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et au contrôle. De là une centaine de livres perdus. Cette bibliothèque occupe aujourd'hui une salle assez vaste dans le bâtiment des cabanons, à côté des logements des internes en médecine. L'esjiace est troii restreint encore car le nombre des volumes s'accroît chaque année et dépasse aujourd'hui 3.000. P. B.
338 HISTOIRE DE UICÊTRE
Le public a accès dans l'établissement : l°pour les visites auxadmiiiistrés en salles ou a V infirmerie, les dimanches, lundis et jeudis et les jours de fête de midi à 3 heures; 2° pour les visites aux aliénés, les jeudis et dimanches de midi à 3 heures, avec une permission pour 3 mois, renouvelable, accordée par le Directeur, sur l'avis du Médecin.
Les administrés sont admis à voir leurs camarades à l'infirmerie, les lundis et vendredis, de 1 à 2 heures. Les visites en dehors des jours fixés ci-dessus ne peuvent avoir lieu, sans une permission spéciale signée par le Directeur ou son délégué ; c'est ainsi que les grands malades peuvent être exceptionnellement visités tous les jours.
En moyenne, il entre 2,000 personnes à Bicètre le dimanche, 1,500 le jeudi, 500 le lundi. Il est distribué par le vaguemestre 2,000 lettres, par le télégraphe 60 télégrammes par mois.
L'Hospice possède 2 pompes à incendie. Les chefs d'atelier et quelques serviteurs de bonne volonté sont pompiers. Ils sont placés sous la direction de l'inspecteur des travaux et soumis, tous les mois, à l'inspection d'un officier du corps des pompiers de Paris. Depuis longtemps heureusement, leur concours n'a pas été utile à Bicètre, mais ils se sont signalés mainte et mainte fois dans les incendies du voisinage en arrivant presque toujours les premiers sur le lieu du sinistre.
Que dire encore sur Bicètre?... Nous pensons n'avoir rien oublié, mais cependant nous prions le lecteur de nous pardonner si, involontairement, quelque fait nous avait échappé. Nous avons marché un peu à tâtons dans tout le cours de cette histoire. Sans guide, il nous était difficile de ne point aller à l'aventure. Nul avant nous n'avait essayé d'écarter les ombres qui enveloppaient l'Histoire de Bicètre. Arrivé au bout de notre tâche, c'est avec crainte et avec joie que nous laissons partir notre œuvre à l'imprimerie, avec crainte, parce qu'il est peutêtre des erreurs commises, des lacunes non comblées dans notre récit ; avec joie, parce que nous croyons, en écrivant ce livre, avoir fait preuve de juste reconnaissance envers l'Administration de l'Assistance publique à laquelle nous sommes fier d'appartenir.