiT. Caen, c. Évrecy ; JJ 92^ n*265), et à Mézidon (Calvados, arr. Lisieux;
vernes où on le débite commencent à devenir nombreu ses, mais chaque village ou plutôt chaque hameau ' n'ei conserve pas moins un, sinon plusieurs établissements qui continuent d'offrir à boire aux compagnons du vii et de la bière. Les libations sont d'autant plus prolon gées qu'il est de mode de mêler au vin un peu de gin gembre*. Les produits exotiques ne sont guère recher chés que de la haute noblesse. Toutefois il n'est pai rare de voir figurer sur des tables bourgeoises les vim de Portugal, déjà très-renommés à cette époque*.
On célèbre par de véritables banquets toutes les cir constances solennelles de la vie, les baptêmes, les fian cailles*, les noces ^ les relevailles*, les enterrements'
JJ 92, n* 223). — En 1376, taverne de cidre à Putot (Pulot-en-Auge, Calva dos, arr. Pont l'Évéque, c. Dozulé). JJ 110, n» 123.
1. Neuilly-lc-Malherbe et Putot, dont les tavernes sont mentionnées dao la note précédente, n'ont jamais été que de petits villages qui compten aujourd'hui, le premier deux cent vingt-trois, le second deux cent trent habitants. La paroisse du Bois-Guilbert (Seine-Inférieure, arr. Rouen c. Buchy), qui possédait alors deux tavernes (JJ 112, n" 269), n'a de no jours qu'une population de trois cent onze habitants.
2. « Un pou de gingembre, pour ce que le vin lui faisoit mal adonc ques. » JJ 112, n<* 358.
3. « Comme il avoit beu de fors vins de Portigal. » JJ 90, n* 254. — j Uarfleur, en 1363, on vendait ces vins trente francs le tonneau. Xi*21 ^•75 va 77.
4. Un beau-père demande à celui qui a fiancé sa fille « sa partie de 1 courtoisie des fiançailles, si comme au pais est de coustume. » JJ 120 n* 279.— « Amis assemblez pour boire le vin des fiançailles. » JJ 119, n*332
5. JJ 114, n*263. JJ 111, n* 124. Aux environs de Meaux, le repas donn< la nuit même qui suivait le mariage s'appelait te cochet (JJ 120, n* 248) et, dans le pays deCaux un banquet tenu quelques jours après le mariage le racrot (JJ 120, n* 154).
6. « Ses amis et voisins eussent beu ou disné en sa maison aus rele J vailles de sa femme qui avoit jeu d'enfant, ainsi comme amis et voisin ^ l*ont acoustumé faire. » JJ 107, n^ 342. — « Grant quantité de bonne
gens, leurs cousins et voisins, soupent et font bonne chère le jour que l JJ femme du dit d'Esquetot estoit relevée d'enfant. » JJ 120, n» 104.
7. « Avoit eu un de ses enfans trespassés, et en faisoit grant disner. JJ145, no 382.
les fêtes des saints, Ipatrons des confréries*, où Ton adjuge aux enchères^ le bâton de la bannière du saint au roi ou bâtonnier annuel de chaque confrérie, les retours de pèlerinage*; et ces banquets ont un caractère tellement public, que le premier venu, un passant, peut s'y inviter. On ne donne pas de noce sans confectionner une ou plusieurs tartes dont tous, même les étrangers, peuvent réclamer leur part*. Le dîner a-t-il lieu dans une taverne, l'usage est de payer aux compagnons qui se trouvent là ce qu'on appelle l'avantage de la noce*. En certains endroits, celui qui se remarie doit à qui en fait la demande, un pot de vin pour secondes noces, faute de quoi on le monte sur une charrette et on le va jeter avec force huées dans une rivière*. Ce qui donne à ces banquets un caractère tout & fait public, c'est que l'habitude est d'y apporter chacun son écot. Aux repas de noces, notamment, il y a un personnage, désigné sous le nom de maître gouverneur des noces, qui est chargé spécialement de recueillir cet écot^ En 1367 Raoul
1. JJ 111, n- 98, 384/ JJ 115, n* 96. JJ '119, n- 24, 181, 274. JJ 121, n- 34, 117 6w.. JJ 122, n- 379. JJ 123, n- 160.
2. Cette adjudication donnait lieu parfois à des rixes sanglantes entre les habitants des paroisses limitrophes (JJ 112, n*« 266, 319. JJ 113, n*185. JJ 115, n* 142.) Les membres d'une confrérie s'appelaient, entre eux, mon frère ; « Ha ! mon frère ^ tu m'as blecié. » JJ 120, n* 314. « Tu es mon frère de confrarie^ et si as enchieri sur moy. » JJ 119, n* 64.
'3. « Si comme l'en a acoustumé à faire en la ditte paroisse, voisin à autre, quant on est retourné de quelque pèlerinage. » JJ 120, n* 314.
4. « Lequel Espinart et ses complices defnandèrent à avoir de la tarte,.,. Et quant il orent dancié tout comme il voldrent, on leur pretentai la moitié d'une tarte. » JJ 112, n* 65.