‹ Histoire de Bicêtre (hospice-prison-asile) d'après des documents historiqueChapitre 82 sur 137 · Règlement de 1781. Chapitre 1I% article dixième · texte numérisé non relu

Règlement de 1781. Chapitre 1I% article dixième

L article 1 1 est ainsi conçu : Les vivres leur seront distriljués journellement, savoir : le pain entre cinq et six heures du matin; la soupe à sept heures et leur portion, à une heure après-midi, et on leur donne de l'eau à discrétion, à quelques heures qu'ils en demandent. (Archives de Bicêtre.)

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tique tombait. Alors, ses camarades le poussaient du pied. Sans lui apporter aucun soin, ils continuaient leur marche, se moquaient de ses contorsions et de ses grimaces, ne songeant pas que, dans un instant peut-être, ils tomberaient à leur tour.

A cette époque, l'eau du puits ne suffisait pas à la consommation journalière de Bicêtre. Plusieurs fois par jour, on allait remplir un tonneau d'une capacité de mille litres, à la Seine en amont de Paris, à l'endroit ou a été construit le pont d'Austerlitz. En 1837, ce système d'approvisionnement fort coûteux et peu pratique fut abandonné par l'administration. Elle conclut alors un marché avec une compagnie qui se chargea de livrer l'eau de Seine, provenant des pompes situées à Auteuil à raison de 175 mille litres, par jour, pendant l'été et 120 raille l'hiver. La compagnie s'engageait à payer l'extraction de l'eau quand elle ne pourrait pas en fournir. Tous les frais d'entretien du puits étaient à sa charge.

En 1856, la compagnie résilia son marché et l'administration fut réduite à ne plus avoir que le puits pour alimenter Bicêtre. On rétablit alors le service par les chevaux. Attelés, quatre par quatre, ils travaillaient, jour et nuit, par relais de quatre heureis. Bientôt l'on s'aperçut que la poussière, la fatigue. Fexiguïté du local influaient sur la santé de ces animaux. Dans l'espace restreint où ils tournaient, l'air était raréfié, chargé de miasmes; la plupart devenaient poitrinaires. C'est alors qu'une machine à vapeur provisoire faisant fonctionner l'ancien matériel fut installée. Ce provisoire dura dix-huit mois.

On se demande par quel miraculeux hasard il n'arriva pas d'accident pendant ce temps. Le matériel n'était nullement agencé pour la vapeur et la machine encore moins appropriée à sa destination. Afin de monter et de descendre les seaux, on était obligé, chaque fois que l'un d'eux était plein et arrivé en haut du puits, d'arrêter la machine et de faire tourner, en sens inverse, la courroie qui donnait le mouvement au manège. Deux hommes, assis sur la balustrade de la croisée du bâtiment du Grand Puits, soutenaient cette courroie au moyen d'une perche, l'empêchant ainsi de dévier de sa route. La moindre inattention ou le plus petit moment d'étourderie eût suffi pour amener les accidents les plus graves.

Enfin, en 1858, une machine fixe, de la force de 15 chevaux, faisant

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mouvoir trois corps de pompes, vient remplacer le matériel défectueux des années précédentes. Elle marche en moyenne de 12 à 14 heures par jour et monte 217 mille litres d'eau. Elle peut tarir la nappe liquide en une heure et demie.

L'eau ainsi extraite par la machine se rend dans un réservoir château-d'eau qui la rejette en cascades pour l'aériâer et, de là, elle est amenée par des tuyaux dans le grand réservoir de la maison.

Ce réservoir est divisé en deux parties. La première est destinée à l'eau de Seine, la seconde à l'eau du puits. Ce sont deux immenses bassins jumeaux dont le trop-plein de l'un se déverse dans l'autre, et couverts par de magnifiques voûtes en pierre. « S'ils ne rappellent pas Bin-bir Direck, la citerne aux mille et une colonnes, ils n'en sont pas moins (1) d'une construction très habile et disposés de manière à conserver dans toutes les conditions de salubrité possible les milliers de litres d'eau qu'ils renferment. »

La longueur du bassin d'eau de Seine est de 20 m, 51, sa largeur de 5 m. 16, sa profondeur de 2 m. 60, sa capacité de 275 mille 162 litres. La longueur du bassin d'eau de puits est de 20 m. 50, sa largeur de 14 m. 35 sa profondeur de 2 m. 58, sa capacité de 759 mille 341 litres. Au total 1.034.503 litres d'eau.

La consommation de Bicètre est de 525 mille litres en hiver et de 800 mille litres en été.

Outre le Grand Puits, jusqu'en 1836, deux autres fonctionnèrent : l'un situé dans l'asile de Bicètre, faisant face au bâtiment de la prison (2) ; l'autre, à l'entrée de la cour dite des Marchands. L'eau était extraite du premier au moyen d'une roue verticale semblable à celles qu'emploient les carriers pour extraire la pierre. Les hommes montaient sur des chevilles placées en dehors de la roue et la mettaient ainsi en mouvement. L'eau était extraite du second au moyen d'une roue également, mais au lieu de monter sur des chevilles, les hommes qui la faisaient mouvoir se plaçaient dans l'intérieur même.

Dans la cour de Saint-Prix existait encore un bassin d'une eau plus

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