‹ Histoire de Bicêtre (hospice-prison-asile) d'après des documents historiqueChapitre 103 sur 137 · Archives de Bicêtre, a» division. Dossier Commerson · texte numérisé non relu

Archives de Bicêtre, a» division. Dossier Commerson

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Dès le lendemain (10 septembre 1848), M. le docteur Delasiauve transmettait son rapport :

Exaltation causée par les difficultés qu'il a éprouvées pour le paiement d'une pension qui lui était assurée par l'ancien gouvernemeni et la Liste civile Tant que ces difficultés subsisteront, il n'y a pas à espérer que cette exaltation diminue et puisse permettre de le rendre à la liberté. Aussi dans l'intérêt de sa guérison, si elle est encore possible, souhaitons que les intérêts seront réglés de façon à ce que disparaisse la cause qui alimente la maladie (1).

Quelque temps après, M. Vavin, envoyait à Coramerson les 150 francs qu'il réclamait, et ce dernier, apaisé au reçu de cette somme, sortait de Bicètre, promettant de ne conserver aucun ressentiment de cette affaire. Du reste, une pension de quinze cents francs lui assura bientôt les moyens d'existence jusqu'à la tin de ses jours. Tout est bien qui finit bien, mais comme le fait judicieusement observer M. Larousse, cette histoire prouve « qu'il n'est pas toujours inutile de faire des extravagances. »

Il fut aussi quelque temps pensionnaire de Bicêtre, ce journaliste qui, en octobre 1850, autorisé par M. de Girardin, se fit le propagateur de l'idée de ce mystificateur célèbre, Benoit (de l'Hérault). Ce dernier prétendait avoir ti'ouvé la communication universelle et instantanée de la pensée, à quelque distance que ce soit, à l'aide d'un appareil portatif appelé boussole pasilaliiuque sympathique.

J. A... annonça la découverte et bientôt les lecteurs étonnés apprirent que les Escargots avaient la propriété de transmettre la pensée à de grandes distances, sans aucun intermédiaire, grâce à un procédé qui était bien supérieur au télégraplie électrique (2).

Beaucoup de gens se rappelant encore la curieuse séance expérimentale qui eut lieu le 2 octobre 1850, au gymnase Triât. Elle tourna à la confusion de l'inventeur et cependant, le lendemain, J. A... écrivait dans la Presse que la démonstration était sans réplique et que la grande découverte annoncée avait parfaitement réussi. Tourné en ridicule par ses confrères, le pauvre journaliste cessa d'écrire et quelques années

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