‹ Histoire de Bicêtre (hospice-prison-asile) d'après des documents historiqueChapitre 90 sur 137 · I. Kàtimeut de l'inlirmerie de la o» divis., 2^^ sect · texte numérisé non relu

I. Kàtimeut de l'inlirmerie de la o» divis., 2^^ sect

HISTOIRE DE lilCETRE

chaque rang de loges furent élargies. On supprima celles dont l'habitation était trop malsaine, notamment les loges, dites de la Chapelle, adossées au terrain du bâtiment des imbéciles.

Pinel avait délié les chaînes des aliénés en 1793 ; vingt-neuf ans après seulement, en 1822, le Conseil général des hospices fit disparaître les sombres réduits où ces infortunés étaient plongés. Faute de fonds et d'autorisation, l'Administration dut laisser subsister ces vestiges d'un régime odieux, se contentant seulement, dans ses rapports, d'en signaler le mauvais état et l'urgence de les détruire pour les remplacer immédiatement par d'autres plus salubres et mieux appropriés aux besoins des fous. Des dortoirs, des jardins et d"es grilles de séparation remplacèrent enfin, en 1822, ces bouges infects. De l'espace devenu libre on forma des promenoirs que l'on couvrit de plantations en quinconce ou que l'on érigea en parterre (1). Deux ordonnances du Roi approuvèrent ces travaux et permirent de continuer les constructions commencées de deux rangs de cellules surmontées de dortoirs et terminées à chaque rang par un pavillon (2).

1. Rapport fait au Conseil gi^néral des hôpitaux et hospices civils de Paris, dans la séance du 13 novembre 182Q, sur le service des aliénés traités dans les étaljlisscments de l'administration, du 1°'' janvier 1801 au 1°' janvier 1822, par M. Desportes, membre du Conseil.

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