Chroniques de J, Froissartj t. fV, p. lu, note
aîné du roi Jean, pour attacher déGnitivement du Gués, clin au service de la France et le faire appeler au premier poste important qu'ait occupé le futur connétable. Nous voulons parler de Pierre de Villiers, celui qui devint en 1359 maître d'hôtel du régent, charge qu'il conserva lorsque le régent monta sur le trône sous le nom de Charles V. Pierre de Villiers avait été fait prisonnier par les Anglais à la bataille de Mauron, et le 14 septembre 1353 le roi Jean lui Gt allouer mille deniers d'or pour payer sa rançon*. A peine délivré, le capitaine de Pontorson s'occupa de mettre en bon état de défense la place dont la garde lui était conGée, un crédit de mille livres tournois fut affecté à cet emploi; et nous voyons par une quittance du 21 août 1354 qu'à cette date, qui coïncide avec la présence du sire d'Audrehem et de du Guesclin, les travaux étaient en pleine activité*.
Une autre haute influence que l'amitié de Pierre de Vilhers mit au service de la fortune naissante de du Guesclin, ce fut celle du frère du roi Jean. Du chef de sa femme Blanche de France, Glle de Charles IV dit le Bel et de Jeanne d'Évreux, Philippe, duc d'Orléans, possédait en usufruit le comté de Beaumont-le-Roger et la châtellenie de Pontorson comme assiette de cinq mille livres de rente qui formaient la dot de Blanche*. Le 5 mars 1354*, il échangea avec le roi de France son frère le comté de Beaumont-le-Roger contre celui de