V. le u'iv di's pièces juHliilc«livM
3. Par acte datd de Paris to 2 août I3&3, le roi J«an nmiime ism amé el fual che*alior et conseiUpr Arnoul, «ire d'Audenehan, niarejielinl de Franc«, soo lieulenanl à» parties de tonte Nonnandio. > Arcb. N'ict., secU hisl., JJ 81n-IH.
4. fas-de- Calais, arr. SnintOmur. c. Ardr«s. La Tonne anrienne de ce Dom de lieu est Audenehan ou A mUnelitim, mot ikink la âcrniâiia syllabe avait autreCoia, et conserve encore aujourd'hui dans le pays, une pronoacialion nasale. On a prétendu que les Anglais, après la prise de Calaie, ■'Alaicnl emparé» do la seignaur» d'Audi'chem, mais c'est une erreur. On passade une quittance de gaffes, datée de Sainl-Omer, le 1i oct<>bte 13^, émanant do Francequin de Uougoo, connétable de sergents k pied, prdposé à la garde du château d'AudeaeliaiD. Bibl. Nat., dép. dci mss., titres scellés do Clairembault, (. \[X. p. I»!9.
du môme mois^ Issu d'une famille du Boulonnais d'asser petite noblesse, le sire d'Audrehem était ce qu'on appelle un officier de fortune. Sa haute taille, sa bonne^ mine, sa force prodigieuse avaient charmé le roi Jean qui, doué lui-même de la plus belle prestance, prisait fort ces avantages chez les autres. Toutefois, Amonl devait surtout sa haute position à la protection de Charles d'Espagne, connétable de France. Il était déjà capitaine souverain et gouverneur du comté d'Angoulême*, lorsque ce comté fut donné le 23 décembre 135a au connétable qui, reconnaissant des services du sire d'Audrehem, le fit nommer maréchal de France à la fin de juin 1351 en remplacement d'Edouard, sire de Beaujeu, tué au combat d'Ardres. Charles d'Espagne devint la ménie année le gendre du duc de Bretagne par sod mariage avec Marguerite, l'at née des filles de Charles de Bloîs et de Jeanne de Pentljièvre. Le sire d'Audrehem dut donc tenir un compte particulier & du Guesclin du dévouement dont il avait fait preuve envers le beaupère de son protecteur. D'ailleurs, l'humilité relative de leur origine, leur passion pour la guerre, leur supériorité dans tous les exercices chevaleresques étaient autant de traits communs propres à inspirer à Arnoul une irhre sympathie pour Técuyer breton.
A Ta même époque, la forteresse de Pontorson avait pour capitaine un chevalier, réservé à la plus haute fortune, que nous verrons quelques années pIuS tard user de son influence auprès du dauphin Charles, fils-
1. Par acte daté de Pontorson, h 14 aoèC 1353, Aniofri, sire d*Audreliem, déliinra des lettres de rémissiofi à Foèquel de Prez, éeoyer (Areh. Nat., sect. Jiist., ii 82, «* 18). La Domination da sire d'Audrehem comme Kentenani eo Nonnandie, dont il est question plus haut, est vidimée dan» ces lettres de rémission.