‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 59 sur 291 · Pour un denier vingt solz de ce qu'il emprunta · texte numérisé non relu

Pour un denier vingt solz de ce qu'il emprunta

{Ibid., V. 809.)

très-affaibli par la défection de Raoul de Caours, qui abandonna encore une fois Edouard pour se remettre en Tobéissance du roi de France. La cause de cette défection ne fut pas, comme les Bénédictins Font dit par erreur', la donation faite par le roi d'Angleterre à Gautier de Bentley , second mari de Jeanne de Belleville , dame de Clisson, de plusieurs seigneuries en Poitou sur lesquelles Raoul avait des prétentions. La donation dont il s'agit, loin de remonter à 1349, était encore récente* lorsque Edouard la confirma le 30 décembre 1359, après la mort de Gautier de Bentley, au profit du jeune Olivier, sire de Clisson. Elle fut octroyée à l'occasion du second mariage de Jeanne de Belleville avec le lieutenant du roi d'Angleterre, et ce mariage est certainement postérieur au 8 septembre 1350, date de la nomination de Gautier de Bentley comme capitaine général en Bretagne'. A cette date, il y avait déjà quelque temps que Raoul de Caours s'était rallié au roi de France, puisque Bentley succéda dans le gouvernement du duché à Dagworth tué dans un combat que lui avait livré Tinconstant chef de Compagnies. Nous croyons avoir découvert le premier la véritable cause de la défection de Raoul.

L'avide partisan possédait à Beauvoir-sur-Mer et à Bouin^ d'importantes salines' d'où il tirait des revenus considérables. Il attachait tant de prix à la possession de ces salines que, dans une convention passée pendanjt

l.Dom Morice, Histoire de Bretagne, t. I, p. 279. 3. « Cum nos nuper dederimus et conccsserimus....» Rymer, vol. III, p. 465.

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