Souvenirs hislori [iips, elc , di'Jii cité
HISTOIRE DE Rir.ÈTRE
Cependant il est utile de faire remarquer qu'il n'y eût point à reprocher la moindre indifférence dans les soins et dans les veilles à donner aux malades et aux blessés. « Le lit du malade attaqué de typhus était aussi scrupuleusement visité que celui du soldat qui n'avait que des blessures. Point de confusion, point de désordre, au contraire un ordre parfait dans la gêne et l'encombrement. 11 était pourvu, dit un témoin oculaire, à tout ce qui pouvait avoir échappé à l'œil vigilant de M. Richard d'Aubigny et de M. Desportes, administrateurs de la maison. Les vieillards compatissants cédaient avec émotion leur dortoir et leur couchette, qu'ils occupaient depuis longtemps, et faisaient des vœux pour que les Français prisonniers de guerre, et que la désastreuse campagne de Moscou n'avait point moissonnés, pussent aussi trouver, sous la hutte du Calmouck, cette main qui panse les plaies et un regard qui sèche les larmes. »
En 1870, dans des circonstances analogues, les administrés furent transférés, les uns en province, dans les asiles départementaux, les autres dans leur famille, où on leur servit, pendant ia durée du siège de Paris, une pension de 1 fr. 50 par jour. L'établissement fut remis à l'autorité militaire, qui le transforma en ambulance. Huit mille cent soixante-seize varioleux y furent traités. Le chiffre des morts s'éleva à mille trois cent quatorze. La rentrée des pensionnaires eut lieu en juin 1871 (l^-au 30).
L'hospice de Bicètre comprend aujourd'hui quatre divisions subdi" visées elles-mêmes en sections. L'Asile des aliénés, dont les services généraux sont communs à l'hospice, forme la cinquième division.
A la date du l" janvier 1889, voici, par services et par salles, quelle était la population indigente de l'établissement (1).
1^' Division
1"''^ section
(cour des champs)
Salles Valeiilin llaliy (avt » Montyou v^iilides).
» d'AlembeiL (valide:
» Voltaire (valides).