‹ Histoire de Bicêtre (hospice-prison-asile) d'après des documents historiqueChapitre 88 sur 137 · A Manual for Hospitals Nurses; London, I97S · texte numérisé non relu

A Manual for Hospitals Nurses; London, I97S

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nés. Tous ces cours, sauf le dernier réservé aux infirmières, sont communs aux infirmiers et aux infirmières. Cliaque année le programme de l'enseignement est reproduit en tète du Palmarès.

b) Les Exercices pratiques ont lieu tous les jours à l'Infirmerie générale pour Bicètre et laSalpètrière; dans une salle de médecine, une salle de chirurgie et dans le service d'accouchements pour la Pitié, sous la direction des surveillantes. Les élèves apprennent les noms et les usages des instruments qui composent l'arsenal médico-chirurgical; — des pièces de linge et des objets contenus dans l'appareil; — des médicaments d'un usage fréquent qui doivent se trouver dans toutes les salles; enfin ils apprennent ;i faire des bandages sur le mannequin, à faire les cahiers, les feuilles du mouvement de la population, à exécuter les pansements de chaque jour, etc. A Bicètre, ces exercices sont d'habitude complétés par quelques autres faits dans notre service, par l'une de nos sous-surveillantes, sous notre direction ou cellede nos internes : telles sont, entre autres, la vaccination, l'épilation, l'administration des douches, etc.

c) Le Changement de service ou le roulement consiste en ce que les élève* doivent passer successivement, à tour de rôle, dans tous les services de l'hospice ou de l'hôpital : lingerie, cuisine, vestiaire, dortoirs des vieillards valides, dortoirs des grands infirmes, quartier des aliénés, section des enfants, infirmerie générale, médecine et chirurgie. Ce roulement de service en service a pour hut de mettre les élèves en mesure de remplir n'importe quel poste dans les hôpitaux ; de leur donner plus de sang-froid, d'autorité et d'expérience, en les plaçant en contact avec des chefs différents, qu'il s'agisse des médecins, des chirurgiens, des surveillants ou des surveillantes

Pour compléter l'exposé du programme de l'enseignement des écoles d'infirmières, nous devons ajouter que les élèves font de fréquentes compositions sur les différentes branches de l'enseignement primaire et de l'enseignement professionnel, et que leurs professeurs leur font subir, avec nous, des examens pratiques.

Dans les trois écoles, grâce au dévouement des professeurs, des maîtres et des maîtresses, nous avons obtenu des résultats très remarquables qui méritent d'être signalés.

D'abord, au point de vue de l'instruction primaire ordinaire, à Bicètre et à la Salpôlrière, un grand nombre d'infirmiers et d'infirmières sans aucune instruction, assez souvent même ne sachant pas parler le français, ont acquis une instruction primaire passable: on compte, ici, une quarantaine d'élèves de cette catégorie, et leur nombre est plus grand à la Salpètrière. Un nombre considérable d'infirmiers et d'infirmières, possédant déjà une certaine instruction, ont pu la perfectionner et sont arrivés à posséder une instruction primaire tout à fait satisfaisante.

Les résultats obtenus au point de vue professionnel s'accusent chaque année davantage. Pour les constater et leur donner une consécration nous avons demandé à l'administration d'instituer des diplùmi's ou, si l'on veut, des certificats d'aptitude.

D'accord avec les professeurs des trois écoles, afin d'échapper à toute critique, nous avons posé des conditions difficiles et rigoureuses à l'obtention des

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diplômes. 11 faut avoir, en elfet, pour l'ensemble des compositions un minimum de 115 points ainsi répartis :

Administration

Anatomie

Physiologie

Pansements

Hygiène

Soins à donner aux femmes en couches et aux nouveaunés

Petite pharmacie

Examen pratique

'aximum.

Minimum.

Malgré ces conditions sévères, bien que les laïcisations nous aient souvent enlevé nos meilleures élèves, au milieu de l'année scolaire, le nombre des diplômes est alléencroissant chaque année et atteintaujourd'hui un chiffre assez élevé. Voici, en ce qui concerne Bicêtre, la progression des diplômes.

Infirmiers. hifirmicres.

Le budget de l'École d'intinoiers et d'infirmières de Bicêtre pour l'année 1888-1889 est de 5400 fr.

Les cours ont été professés par AL le docteur Bonnaire {(uiatomieelphysiologie),lsch.'Wa.\l{panseinenls), Sellier (hygiène), docteurCornet (petite pharmacie), F'ûliet (soins aux femmes en couches), et Ventujol [administralion). Les cours pratiques ont été faits par la surveillante de l'infirmerie, Mme Siegel; les cours primaires par MM. les instituteurs Boutillier et Boyer.

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