Lucidum Ecclesiœ sidus
3. « Magni aposlolicœ cymbse remifres. » Fam.; I. XI, ep. 11.
4. « Duo lauri validissimi laie Christi régnantes in pascuis.» Fam., 1. XIII, ep. 5. L'autre cardinal que Pétrarque désigne ici et dans le passage précédent comme l'un des deux grands rameurs de la barque de Pierre, l'un des deux taureaux régnant dans les pâturages du Christ, est Gui de Boulogne, évoque de Porto, qui devint en 1350 l'oncle par alliance du roi de France par suite du mariage de Jean avec Jeanne de Boulogne et d'Auvergne.
leur ville avec une suite de vingt personnes, il occupera cette place jusqu'à ce qu'Edouard 111 lui intime l'ordre de l'évacuer, et le prince de Galles se faisait fort d'obtenir cet ordre du roi son père. Au cas où le duc n'obéirait pas au mandement du prince, et où les assiégeants et les assiégés n'arriveraient pas à s'entendre à l'amiable, ils continueront de se faire la guerre à leurs risques et périls en attendant que l'armée anglaise reçoive de son chef suprême le commandement exprès de mettre fin aux hostilités. Si le duc de Lancastre s'emparait de Rennes après que Tordre de lever le siège lui aura été notifié par le prince, celui-ci prend l'engagement de faire livrer la ville au roi de France. Enfin il est stipulé qu'à dater de la présente trêve les assiégés ne recevront aucun secours, comme aussi nuls gens d'armes n'iront renforcer le duc de Lancastre, tant de la part du prince de Galles que du roi d'Angleterre.
Le duc de Lancastre, nous l'avons dit, furieux de la ré sistance opiniâtre des habitants de Rennes, avait fait serment de ne se retirer qu'après s'être rendu maître de la ville. Le prince de Galles, qui connaissait l'indomptable ténacité de son cousin, craignait fort de n'être pas obéi lorsqu'il intimerait au duc l'ordre d'exécuter la clause relative au siège de Rennes, les réserves spécifiées dans la trêve du 23 mars indiquent clairement cette crainte. Les prévisions du prince se réalisèrent. Le duc de Lancastre ne tint aucun compte de l'injonction du vainqueur de Poitiers*. Il fallut que le roi d'Angleterre intervînt lui-même. Un mois seulement après la conclusion de la
1. «Cornent que nostre dil fliz le prince, par force de meismcs les trewes et abstinences desquelles il envoia n'ad gaires la verroie copie dessouz son scal,... vous ait requis de par nous especialment que vous vous lèverez de la siège que vous avez longement tenuz entour la citée de Reynes en Bretaigne. » Rymer, vol. HI, p. 353.
trêve, par un mandement en date du 28 avril , il somma son lieutenant en Bretagne de lever le siège de Rennes aussitôt après la réception de ce mandement*. Un chroniqueur anglais, Knyghton% assure que Charles de Blois, impatienté de ces lenteurs, vint en personne à la tête de dix mille gens d'armes pour faire lever le siège de Rennes; mais le duc de Bretagne n'avait été mis en liberté qu'à la condition de ne pas s'armer tant que sa rançon ne serait pas payée, et il n'était pas homme à manquer à sa parole. Ce fut Guillaume de Craon, comme on le voit par divers actes*, que le dauphin, duc de Normandie, envoya en Bretagne pour contraindre le duc de Lancastre à tenir rengagement pris à Bordeaux par le prince de Galles le 23 mars précédent. Ce capitaine mit beaucoup de temps à réunir les gens d'armes qui devaient faire partie de l'expédition; quelques-uns des chevaliers qu'il avait enrôlés, au lieu de le suivre, allèrent môme piller les terres de la vicomtesse de Beaumont. Les habitants de Rennes, pressés par la disette et se croyant abandonnés , ne cherchèrent plus que l'occasion d'entrer en pourparlers avec le duc de Lancastre.
Il y a deux versions sur la manière dont se termina le siège de Rennes. D'après Cuvelier, le duc de Lancastre, désespérant de prendre la ville et voulant néanmoins satisfaire à son serment de ne lever le siège qu'après avoir planté son étendard sur les murs, se serait contenté d'un pur simulacre dont du Guesclin lui suggéra
1. «Vous mandons et chargeons sur les foi et ligeance que vous nous devez et sur le péril qu'appent, estrectement enjoig^B^nz que, tantost après la recette de cestes noz lettres, vous vous oustez de la siège avantdite, sans plus longement y demorer ; si que, par colour de vostre demoere illoeqes, deshonur n'aviegne à nous ne à nostre filz. » Ibid,