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ses murs (1) ». Et c'était, hélas ! dans ce milieu de vice et de corruption, à côté des voleurs de grands chemins, des criminels les plus honteux et les plus endurcis que bien souvent, confondus avec les scélérats, des innocents, victimes de la haine de leur famille ou d'un haut personnage, vivaient enfermés dans d'étroits et lugubres cabanons.
A Bicêtre, comme dans les diverses prisons d'État, sous la royauté, des prisonniers enfermés par Ordre du Roi, gémissaient oubliés volontairement par un gouvernement qui, par la réclusion, se débarrassait des personnalités gênantes.
Cependant, ils devaient encore préférer cette solitude de mort, à la peine d'être renfermés dans la prison commune. — « Là, dit Mirabeau (2j, les excès les plus infâmes s'y commettent sur la personne même du prisonnier; on nous parla de certains vices pratiqués fréquemment, notoirement, et même en public dans la salle commune de la prison; vices que la décence des temps modernes ne nous permet pas de nommer. On nous dit que nombre de prisonniers étaient similitim > feminis 7norcs, struprali et construpratores ; qu'ils revenaient ea? /toc o6scœno sacrario cooperli slriipris suis alienisqiie, perdus à toute pudeur et prêts à commettre toutes sortes de crimes. » Antichambre du bagne, Bicêtre, quelques années plus tard, devenait et restait jusqu'en 1836, le marchepied de l'échafaud. Le passage de la chaîne, le cortège pour les exécutions capitales, suivaient les cours où les vieillards se reposaient sur les bancs. Pour entrer dans la prison, il fallait pénétrer dans l'hospice, sur la porte duquel les condamnés à mort franchissant cette enceinte pouvaient lire comme une douloureuse ironie cette inscription :