Voici la copie de la lettre
Paris, le 8 septembre 1848.
Monsieur le Directeur, Un de mes compatriotes, M. Commerson, a été arrêté et écroué à Bicètre sous le prétexte de folie. Nous voudrions plusieurs de mes collègues et moi faire des démarches pour obtenir sa liberté mais nous ne savons pas à le. rrquête de qui il a été écroué ni au juste pour quel motif. Je viens donc vous prier d'avoir la bonté de me donner sur cette affaire quelques renseignements et de me faire connaîtie la situation vraie de M. Commerson.
Je vous demande, monsieur le Directeur, mille pardons de mon importunité et vous prie d'agréer l'hommage de mes sentiments dévoués et fraternels.
Signé : Manuel, Représentant du peuple, rue de Richelieu, 61. En bas est écrit :
Je prie monsieur le D' Delasiauve de délivrer un certilicat constatant la situation mentale de M. Commerson.
Signé : Mallon, 9 septembre 1848.
(Archives de Bicêtre, 5° division. Dossier Commerson).